Tuf de D’Alembert
Étiquette stratigraphique : [narc]td
Symbole cartographique : nAtd
 

Première publication :  
Dernière modification :

 

 

 

 

Subdivision(s) informelle(s)
La numérotation ne reflète pas nécessairement la position stratigraphique.
 
nAtd3 Rhyolite, localement schisteuse, et brèche dacitique
nAtd2 Andésite basaltique et basalte 
nAtd1 Roches volcanoclastiques intermédiaires à mafiques
 
Auteur(s) : Dimroth et Demarcke, 1978
Âge :
Néoarchéen 
Stratotype :
Aucun
Région type : Région du lac Duparquet, dans le secteur de la rivière D’Alembert (feuillet SQRC 32D06-200-0202)
Province géologique :
Subdivision géologique :
Sous-province de l’Abitibi
Lithologie : Roches volcanoclastiques intermédiaires à mafiques
Catégorie :
Lithostratigraphique
Rang : Membre
Statut : Formel
Usage : Actif

 

 

 

 

 

 

Historique

Les roches du Tuf de D’Alembert sont d’abord incluses dans les « volcanites de l’Abitibi » par Wilson (1918), une vaste unité comprenant de la rhyolite, de l’andésite et d’autres roches associées. Dans la région du lac Duparquet (coin NE du feuillet SNRC 32D06), elles sont par la suite incluses dans une unité de basalte, d’andésite, de dacite et de rhyolite variablement altérés et en partie transformés en schiste, avec des proportions mineures de tuf et de petits corps intrusifs (Buffam, 1926; Cooke et al., 1931; James et al., 1933; CGC, 1936). Dans les travaux de cartographie du Ministère à l’échelle 1/20 000 dans la région des lacs Duparquet et Dufresnoy (feuillet SQRC 32D06-200-0202), les roches maintenant assignées au Tuf de D’Alembert sont cartographiées plus en détail, principalement comme des roches pyroclastiques non différenciées avec, localement, de l’andésite, de la dacite et de la rhyolite (L’Espérance, 1952; Dugas et Gilbert, 1953, 1955; Graham, 1954; Dugas, 1956) (voir tableau ci-dessous). À plus grande échelle, elles sont cartographiées comme une bande de roches pyroclastiques s’étendant entre les lacs Duparquet et Dufresnoy (Dugas et al., 1956, 1961). Dimroth et al. (1973, 1974b) désignent ces roches sous le nom de « tuf de Reneault » et les décrivent comme des coulées de tuf à cendres dacitique ou andésitique au sein du Groupe de Blake River. Une petite coulée de rhyolite surmontant les coulées de tuf à cendres dans le secteur de la rivière D’Alembert, au SE du lac Duparquet, est appelée « rhyolite de la rivière Dalembert ». Les roches volcanoclastiques sont ensuite désignées sous le terme « bande de Reneault » par Tassé (1976) et Tassé et al. (1978). Dimroth et Demarcke (1978) sont les premiers à assigner le nom de « Dalembert » à cette séquence de roches volcanoclastiques intermédiaires à mafiques et à l’interpréter comme des dépôts d’écoulements pyroclastiques subaqueux. 

Dans la stratigraphie géochimique des roches du Groupe de Blake River de Gélinas et al. (1984), les roches correspondant au Tuf de D’Alembert sont cartographiées comme des roches volcanoclastiques de composition andésitique appartenant à l’« unité calco-alcaline de Reneault ». En 1995, elles sont assignées à la Formation de Reneault-Dufresnoy par Jean Goutier (Ross et al., 2011a). Dans la carte de compilation du Ministère de la région du lac Duparquet (feuillet 32D06-200-0202; Beausoleil et al., 2004), les différentes unités volcaniques et volcanoclastiques correspondant au Tuf de D’Alembert sont délimitées de façon plus précise, mais elles sont assignées à la Formation de Reneault-Dufresnoy (Arf; voir tableau ci-dessous). Les roches du Tuf de D’Alembert ont par ailleurs fait l’objet de diverses études volcanologiques, géochimiques et métallogéniques (Ross, 2010; Ross et al., 2007, 2008a-b, 2011a-b). Dans le cadre de la rédaction de cette fiche stratigraphique, le Tuf de D’Alembert est formalisé en tant que membre de la Formation de Reneault-Dufresnoy et subdivisé en trois unités informelles (voir tableau ci-dessous). Le nom fait référence à la rivière D’Alembert, laquelle se jette dans la baie éponyme située à l’extrémité orientale du lac Duparquet (feuillet 32D06-200-0202).

