Formation de Katsao
Étiquette stratigraphique : [ppro]ka
Symbole cartographique : pPka
 

Première publication :  
Dernière modification :
Subdivision(s) informelle(s)
La numérotation ne reflète pas nécessairement la position stratigraphique.
 
pPka9 Gneiss granitique
pPka8 Schiste et gneiss à kyanite
pPka7 Schiste à grenat
pPka6 Schiste à quartz, feldspath, biotite ± hornblende, localement porphyroblastique
pPka5 Gneiss porphyroblastique ou gloméroporphyroblastique, gneiss rubané
pPka4 Gneiss homogène à hornblende
pPka3 Gneiss homogène à biotite ± graphite
pPka2 Gneiss à hornblende ± biotite ± épidote, migmatisé
pPka1 Gneiss à biotite, migmatisé
 
Auteur(s) : Bilodeau et Gobeil, 1997a-b; Nadeau et Gobeil, 1997a-c; Nadeau et al., 1997a-b; Nadeau et al., 1998a-i
Âge :
Paléoprotérozoïque 
Stratotype :
Aucun
Région type : Région des rivières aux Pékans et Moisie (feuillets SNRC 23B06 et 23B07)
Province géologique :
Subdivision géologique :
Lithologie : Schiste et (para)gneiss
Catégorie :
Lithostratigraphique
Rang :
Formation
Statut : Formel
Usage : Actif

 

 

 

 

 

 

Historique

Des unités constituées principalement de gneiss (paragneiss) et de schiste à biotite et/ou hornblende sont d’abord cartographiées par plusieurs auteurs dans le feuillet SNRC 23B, le coin SE du feuillet 23C et les feuillets 22O13, 22M09, 22M16 et 22N13 (Phillips, 1958, 1959; Murphy, 1959, 1960; Clarke, 1960, 1961, 1962, 1963, 1965, 1967, 1977; Sinclair, 1960a-b, 1961; Bérard, 1964; Chown, 1964a-b; Chown et Hashimoto, 1965; Franconi et al., 1971, 1975; voir le tableau ci-dessous). Dans la région sud de la rivière aux Outardes (feuillets 22M16 et 23D01), Genest (1989) associe par la suite ces paragneiss et ces migmatites au Complexe d’Épervanche. Dans la région de la rivière Moisie (feuillets 23B02, 23B07 et 23B10), les différents paragneiss sont plutôt associés aux formations d’Attikamagen (désormais Groupe d’Attikamagen) et de Menihek (Indares, 1993). Au NW, dans la région du lac Gensart (feuillets 23B12 et 23B13), Perreault (1994) les associe majoritairement au Groupe de Gagnon, mais également en partie à la Formation d’Attikamagen. Entre les deux, dans la région à l’ouest de la rivière aux Pékans (coin SW du feuillet 23B11), Pétryk (1995) assigne ces roches gneissiques au Complexe métamorphique d’Ashuanipi et les considère comme équivalentes à la Formation d’Attikamagen.

La Formation de Katsao est officiellement introduite et rattachée au Groupe de Gagnon dans les travaux de compilation du Ministère des feuillets 22N13, 22N15, 22N16, 22O13, 23B02 à 23B07 et 23B10 à 23B15 (Bilodeau et Gobeil, 1997a-b; Nadeau et Gobeil, 1997a-c; Nadeau et al., 1997a-b; Nadeau et al., 1998a-i). Elle est alors subdivisée en 13 unités informelles sur la base des descriptions de Phillips (1958, 1959) et de Clarke (1960, 1961, 1962,1963, 1965, 1967, 1977; voir le tableau ci-dessous). Seule l’unité de paragneiss et de migmatite des feuillets 22M09, 22M16, 22N12, 22N13 et 23D01 était toujours associée au Complexe d’Épervanche (Aepe; Morin et Ayotte, 1998; Grant, 2002a-b). Le Complexe d’Épervanche étant rattaché à la Province du Supérieur et non à la Province de Grenville, cette unité est maintenant réassignée à la Formation de Katsao dans le cadre de la rédaction de cette fiche stratigraphique. La subdivision des unités informelles est également réorganisée dans le cadre de la rédaction de cette fiche stratigraphique afin de tenir compte de l’abondance de ces lithologies ainsi que de certaines similitudes dans des lithologies assignées à différentes unités informelles selon la région cartographiée (voir le tableau ci-dessous).

