English
 
Formation de Voirdye
Étiquette stratigraphique : [narc]vrd
Symbole cartographique : nAvdr

Première publication 14 juin 2019
Dernière modification :

 

 

Subdivision(s) informelle(s)
La numérotation ne reflète pas nécessairement la position stratigraphique.
 
nAvrd5 Roche métasomatique à grenat-cordiérite ± sillimanite ± anthophyllite
nAvrd5a Paragneiss à biotite-grenat ± sillimanite ± cordiérite et niveaux centimétriques à décimétriques de grenatite
nAvrd4 Formation de fer avec alternance de lits centimétriques aux faciès oxydé et silicaté et formation de fer au faciès oxydé, localement silicaté
nAvrd3 Quartzite
nAvrd2 Paragneiss à biotite ± grenat dérivé de wacke ± arénite
nAvrd2c Métatexite dérivée de paragneiss et paragneiss migmatitisé
nAvrd2b Paragneiss arkosique et subarkosique
nAvrd2a Paragneiss nodulaire à biotite grenat ± cordiérite ± sillimanite dérivé de wacke ± arénite
nAvrd1 Conglomérat
 
Auteur :
Bandyayera et Caron-Côté, 2019
Âge :
Néoarchéen
Stratotype :
Aucun
Région type :
Secteur du lac Voirdye (feuillets SNRC 32O11 et 32O12)
Province géologique :
Province du Supérieur
Subdivision géologique :
Sous-province de Nemiscau
Lithologie :Roches métasédimentaires
Type :
Lithostratigraphique
Rang :
Formation
Statut :Formel
Usage :Actif

 

Unité(s) apparentée(s)

Aucune

 

 

 

Historique

Le nom « Formation de Voirdye » a été introduit par Bandyayera et Caron-Côté (2019) suite aux travaux de terrain du Ministère à l’été 2018. Les premières descriptions des lithologies appartenant à la Formation de Voirdye proviennent des travaux de Valiquette (1975). Au début des années 2000, lors des travaux de compilation dans le Système d’information géominière (SIGÉOM), ces roches sédimentaires ont été assignées au « Groupe de Rupert ». Ce groupe a été introduit pour décrire l’ensemble des roches métasédimentaires de la Sous-province de Nemiscau. Bandyayera et Daoudene (2018) ont formalisé cette unité et l’ont renommée « Complexe de Rupert ». Bandyayera et Caron-Côté (2019) ont réassigné les roches du Complexe de Rupert se trouvant entre le lac Nemiscau jusqu’aux environs du lac du Glas à la Formation de Voirdye. Cette réassignation a été effectuée puisque les roches du Voirdye montrent des structures primaires sédimentaires toujours observables et ont un caractère beaucoup moins migmatitisé que celles du Complexe de Rupert.

Description

La Formation de Voirdye est une unité métasédimentaire principalement constituée de paragneiss dérivé de wacke et d’arénite (nAvrd2). Elle contient aussi en moindres proportions et, en ordre d’importance, des quartzites (nAvrd3), des formations de fer (nAvrd4), des roches métasomatiques (nAvrd5) et des conglomérats (nAvrd1). Elle représente l’unité principale de la partie orientale de la Sous-province de Nemiscau se trouvant à l’est de la région du lac Champion. Aucune stratigraphie formelle n’a encore été établie, mais dans la région type (dans les environs du lac Voirdye) le conglomérat (nAvrd1) semble être surmonté de roches métasomatiques (nAvrd5), de quartzite (nAvrd3) et finalement de paragneiss dérivé de wacke et d’arénite (nAvrd2).

Formation de Voirdye 1 (nAvrd1) : Conglomérat

Les conglomérats sont observés très localement. Ils se retrouvent généralement près de zones de déformation. Ils sont polygéniques et contiennent des clastes de composition mafique et felsique. Les clastes sont majoritairement supportés par la matrice et localement jointifs. Ils sont généralement subarrondis, étirés et de dimension centimétrique à décimétrique. La matrice varie de composition quartzofeldspathique à micacé selon les affleurements et le degré de déformation. La matrice observée sur les affleurements très déformés est généralement composée de biotite.