Unité actuelle

Ross et al., 2007, 2008a-b, 2011a-b; Ross, 2010

(feuillet 32D06-200-0202)

Beausoleil et al., 2004

(feuillet 32D06-200-0202)

Gélinas et al., 1984

(NE du feuillet 32D06)

 

Dimroth et Demarcke, 1978

(feuillet 32D06-200-0202)

Tassé et al. (1978)

(coin NE du feuillet 32D06)

Tassé, 1976

(coin NE du feuillet 32D06)

Dimroth et al., 1973, 1974b

(coin NW feuillet 32D06)

Dugas et al., 1956, 1961

Dugas, 1956

(feuillet 32D06-200-0202)

Graham, 1954

(feuillet 32D06-200-0202)

Dugas et Gilbert, 1953, 1955

(feuillet 32D06-200-0202)

L’Espérance, 1952

(feuillet 32D06-200-0202)

nAtd1 tuf de D’Alembert : roches volcanoclastiques intermédiaires à mafiques

Arf3 : tuf intermédiaire à lapillis, tuf intermédiaire à blocs et tuf intermédiaire à cendres

unité calco-alcaline de Reneault : roches volcanoclastiques de composition andésitique tuf de Dalembert : pyroclastites

bande de Reneault : pyroclastites

 

bande de Reneault : pyroclastites tuf de Reneault : coulée de tuf à cendres dacitique ou andésitique (G5) Roches pyroclastiques (V3) Roches pyroclastiques non différenciées (V8)   Roches pyroclastiques non différenciées (V8)


Tuf (V9)


Agglomérat (V10)

Tuf, agglomérat et agglomérat tufacé
nAtd2 tuf de D’Alembert : roches volcaniques mafiques à intermédiaires Arf1 : andésite basaltique et basalte             Andésite (V6) Andésite, proportion moindre d’andésite porphyrique (K20) Dacite (V4) Dacite et trachyte
nAtd3 tuf de D’Alembert : roches volcaniques felsiques Arf5 : rhyolite, parfois schisteuse et brèche dacitique         rhyolite de la rivière Dalembert (G6)       Rhyolite (V2) Rhyolite

Description

Le Tuf de D’Alembert est constitué principalement de roches volcanoclastiques intermédiaires à mafiques de composition andésitique à basaltique et d’affinité transitionnelle à calco-alcaline (nAtd1) (Ross et al., 2007). Il comprend également des lentilles d’andésite basaltique et de basalte (unité nAtd2) ainsi que de rhyolite (unité nAtd3) (Ross et al., 2007, 2008b, 2011a).

Le Tuf de D’Alembert contient au moins deux zones minéralisées (Baie D’Alembert, Duparquet-SE) de type sulfures massifs volcanogènes (SMV) (Ross, 2010; Ross et al., 2011a).

 