Unités actuelles

Morin et Ayotte, 1998; Grant, 2002a-b

(feuillets 22M09, 22M16, 23D01)

Nadeau et Gobeil, 1997a-c; Nadeau et al., 1997a-b, 1998a-i

(feuillets 22N13-22N16, 22O13, 23B02-23B07, 23B10-23B15)

Petryk, 1995

(coin SW du feuillet 23B11)

Perreault, 1994

(partie ouest du feuillet 23B12, feuillet 23B13)

Indares, 1993

(feuillets 23B02, 23B07, 23B10)

Genest, 1989

(feuillets 22M16, 23D01)

Clarke, 1977

(feuillet 23C01)

Franconi et al., 1971, 1975

(feuillet 22O13)

Clarke, 1967

(feuillets 23B06, 23B07)

Clarke, 1965

(coin NW du feuillet 22O13, coin SW du feuillet 23B04)

Chown et Hashimoto, 1965

(feuillet 22M09)

Chown, 1964a-b

(feuillet 22M16)

Bérard, 1964

(feuillet 22N13)

Clarke, 1963

(feuillet 23B14)

Clarke, 1962

(feuillet 23B07)

Clarke, 1961

(feuillet 23B06)

Sinclair, 1961

1(coin NW du feuillet 23B04, partie ouest du feuillet 23B05)

Sinclair, 1960a-b

(partie est du feuillet 23C08)

Clarke, 1960

(feuillet 23B14)

Murphy, 1960

(partie ouest du feuillet 23B10, partie est du feuillet 23B11)

Murphy, 1959

(partie ouest du feuillet 23B11)

Phillips, 1959

(partie est du feuillet 23B05)

Phillips, 1958

(partie est du feuillet 23B12)

pPka Aepe ou Aepe4 : paragneiss et migmatite (M4-M22) pPka : non subdivisé : schiste à quartz, feldspath, biotite et/ou hornblende, schiste et gneiss quartzo-feldspathique migmatisé, phyllade gris sombre à noire, métagrauwacke, schiste et gneiss à kyanite


Localement pPka4 : schiste quartzo-feldspathique migmatisé

Complexe métamorphique d’Ashuanipi (Formation d’Attikamagen) : gneiss granitique à biotite et hornblende, schiste et migmatite non différenciés (1)   Paragneiss (?) quartzo-feldspathique homogène (Formation d’Attikamagen) (PGN1)


Paragneiss quartzo-feldspathique injecté de granite (Formation d’Attikamagen) (PGN2)


Paragneiss semipélitique (Formation de Menihek) (PGN3)

Complexe d’Épervanche : paragneiss, migmatite (1b)         Paragneiss à biotite (4c) Schiste à biotite, gneiss à biotite, un peu d’amphibolite (3)


Migmatite (2b)

Gneiss à biotite, gneiss à biotite et hornblende (1) Schiste à albite, épidote, chlorite et grès grossier (grit) (4a)       Gneiss à oligoclase, quartz et mica (1) Schiste biotitique à texture linéaire (13) Paragneiss avec un peu de paraschiste et d’orthogneiss (?) non différenciés (1) Gneiss à biotite et/ou hornblende, micaschiste à biotite et/ou schiste à hornblende, migmatite, gneiss granitique (1)   Schiste à biotite, gneiss à biotite et migmatite avec un peu de gneiss granitique (1)
pPka1   pPka7 : gneiss à biotite migmatisé