Formation de Voirdye 2 (nAvrd2) : Paragneiss à biotite ± grenat dérivé de wacke ± arénite

L’unité nAvrd2 se compose de paragneiss à biotite ± grenat dérivé généralement de wacke et plus localement d’arénite. Le paragneiss dérivé de wacke est gris moyen en cassure fraiche et gris brunâtre moyen à moyen clair en surface altérée. Il est généralement homogène et folié. La granulométrie est majoritairement fine et localement moyenne. On observe à plusieurs endroits un litage sédimentaire d’épaisseur centimétrique à décimétrique, localement métrique, et une structure laminée d’épaisseur millimétrique. On observe localement un granoclassement normal associé à une augmentation du contenu en biotite de la base vers le sommet. Ce paragneiss contient de 20 à 35 % de biotite de 0,5 à 5 mm et des traces à 5 % de grenat de 1 à 3 mm.

Des niveaux décimétriques à métriques de paragneiss dérivé d’arénite sont interlités avec les wackes. Ils se distinguent des wackes par leur couleur plus claire et leur contenu plus faible en biotite et grenat. Ils sont gris moyen à moyen clair en cassure fraiche et gris brunâtre moyen clair en patine. Ils contiennent 5 à 15 % de biotite de 0,5 à 1 mm et localement des traces de grenat.

 

Formation de Voirdye 2a (nAvrd2a) : Paragneiss à biotite-grenat et à porphyroblastes de cordiérite ± sillimanite dérivé de wacke ± arénite

La sous-unité nAvrd2a se distingue par la présence de porphyroblastes d’aluminosilicate. Elle se compose de paragneiss à biotite + grenat et à porphyroblastes de cordiérite ± sillimanite dérivé généralement de wacke et, plus localement, d’arénite.

En affleurement, on observe à plusieurs endroits un litage primaire d’épaisseur décimétrique à métrique montrant des variations minéralogiques. On y retrouve des lits de wackes à porphyroblastes de cordiérite et/ou de sillimanite, interlités avec des lits d’arénites moins riches en minéraux accessoires. Des structures sédimentaires sont localement observables, telles que des laminations obliques et du litage entrecroisé.

Le paragneiss dérivé de wacke a une granulométrie fine et localement moyenne. Il possède une structure foliée, localement laminée et est généralement homogène. Il présente une patine gris brunâtre moyen à moyen foncé et une cassure fraiche gris moyen. Il contient 25 à 35 % de biotite de 0,5 à 2 mm. Les porphyroblastes d’aluminosilicate sont représentés par de la sillimanite et de la cordiérite, dont le diamètre varie de 2 à 20 mm et occupent 25 à 40 % de la roche. Ces porphyroblastes se retrouvent à plusieurs endroits en relief positif sur la surface altérée de l’affleurement et marquent la linéation d’étirement de la roche. Le wacke contient aussi à plusieurs endroits 1 à 5 % de grenat de 1 à 3 mm. À quelques endroits, on observe un granoclassement normal, où le contenu en biotite et en aluminosilicates augmente de la base au sommet.

Le paragneiss dérivé d’arénite a, comme le wacke, une granulométrie fine, une structure foliée et est généralement homogène. Il se distingue du wacke par une plus faible abondance de minéraux accessoires. Il est gris brunâtre moyen clair à clair en patine et gris moyen en cassure fraiche. Il contient généralement 5 à 15 % de biotite à grain de 0,5 à 2 mm. On y observe aussi à plusieurs endroits 1 à 2 % de grenat de 1 à 3 mm.

Formation de Voirdye 2b (nAvrd2b) : Paragneiss arkosique et subarkosique

Cette sous-unité se distingue par son contenu plus important en feldspaths plagioclase et potassique. Elle est constituée de paragneiss dérivé d’arkose et de subarkose. La roche est gris blanchâtre moyen clair en cassure fraiche et gris brunâtre moyen ou gris beige moyen clair en surface altérée. Elle présente une structure foliée et est généralement homogène. Sa granulométrie varie de fine à moyenne. Elle contient 1 à 15 % de biotite de 0,5 à 2 mm et des traces à 1 % de grenat de 1 mm.

Formation de Voirdye 2c (nAvrd2c) : Métatexite dérivée de paragneiss et paragneiss migmatisé

La sous-unité nAvrd2c se compose de métatexite dérivée de paragneiss et de paragneiss migmatitisé. Elle se distingue de l’unité nAvrd2 par la présence de mobilisat provenant de la fusion partielle de la roche hôte. Ces métatexites contiennent 10 à 40 % de mobilisat granitique et 60 à 90 % de restite dérivée de paragneiss. La restite est généralement à grain fin à moyen et foliée. Elle est gris moyen en cassure fraiche et gris brunâtre moyen clair en patine. Son contenu en biotite varie de 20 à 30 %, avec une granulométrie de 1 à 5 mm. Quelques restites contiennent du grenat et des porphyroblastes de cordiérite et sillimanite.