Tuf de D’Alembert 1 (nAtd1) : Roches volcanoclastiques intermédiaires à mafiques

Les roches volcanoclastiques intermédiaires à mafiques de l’unité nAtd1 forment la majeure partie du Tuf de D’Alembert (Ross et al., 2007). Ces roches forment des lits épais à fins, dont l’épaisseur et la granulométrie des fragments diminuent vers le sommet de la séquence et en direction ouest (Tassé, 1976; Dimroth et Demarcke, 1978; Tassé et al., 1978; Ross et al., 2007, 2008b, 2011a). Elles se composent essentiellement de tuf à lapillis, de tuf à blocs et de tuf à cendres de composition andésitique à basaltique. Deux faciès principaux sont distingués : un faciès proximal (Dimroth et Demarcke, 1978; Tassé et al., 1978; Ross et al., 2007, 2008b, 2011a) et un faciès distal (Ross et al., 2007, 2011a). Les roches du faciès proximal affleurent dans deux secteurs principaux localisés sur des collines au nord de la rivière D’Alembert et au SW du hameau de Reneault. Tassé et al. (1978) divisent les lits de roches volcanoclastiques du faciès proximal en deux types selon leur granulométrie, leur structure et leur épaisseur (Ross et al., 2007, 2011a). Les lits du premier type sont plus épais (2,75 m en moyenne), à grain plus grossier (tuf à blocs, tuf à lapillis grossiers), mal triés et ne présentent habituellement pas de stratification interne. La plupart de ces lits sont massifs et montrent seulement un granoclassement normal ou inversé, localement les deux. Les lits du second type sont plus minces (0,5 m en moyenne), à grain plus fin (tuf à lapillis, tuf à cendres) et comprennent pour la plupart des lits massifs surmontés de lits stratifiés. L’épaisseur des lits du faciès proximal peut atteindre jusqu’à 30 m (Tassé dans Dimroth et al., 1974a). Tassé et al. (1978) indiquent une épaisseur moyenne variant de 0,25 à 0,5 m dans le secteur au nord de la rivière D’Alembert et de 0,6 à 1,5 m dans le secteur au SW de Reneault. Globalement, les lits sont à grain relativement grossier avec plusieurs fragments >1 m (Tassé dans Dimroth et al., 1974a). Les fragments volcaniques (blocs, lapillis et cendres) sont de composition intermédiaire à mafique (andésite à andésite basaltique), subarrondis à subanguleux, aphyriques, peu à très vésiculaires et localement amygdaloïdes (Tassé, 1976; Dimroth et Demarcke, 1978; Tassé et al., 1978; Ross et al., 2007, 2008b, 2011a). Ils contiennent communément des cristaux et des phénocristaux de plagioclase ainsi que de rares fragments dacitiques. La matrice tufacée des deux types de lits est généralement riches en cristaux de plagioclase (Ross et al., 2007).

D’après Tassé et al. (1978), les roches voclanoclastiques du secteur au nord de la rivière D’Alembert présentent un meilleur tri, une taille moyenne des fragments plus petite, une stratification mieux définie et des structures primaires mieux organisées que celles du secteur au SW de Reneault (Ross et al., 2011a). Les roches volcanoclastiques du secteur situé au nord de la rivière D’Alembert ont fait l’objet d’une étude pétrographique détaillée par Dimroth et Demarcke (1978). Ces auteurs y signalent l’abondance d’« éclats de pierre ponce » (clastes scoriacés; 48 % en moyenne) ainsi que de cristaux et fragments de cristaux de plagioclase (26 % en moyenne), deux composantes interprétées comme juvéniles, c’est-à-dire directement issues du magma. La « pierre ponce » (c.-à-d. de la scorie, puisque les clastes ne sont pas felsiques) renferme 60 à 70 % de vésicules et phénocristaux et glomérophénocristaux de plagioclase trapus, en forme de lattes, mesurant de 1 à 7 mm. Divers fragments lithiques d’origine volcanique (24 % en moyenne), interprétés comme non juvéniles, c’est-à-dire dérivés de roches volcaniques préexistantes, constituent la fraction restante de la roche.

En comparaison, les roches volcanoclastiques du secteur au SW de Reneault ne contiennent pas de « pierre ponce » ou de cristaux de plagioclase libres (Ross et al., 2011a). Elles sont essentiellement monogéniques avec >95 % de clastes constitués de fragments d’andésite basaltique porphyrique à cristaux de plagioclase et contenant en moyenne 12 % de vésicules. Ces clastes contiennent des cristaux de plagioclase similaires à ceux de la « pierre ponce » du secteur au nord de la rivière D’Alembert et ont été interprétés comme la composante immature du secteur au SW de Reneault. Dimroth et Demarcke (1978) ont également observé que les dépôts ne sont pas soudés (c.-à-d. qu’ils ont été mis en place à froid grâce au passage des courants de densité aqueux) et que les particules clairement dérivées de laves coussinées sont absentes (Ross et al., 2011a). Une coupe stratigraphique est décrite de façon détaillée par Ross et al. (2011a) dans le secteur au SW de Reneault.

Les roches du faciès distal sont exposées sur les rives de la baie D’Alembert du lac Duparquet (extrémité WNW du Tuf de D’Alembert; Ross et al., 2007, 2008b, 2011a). Les affleurements de ce secteurs montrent des couches de tuf à cendres et de tuf à lapillis riches en cristaux de feldspath dont certains semblent zonés (Ross et al., 2007). Des blocs ≤30 cm de diamètre sont observés dans le tuf à lapillis. Les fragments (blocs et lapillis) sont aphyriques à porphyriques à phénocristaux de feldspath, de composition mafique à felsique (estimation visuelle) et de forme arrondie à anguleuse. Les lits à grain plus fin montrent des chenaux et de rares stratifications entrecroisées. Ces lits sont interprétés comme des dépôts de courants de turbidité, comme le suggère la présence de séquences de Bouma.