Localement pPka11 : gneiss potassique riche en hornblende ou biotite

  Groupe de Gagnon : paragneiss à muscovite et biotite parfois grenatifère, gneiss à biotite et grenat, localement avec de l’amphibolite et des gneiss à plagioclase et diopside (10)


 

Formation d’Attikamagen : paragneiss à biotite parfois grenatifère, niveaux de gneiss granitique, niveaux d’amphibolite (8)

Paragneiss quartzo-feldspathique injecté de granite (Formation d’Attikamagen) (PGN2)


 

Paragneiss (?) quartzo-feldspathique homogène (Formation d’Attikamagen) (PGN1)

  Gneiss inférieurs (au « Groupe de Gagnon ») : gneiss folié à quartz-feldspath-biotite (2) Complexe gneissique comprenant des gneiss gris à quartz-plagioclase-biotite et/ou hornblende, homogènes à bien rubanés; gneiss associés riches en hornblende et/ou biotite et amphibolite Gneiss à hornblende de ségrégation (2a)


Gneiss à biotite de ségrégation (2b)

Gneiss à quartz, feldspath et biotite (2)         Gneiss à quartz, feldspath et biotite à ségrégation bien marquée (2b) Gneiss à quartz, feldspath, biotite et hornblende (2b)*Gneiss inférieurs


 

Gneiss à quartz, feldspath et biotite (7d)

*Gneiss supérieurs

Gneiss migmatisé à feldspath, quartz et biotite avec ou sans grenat et/ou muscovite accessoires (1b) Gneiss à oligoclase, quartz et mica (1)   Gneiss à biotite rubané (1b)  

Gneiss quartzo-feldspathique et migmatite avec des proportions moindres de gneiss granitique et amphibolite (1)

*Avec biotite (1b)


Avec biotite et grenat (1bg) localement

 
pPka2 Aepe4 : paragneiss et migmatites pPka6 : gneiss à hornblende et/ou biotite et/ou épidote migmatisé     Paragneiss quartzo-feldspathique injecté de granite (Formation d’Attikamagen) (PGN2)


Paragneiss semipélitique (Formation de Menihek) (PGN3)

Complexe d’Épervanche : paragneiss, migmatite (1b)     Gneiss à hornblende de ségrégation (2a)


Gneiss homogène à biotite (2e)

      Gneiss à biotite, gneiss à biotite et hornblende (1) Gneiss à biotite (4b) Gneiss à quartz-feldspath et hornblende à ségrégation bien marquée (2a)

Gneiss à quartz, feldspath, hornblende et biotite (2a)

*Gneiss inférieurs


Gneiss à quartz, feldspath et hornblende (7e)

*Gneiss supérieurs

Gneiss migmatisé à feldspath, quartz et biotite avec hornblende et épidote accessoires (1a)   Gneiss à biotite et gneiss à biotite et hornblende (1)    

Gneiss quartzo-feldspathique et migmatite avec des proportions moindres de gneiss granitique et amphibolite (1);

Avec hornblende, épidote et biotite (1a)

 
pPka3   pPka10 : gneiss homogène à biotite (graphite)   Paragneiss quartzo-feldspathique injecté de granite (Formation d’Attikamagen) (PGN2)


Paragneiss semipélitique (Formation de Menihek) (PGN3)


Paragneiss (?) quartzo-feldspathique homogène (Formation d’Attikamagen) (PGN1)

      Gneiss homogène à biotite (2e)           Gneiss à quartz, feldspath et biotite à ségrégation peu marquée (3b)

Gneiss à quartz, feldspath et biotite (7d)

*Gneiss supérieurs

Gneiss migmatisé à feldspath, quartz et biotite avec localement du graphite accessoire (3)        

 

 
pPka4   pPka9 : gneiss homogène à hornblende     Non cartographiée       Gneiss homogène à hornblende (2d)           Gneiss à quartz, feldspath et hornblende à ségrégation peu marquée (3a)

Gneiss à quartz, feldspath et hornblende (7e)