Le mobilisat est gris blanchâtre moyen clair en cassure fraiche et beige blanchâtre clair en surface altérée. Il est généralement hétérogène et hétérogranulaire avec une granulométrie variant de moyenne à grossière. Le mobilisat est majoritairement injecté subparallèlement à la foliation principale, donnant lieu à une structure stromatique. On retrouve plus localement de petites injections d’épaisseur millimétrique à centimétrique, perpendiculaires à la foliation et formant des plis ptygmatiques. Le minéral accessoire principal est la biotite (1 à 10 %) en grain de 2 à 5 mm qui se trouve sous forme de schlierens ou en lisérés d’épaisseur millimétrique entre le mobilisat et la restite. Le grenat n’a été observé que très localement. On retrouve aussi dans cette unité des niveaux de paragneiss migmatitisé. Ceux-ci se distinguent principalement des métatexites par une plus faible présence de mobilisat (5 à 10 %).

Formation de Voirdye 3 (nAvrd3) : Quartzite

Des niveaux de quartzite d’épaisseur décamétrique à hectométrique et d’une longueur de 1 à 5 km ont été cartographiés durant les travaux de Bandyayera et Caron-Côté (2019). Le quartzite expose une couleur gris beige clair en cassure fraiche et gris blanchâtre en surface altérée. Il est de granulométrie moyenne avec une structure laminée et foliée. Il montre généralement un aspect saccharoïdal. Le grenat (1 à 10 %) est le minéral accessoire le plus commun, suivi de la muscovite ou de la biotite (1 à 5 %).

Formation de Voirdye 4 (nAvrd4) : Formation de fer avec alternance de lits centimétriques aux faciès oxydé et silicaté et formation de fer au faciès oxydé, localement silicaté

Quelques niveaux de formation de fer ont été répertoriés durant les travaux de Bandyayera et Caron-Côté (2019). En affleurement, ces niveaux sont d’épaisseur décimétrique à métrique. Leur extension latérale n’est pas bien définie. Ces formations de fer montrent une minéralogie correspondant à un faciès oxydo-silicaté. Plus localement, on retrouve des niveaux aux faciès typiquement oxydé et très localement silicaté et sulfuré.

Les formations de fer au faciès oxydo-silicaté sont composés d’une alternance de lits silicatés à grenat et biotite rougeâtres et de lits oxydés à quartz et magnétite gris bleuté. Alors que certains niveaux décimétriques sont homogènes, à grain fin à moyen et présentent un rubanement compositionnel d’épaisseur centimétrique, d’autres sont décimétriques, hétérogènes, hétérogranulaires, à grain fin à grain grossier et porphyroblastiques. Ces niveaux présentant des structures différentes montrent tout de même des assemblages minéralogiques similaires. Le grenat constitue 10 à 40 % de la roche, communément sous forme de porphyroblastes millimétriques à centimétriques. La magnétite (5 à 15 %) est à grain fin, alors que le quartz (20 à 40 %) et la biotite (10 à 20 %) sont à grain moyen.

Les niveaux au faciès oxydé sont bleu grisâtre foncé en patine d’altération. Ils montrent une granulométrie fine à moyenne. De plus, ils présentent un rubanement millimétrique à centimétrique avec différentes proportions de quartz et de magnétite.

 

Les niveaux au faciès silicaté sont beige verdâtre pâle. Ils sont foliés, rubanés et à grain moyen. Ils montrent une matrice constituée d’un assemblage de hornblende-actinote-plagioclase. Ils contiennent 5 à 20 % de porphyroblastes de grunérite vert pâle crémeux, dont la longueur varie de 1 à 7 cm.

 

Formation de Voirdye 5 (nAvrd5) : Roche métasomatique à grenat-cordiérite ± sillimanite ± anthophyllite

Ces roches métasomatiques ont été cartographiées par Valiquette (1975), qui en a fait une description pétrographique exhaustive. Aucun des affleurements visités n’a permis d’observer des contacts entre les roches métasomatiques et leur encaissant. D’un point de vue cartographique, elles sont en contact avec les gneiss du Complexe de Théodat (Athe1a) et les amphibolites du Groupe du Lac des Montagnes (nAmo1) au SE. À leur limite NW, elles sont en contact avec les amphibolites (nAmo1) et le quartzite de la Formation de Voirdye (nAvrd3). La paragenèse particulière de cette unité est probablement le produit d’une altération hydrothermale suivie d’un métamorphisme régional. Valiquette (1975) argumente que leur protolithe pourrait être une roche métasédimentaire étant donné que la zone affleurante la plus importante, située près du lac Lemare, se trouve dans un milieu dominé par un paragneiss à biotite. Aussi, des lentilles riches en quartz, cordiérite et sillimanite sont localement observées au sein des affleurements de roche à cordiérite et anthophyllite. Cependant, Bernier (1992) a réalisé une étude lithogéochimique sur ces roches métasomatiques et a tenté d’identifier leur protolithe à l’aide d’éléments immobiles. Selon ses travaux, les roches à cordiérite-anthophyllite seraient dérivées du métamorphisme de basaltes chloritisés et de roches ultramafiques serpentinisées ayant subi une altération hydrothermale.