La séquence du Tuf de D’Alembert est interprété par Ross et al. (2007, 2011a) comme le produit d’une succession de dépôts de roches volcanoclastiques grossières par des courants de densité résultant d’éruptions explosives sous-marines. Il est également possible qu’il s’agisse de dépôts volcanoclastiques remaniés puisque la différence n’est pas évidente en milieu subaqueux (Goutier et al., 2007). Les lits à grain plus fin représentent l’équivalent distal des lits épais et grossiers, les courants de densité déposant leurs fractions les plus grossières relativement près de leurs sources (Ross et al., 2007, 2011a).

 

Tuf de D’Alembert 2 (nAtd2) : Andésite basaltique et basalte

L’unité nAtd2 est constituée d’andésite basaltique et de basalte coussiné intercalés dans les roches volcanoclastiques (nAtd1) (Ross et al., 2008b). Ces roches forment deux petites lentilles de 1,7 à 2,5 km de longueur dans la partie occidentale de l’unité nAtd1. De petits intervalles de laves coussinées existent également près de l’extrémité orientale de l’unité nAtd1 (Tassé et al., 1978; Ross et al., 2011a). La roche est blanchâtre à orangée à gris clair en surface altérée, grise en surface fraîche et aphanitique. Les coussins font jusqu’à 1,5 m de diamètre (axe long) avec des bordures vitreuses d’épaisseur ≤4 cm et montrent une polarité vers le nord. En lame mince, la roche contient ~1 % de phénocristaux (≤1 mm) de plagioclase entièrement remplacés par de l’épidote dans une mésostase constituée de ~30 % de microlites et de microphénocristaux de plagioclase épidotisés baignant dans une masse vitreuse. Cette dernière est désormais remplacée par de l’épidote, du leucoxène et des minéraux opaques. La roche est coupée par des veinules de quartz, d’épidote et de minéraux opaques. Les analyses géochimiques indiquent que l’andésite basaltique et le basalte sont d’affinité tholéiitique.

 

Tuf de D’Alembert 3 (nAtd3) : Rhyolite, localement schisteuse, et brèche dacitique

L’unité nAtd3 est essentiellement constituée de rhyolite et de brèche dacitique (Beausoleil et al., 2004; Ross et al., 2008b). Elle forme une lentille d’une longueur de 2,8 km et d’une largeur apparente de 400 m dans la partie occidentale de l’unité nAtd1 (Ross et al., 2008b). En affleurement, la roche est blanchâtre à rosée en surface altérée, grise à gris clair en surface fraiche, aphyrique, massive et bréchique. La rhyolite est décrite comme une brèche monogénique à fragments jointifs (clast-supported). Des structures en « casse-tête » sont localement observées, indiquant une bréchification in situ. Les fragments de rhyolite, d’une taille variant de 0,5 à ~30 cm, sont subarrondis, de granulométrie très fine, dépourvus de rubanement d’écoulement et contiennent des phénocristaux de quartz (<1 %) et de feldspath (3 à 5 %) atteignant une taille de 1 mm. La mésostase des fragments est principalement formée de matériel quartzo-feldspathique accompagné de proportions mineures d’épidote et de chlorite. Des minéraux opaques sont présents sous la forme de disséminations ou de veinules. La brèche rhyolitique est bien triée si l’on ne tient compte que des fragments dont le diamètre est >0,5 cm. La matrice de la brèche est constituée de fragments de rhyolite beaucoup plus petits (~0,05 à 0,5 mm) et de cristaux de feldspath désagrégés, dans un ciment de chlorite, d’épidote et de minéraux opaques. La brèche rhyolitique est interprétée comme un dôme extrusif ou une épaisse coulée de lave fragmentaire (Ross et al. 2008b, 2011b). Les analyses géochimiques indiquent que la rhyolite est d’affinité tholéiitique à transitionnelle (Ross et al. 2008b).

 

 

Épaisseur et distribution

Le Tuf de D’Alembert s’étend latéralement, selon une orientation WNW-ESE, du lac Duparquet (baie D’Alembert) jusqu’à l’est de l’autoroute 101 (rue Saguenay) sur une distance de 12,5 km (Ross et al., 2007, 2011a). Il repose au cœur d’un synclinal régional à double plongements dont les flancs sont très abrupts ou verticaux, tandis que le pendage des strates dans les charnières varie de 51˚ à 80˚ (Goutier et al., 2011). L’épaisseur stratigraphique exposée du Tuf de D’Alembert est de ~300 m (Dimroth et Demarcke 1978), mais le plissement forme une bande plus large. L’épaisseur stratigraphique totale atteint 545 à 820 m (Ross et al., 2011a). 

 

Datation

La datation U-Pb d’une lentille de rhyolite bréchique (nAtd3; affleurement 2007-PSR-009) a donné un âge de 2694,5 ±0,9 Ma, indiquant que le Tuf de D’Alembert appartient aux roches volcaniques les plus jeunes du Groupe de Blake River (Ross et al., 2011a-b).

Unité Numéro d’échantillon Système isotopique Minéral Âge de cristallisation (Ma) (+) (-) Référence(s)
nAtd3 07-PSR-009 U-Pb Zircon 2694,5 0,9 0,9 Ross et al., 2011b

Relations stratigraphiques

La séquence de roches volcanoclastiques intermédiaires à mafiques du Tuf de D’Alembert repose sur les roches volcaniques de la Formation de Reneault-Dufresnoy (Ross et al., 2008b; Goutier et al., 2011). Les lentilles de laves mafiques coussinées (nAtd2) et de rhyolite bréchique (nAtd3) interstratifiées avec les roches volcanoclastiques intermédiaires à mafiques (nAtd1) sont contemporaines de ces dernières (Ross et al., 2008b, 2011b). Dans sa partie SW, la lentille de rhyolite repose en concordance sur les laves mafiques coussinées, suggérant une pause dans l’activité volcanique explosive à l’origine du Tuf de D’Alembert, qui a été suivie d’un magmatisme effusif sur le fond marin avant la reprise de l’activité volcanique explosive (Ross et al., 2011b). Dans la partie SE, la lentille de rhyolite est en contact non faillé avec les roches volcanoclastiques (nAtd1) stratigraphiquement sous-jacentes.

Dans la partie occidentale du secteur de la rivière D’Alembert, le Tuf de D’Alembert est injecté par de nombreux dykes et filons-couches dioritiques à gabbroïques formant une structure elliptique interprétée par Goutier et Lacroix (1992) comme un pli en canoë (synclinal à double plongement) (Ross et al., 2007). Ces roches intrusives ont été décrites par Dimroth et al. (1973) comme un laccolithe composite (« plusieurs corps en forme de filon-couche séparés par des écrans » de roche volcanoclastique). En supposant que la rhyolite bréchique (nAtd3) représente le sommet de la séquence, la trace axiale du synclinal suivrait une structure en « Z » comme indiquée sur les cartes antérieures du coin SE du canton de Duparquet (voir L’Espérance, 1952) (Goutier et al., 2011). Cette géométrie ne concorde cependant pas avec le patron magnétique elliptique associé aux filons-couches de gabbro. 

Paléontologie

Ne s’applique pas.

Références

Publications accessibles dans SIGÉOM Examine

BEAUSOLEIL, C., GOUTIER, J., PATRY, S., 2004. Compilation géoscientifique – Géologie 1/20 000, 32D06-200-0202 – LAC DUPARQUET. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGEOM – feuillet 32D. CG SIGEOM32D, 56 plans.

DIMROTH, E., BOIVIN, P., GOULET, N., LAROUCHE, M., 1973. TECTONIC AND VOLCANOLOGICAL STUDIES IN THE ROUYN-NORANDA AREA, COUNTIES OF ROUYN-NORANDA, ABITIBI-WEST AND TEMISCAMINGUE. MRN; DP 138, 62 pages, 5 plans.

DIMROTH, E., COTÉ, R., PROVOST, G., ROCHELEAU, M., TASSÉ, N., TRUDEL, P., 1974a. THIRD PROGRESS REPORT ON THE STRATIGRAPHY, VOLCANOLOGY, SEDIMENTOLOGY AND STRUCTURE OF ROUYN-NORANDA AREA, COUNTIES OF ROUYN-NORANDA, ABITIBI-WEST AND TEMISCAMINGUE. MRN; DP 300, 65 pages, 2 plans.

DIMROTH, E., ROCHELEAU, M., BOIVIN, P., LAROUCHE, M., COTÉ, R., 1974b. PRELIMINARY REPORT ON STRATIGRAPHIC AND TECTONIC WORK ON THE ROUYN-NORANDA AREA, COUNTIES OF ROUYN-NORANDA, ABITIBI-WEST AND TEMISCAMINGUE. MRN; DP 246, 46 pages, 2 plans.