Les affleurements apparaissent généralement en relief positif. Ils sont localement rouillés sur plusieurs mètres de longueur. La surface de l’affleurement est généralement vert grisâtre et rouge, où l’anthophyllite et le grenat prédominent, beige crème où la cordiérite prédomine, et rouille où des minéralisations en pyrite et pyrrhotite sont présentes. Les affleurement montrent généralement un rubanement pouvant correspondre au litage sédimentaire primaire. La roche est généralement hétérogène et hétérogranulaire. La granulométrie varie de fine à grossière.

Les minéraux principalement observés en ordre d’importance sont l’anthophyllite, la cordiérite, le grenat, la sillimanite, le quartz, la magnétite et localement la chlorite. L’association anthophyllite-cordiérite est la plus commune. On retrouve aussi des assemblages dominés par l’anthophyllite et le grenat. L’anthophyllite se retrouve majoritairement sous forme de baguettes centimétriques, localement décimétriques, aciculaires et radiales, formant des amas en rosettes. La cordiérite apparaît sous forme de porphyroblastes millimétriques à centimétriques en relief positif. Le grenat est présent sous forme disséminée ou de lits de grenatite. La taille des cristaux varie de 0,1 à 3 cm.

Formation de Voirdye 5a (nAvrd5a) : Paragneiss à biotite-grenat et à porphyroblastes de cordiérite ± sillimanite et niveaux centimétriques à décimétriques de grenatite

Cette sous-unité montre les mêmes caractéristiques pétrographiques que la unité nAvrd2a, mais contient de petits niveaux d’épaisseur centimétrique à décimétrique de grenatite. La roche encaissante consiste en paragneiss à biotite-grenat et à porphyroblastes de cordiérite ± sillimanite. On y observe un litage sédimentaire, où les niveaux brunâtres et riches en biotite et en porphyroblastes d’aluminosilicate correspondent probablement à un protolithe pélitique, alors que les niveaux clairs contenant moins de minéraux accessoires correspondent probablement à un protolithe plus arénitique. Les niveaux de grenatite se sont principalement mis en place à l’intérieur des niveaux arénitiques. Ces grenatites sont de granulométrie généralement fine à moyenne, localement grossière. La roche est foliée, homogène et par endroits hétérogène. Elles contiennent de 40 à 80 % de grenat. Les autres minéraux présents sont le quartz, la biotite et la chlorite. En lame mince, on observe également de la grunérite et de la hornblende verte. Les grenats sont porphyroblastiques et pœcilitiques. Ils contiennent de 20 à 40 % d’inclusions de quartz. En termes de composition géochimique, ces roches contiennent en moyenne 55 % de SiO2, 10 % d’Al2O3 et 25 % de Fe2O3T (éch. 2018074414 et 2018074415). 

La genèse de ces niveaux de grenatite reste indéterminée pour l’instant. Ces niveaux pourraient être de nature métasomatique, se trouvant principalement au sein des niveaux arénitiques, du fait de leur plus grande porosité permettant aux fluides hydrothermaux d’y circuler. Cependant, leur teneur élevée en fer peut aussi indiquer qu’il s’agisse de petits niveaux de formation de fer au faciès silicaté.

Épaisseur et distribution

La Formation de Voirdye se trouve approximativement entre les lacs Nemiscau et du Glas. Elle s’étend sur environ 115 km selon un axe NE-SW et sa largeur varie de 2 à 8 km. Elle se retrouve donc à couvrir, du SW au NE, les feuillets 32N07, 32N08, 32N09, 32O12, 32O11 et 32O14. La distribution des unités informelles est présentée ci-dessous selon leur ordre d’importance.
 
L’unité la plus importante est le paragneiss à biotite ± grenat (nAvrd2), qui prédomine dans la partie SW de la formation. Cette unité est localisée dans les régions des lacs Nemiscau (feuillet 32N07), de la Sicotière (feuillet 32N08), Champion (feuillet 32N09) et des Montagnes (feuillet 32012).
 
La seconde unité en termes d’importance est le le paragneiss à biotite ± grenat et à porphyroblastes de cordiérite ± sillimanite (nAvrd2a). Elle prédomine dans la partie NE de la formation, dans les régions des lacs Goulde (feuillet 32O11), des Montagnes (feuillet 32O12) et du Glas (feuillet 32O14).
 
Les paragneiss arkosiques et subarkosiques (nAvrd2b) se forment deux corps de 10 à 20 km de longueur et 2 à 4 km de largeur. Ceux-ci se trouvent dans les régions du lac des Montagnes (feuillet 32O12) et du Glas (feuillet 32O14), soit dans la partie SE de la ceinture en contact avec la Sous-province d’Opatica.
 
Les métatexites (nAvrd2c) sont généralement plus présentes dans les extrémités SW et NE de la formation, alors qu’elles sont presque absentes de la partie centrale. Dans l’extrémité NE de la formation, ces roches se trouvent dans la région du lac du Glas (feuillet 32O14). Dans l’extrémité SW, elles se trouvent dans les feuillets 32N07, 32N08 et 32N09.
 
Les paragneiss contenant des niveaux centimétriques à décimétriques de grenatite (nAvrd5a) se trouvent entre les lacs Bourrier et du Glas, dans le feuillet 32O14. Ils s’étendent sur 11 km de longueur et approximativement 1 km de largeur.
 
Les quartzites (nAvrd3) ont principalement été observés dans les environs des lacs Voirdye, Senay, de la Chlorite et de la Sillimanite. Ils se présentent sous forme de niveaux d’épaisseur décamétrique à hectométrique dont la longueur varie de 1 à 5 km.
 
Les roches métasomatiques (nAvrd5) se trouvent principalement à cheval sur les feuillets 32O11 et 32O12. Elles sont situées au sud du lac Senay et entre les lacs Lemare et Voirdye, à environ 500 m à l’ESE de ce dernier. Elles forment une lentille allongée dans l’axe NE-SW sur environ 7 km de longueur et 50 à 250 m de largeur. Une autre petite lentille de moindre dimension est localisée à 5 km à l’est du lac Spodumène.
 
Les formations de fer (nAvrd4) ont été répertoriées principalement de la région du lac du Glas (feuillet 32O14). Ces niveaux se trouvent à proximité des lacs Senay et de l’Andalousite, ainsi qu’à quelques kilomètres à l’est du lac du Glas. En affleurement, ces niveaux sont d’épaisseur décimétrique à métrique. Leur extension latérale est encore mal connue.
 
Les conglomérats sont observés très localement. Ils se retrouvent généralement près de zones de déformation. La lentille la plus importante est localisée à l’est du lac Noir, dans le feuillet 32O11.

Datation

Aucune.

Relation(s) stratigraphique(s)

La Formation de Voirdye repose stratigraphiquement sur les roches volcaniques du Groupe du Lac des Montagnes, et localement interdigitée avec celles-ci. La Formation de Voirdye se retrouve aussi en contact structural avec les roches plutoniques et gneissiques des complexes de Théodat, au SE, et de Champion, au NW. D’autres roches gneissiques (Complexe de la Hutte) forment des masses de 20 à 40 km2 de superficie au sein de la Formation de Voirdye. Ces masses gneissiques sont interprétées comme étant des dômes du socle. Bien qu’aucun affleurement démontrant la nature du contact n’ait été observé entre les roches sédimentaires et gneissiques, il est possible que le contact soit de nature structurale. Enfin, la Formation de Voirdye est injectée de roches ultramafiques (Suite mafique-ultramafique de Caumont) et felsiques (suites de Mézières et de Kaupanaukau).

Paléontologie

Ne s’applique pas.

Références

Publications accessibles dans Sigéom Examine

BANDYAYERA, D., CARON-CÔTÉ, E. 2019. Géologie de la région du lac des Montagnes, sous-provinces de La Grande, de Nemiscau et d’Opatica, Eeyou Istchee Baie-James, Québec, Canada. MERN. BG 2019-03.

VALIQUETTE, G. 1975. REGION DE LA RIVIERE NEMISCAU. MRN. RG 158, 171 pages et 3 plans.

Autres publications

BERNIER, L., 1992.  LITHOGEOCHEMISTRY AND GEOTHERMOBAROMETRY OF MINERALIZED CORDIERITE-ORTHOAMPHIBOLE AND RELATED ROCKS AT ATIK LAKE, MANITOBA, NÉMISCAU AND MONTAUBAN, QUÉBEC. Thèse de doctorat, université McGill, Montréal.

 

 

 

 

14 juin 2019