DUGAS, J., 1956. QUART SUD-OUEST DU CANTON DE DUPARQUET, COMTÉ D’ABITIBI-OUEST. MRN; DUPARQUET SO, 1 plan.

DUGAS, J., GILBERT, J.E., 1953. QUART SUD-EST DU CANTON DE DUPARQUET, COMTÉ D’ABITIBI-OUEST. MRN; DUPARQUET SE, 1 plan.

DUGAS, J., GILBERT, J.E., 1955. QUART SUD-OUEST DU CANTON DE DESTOR, COMTE D’ABITIBI-OUEST. MRN; DESTOR SO, 1 plan.

DUGAS, J., GILBERT, J.E., LATULIPPE, M., 1956. ZONE MINIÈRE NORANDA-SENNETERRE, QUÉBEC NORD-OUEST. MRN; CARTE 1127, 1 plan.

DUGAS, J., GILBERT, J.E., LATULIPPE, M., 1961. ZONE MINIÈRE NORANDA-SENNETERRE. MRN; CARTE 1388, 1 plan.

GÉLINAS, L., TRUDEL, P., HUBERT, C., 1984. CHIMICO-STRATIGRAPHIE ET TECTONIQUE DU GROUPE DE BLAKE RIVER. MRN; MM 83-01, 52 pages.

 

GOUTIER, J., LACROIX, S., 1992. GÉOLOGIE DU SECTEUR DE LA FAILLE DE PORCUPINE-DESTOR DANS LES CANTONS DE DESTOR ET DUPARQUET. MRN; MB 92-06, 67 pages, 1 plan.

GOUTIER, J., MONECKE, T., ROSS, P.-S., DION, C., 2007. VOLCANOCLASTITES DU GROUPE DE BLAKE RIVER ET IMPLICATIONS POUR LES SMV. MRNF, COMMISSION GÉOLOGIQUE DU CANADA; MB 2007-03, 22 pages.

GRAHAM, R.B., 1954. PARTIES DES CANTONS D’HÉBÉCOURT, DE DUPARQUET ET DE DESTOR, COMTÉ D’ABITIBI-OUEST. MRN; RG 061, 90 pages, 6 plans.

GRAHAM, R.B., 1954. PARTS OF HEBECOURT, DUPARQUET AND DESTOR TOWNSHIPS, ABITIBI-WEST COUNTY. MRN; RG 061(A), 80 pages, 6 plans.

L’ESPÉRANCE, R.L., 1952. PRELIMINARY REPORT ON DALEMBERT RIVER – DUFRESNOY LAKE AREA, DUPARQUET AND DESTOR TOWNSHIPS, ABITIBI-EAST COUNTIES. MRN; RP 275(A), 12 pages, 1 plan.

L’ESPÉRANCE, R.L., 1952. RAPPORT PRÉLIMINAIRE SUR LA RÉGION DE LA RIVIÈRE DALEMBERT – LAC DUFRESNOY, CANTONS DE DUPARQUET ET DE DESTOR, COMTÉ D’ABITIBI-OUEST. MRN; RP 275, 15 pages, 1 plan.

 

 

Autres publications

BUFFAM, B.S.W., 1926. Parts of Duparquet and Destor townships, Abitibi County, Quebec. Commission géologique du Canada; Carte géologique polychrome 2105, 1 feuille. https://doi.org/10.4095/107389

COMMISSION GEOLOGIQUE DU CANADA (CGC), 1936. Rouyn-Bell River area, Abitibi and Temiscamingue Counties, Quebec. Commission géologique du Canada, Bureau of Mines; Carte série « A » 328A, 1 feuille. https://doi.org/10.4095/107782

COOKE, H.C., JAMES, W.F., MAWDSLEY, J.B., 1931. Rouyn-Harricanaw area, Abitibi and Temiscamingue Counties, Quebec. Commission géologique du Canada; Carte série « A » 271A, 1 feuille. https://doi.org/10.4095/107768

DIMROTH, E., DEMARCKE, J., 1978. Petrography and mechanism of eruption of the Archean Dalembert tuff, Rouyn–Noranda, Quebec, Canada. Canadian Journal of Earth Sciences; Vol. 15, p. 1712-1723. https://doi.org/10.1139/e78-181

GOUTIER, J., DION, C., ROSS, P.-S., LAFRANCE, B., LEGAULT, M., McNICOLL, V., MERCIER-LANGEVIN, P., 2011. La nouvelle stratigraphie du Groupe de Blake River et son impact sur l’exploration des sulfures massifs volcanogènes. MERN; rapport inédit, 21 pages.

JAMES, W.F, BUFFAM, B.S.W, COOKE, H.C., 1933. Duparquet Sheet, Abitibi and Temiscamingue Counties, Quebec. Commission géologique du Canada; Carte série « A » 281A, 1 feuille. https://doi.org/10.4095/107392

ROSS, P.-S., 2010. The Baie D’Alembert showing, an example of base-metal mineralization in mafic to intermediate volcanic rocks of the Blake River Group, Abitibi Greenstone Belt, Quebec. Commission géologique du Canada; Recherches en cours 2010-6, 15 pages. https://doi.org/10.4095/261570

ROSS, P.-S., GOUTIER, J., McNICOLL, V.J., DUBÉ, B., 2008a. Volcanology and geochemistry of the Monsabrais area, Blake River Group, Abitibi Greenstone Belt, Quebec: implications for volcanogenic massive sulphide exploration. Commission géologique du Canada; Recherches en cours 2008-1, 18 pages. https://doi.org/10.4095/224804

ROSS, P.-S., GOUTIER, J., MERCIER-LANGEVIN, P., DUBÉ, B., 2011a. Basaltic to andesitic volcaniclastic rocks in the Blake River Group, Abitibi Greenstone Belt: 1. Mode of emplacement in three areas. Canadian Journal of Earth Sciences; voulme 48, pages 728-756. https://doi.org/10.1139/e10-090

ROSS, P.-S., GOUTIER, J., PERCIVAL, J.A., MERCIER-LANGEVIN, P., DUBÉ, B., 2008b. New volcanological and geochemical observations from the Blake River Group, Abitibi Greenstone Belt, Quebec: the D’Alembert tuff, the Stadacona unit, and surrounding lavas. Commission géologique du Canada; Recherches en cours 2008-17, 27 pages. https://doi.org/10.4095/225985

ROSS, P.-S., McNICOLL, V.J., GOUTIER, J., MERCIER-LANGEVIN, P., DUBÉ, B., 2011b. Basaltic to andesitic volcaniclastic rocks in the Blake River Group, Abitibi Greenstone Belt: 2. Origin, geochemistry, and geochronology. Canadian Journal of Earth Sciences; volume 48, pages 757-777. https://doi.org/10.1139/e10-102

ROSS, P.-S., PERCIVAL, J.A., MERCIER-LANGEVIN, P., GOUTIER, J., McNICOLL, V.J., DUBÉ, B., 2007. Intermediate to mafic volcaniclastic units in the peripheral Blake River Group, Abitibi Greenstone Belt, Quebec: origin and implications for volcanogenic massive sulphide exploration. Commission géologique du Canada; Recherches en cours 2007-C3, 25 pages. https://doi.org/10.4095/224407

TASSÉ, N., 1976. Sédimentologie d’une bande de roches pyroclastiques archéennes de la région de Rouyn-Noranda, Québec. Université de Montréal, Montréal, Québec; mémoire de maîtrise, 82 pages.

TASSÉ, N., LAJOIE, J., DIMROTH, E., 1978. The anatomy and interpretation of an Archean volcaniclastic sequence, Noranda region, Quebec. Canadian Journal of Earth Sciences; volume 15, pages 874-888. https://doi.org/10.1139/e78-099

WILSON, M.E., 1918. Timiskaming County, Quebec. Commission géologique du Canada; Carte série « A » 145A, 1 feuille. https://doi.org/10.4095/107983

 

Citation suggérée

Ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF). Tuf de D’Alembert. Lexique stratigraphique du Québec. https://gq.mines.gouv.qc.ca/lexique-stratigraphique/province-du-superieur/tuf-de-dalembert [cité le jour mois année].

 

Collaborateurs

Première publication

Charles St-Hilaire, géo., M. Sc. charles.st-hilaire@mrnf.gouv.qc.ca 

Philippe Pagé, géo., Ph. D. (coordination); Céline Dupuis, géo., Ph. D. (lecture critique); Simon Auclair, géo., M. Sc. (révision linguistique); André Tremblay (montage HTML).

 

 

16 mars 2026