*Gneiss supérieurs

             
pPka5   pPka8 : gneiss porphyroblastique, gloméroporphyroblastique, gneiss rubané     Paragneiss semipélitique (Formation de Menihek) (PGN3)       Gneiss allant de porphyroblastique à rubané (2c)           Gneiss lité porphyroblastique à biotite (4)

Gneiss porphyroblastique à quartz, feldspath et biotite (3)

*Gneiss inférieurs

             
pPka6   pPka5 : schiste à quartz, feldspath, biotite et/ou hornblende      Non cartographiée                 Schiste à biotite porphyroblastique (4c)         Schiste porphyroblastique à biotite (3) Non cartographiée      
pPka7   pPka12 : schiste à grenat                       Schiste à hornblende, grenat (6c)         Schiste à biotite et grenat (2)        
pPka8   pPka1 : schiste et gneiss à kyanite   Groupe de Gagnon : paragneiss à disthène et grenat avec gneiss à muscovite et biotite parfois à grenat (11)                               Schiste et gneiss à mica, kyanite et grenat (1K)      
pPka9   pPka13 : gneiss granitique                                   Gneiss granitique, gneiss d’injection (5)     Gneiss granitique (2)

Description

La Formation de Katsao est principalement constituée de gneiss (paragneiss) à biotite et/ou hornblende plus ou moins migmatisé. Les critères utilisés par Clarke (1967) pour distinguer les divers types de gneiss observés sont les suivants : le degré de migmatitisation (degré de ségrégation des minéraux ferromagnésiens versus le quartz et le feldspath), la position stratigraphique relativement aux autres unités composant le Groupe de Gagnon ainsi que la composition minéralogique, plus spécifiquement la prédominance de la biotite ou de la hornblende pour les minéraux ferromagnésiens. Presque toutes les roches contiennent du plagioclase variant entre An25 et An35, alors que la proportion de microcline est plus variable (généralement <5 %). Cette variation est principalement attribuable à l’ajout de potassium, notamment suite à des processus de métasomatisation. Les plus grandes variations dans le gneiss sont des variations dans la proportion de minéraux ferromagnésiens. Le gneiss migmatisé (pPka1 et pPka2) contient majoritairement de la biotite ou des proportions égales de biotite et de hornblende, mais une proportion très mineure de grenat. Le gneiss homogène (pPka3 et pPka4) contient de la biotite avec ou non de la hornblende et du grenat. Une partie de ce gneiss semble passer graduellement à un gneiss à hornblende et grenat (pPka4). Une proportion mineure de clinopyroxène est présente dans cette roche.

Outre la variabilité dans les proportions de minéraux, les divers types de gneiss montrent également des différences dans la composition des phases minérales elles-mêmes (Clarke, 1967). Les indices de réfraction de la biotite et de la hornblende sont les plus bas dans le gneiss migmatisé et les plus élevés dans le gneiss homogène. Cet accroissement de l’indice de réfraction est accompagné d’un changement de couleur du brun olive au rouge. La composition du grenat (riche en almandin) diffère également quelque peu d’un type de roche à l’autre, alors qu’elle ne varie que très peu dans un même type de roche. En général, plus la teneur en almandin est forte, plus l’indice de réfraction est élevé.

La Formation de Katsao comprend également des proportions moindres de gneiss porphyroblastique ou gloméroporphyroblastique, de gneiss rubané (pPka5), de schiste à quartz, feldspath, biotite ± hornblende, localement porphyroblastique (pPka6), de schiste à grenat (pPka7), de schiste et de gneiss à kyanite (pPka8) et de gneiss granitique (pPka9). Selon l’échelle cartographique utilisée, ces unités sont localement différenciées. 

 

Formation de Katsao non subdivisée (pPka) : Gneiss à biotite et/ou hornblende, localement migmatisés; proportions moindres de schiste micacé, de gneiss granitique et de gneiss quartzo-feldspathique

Le gneiss à biotite et/ou hornblende est soit homogène, soit injecté de niveaux granitiques (migmatitiques) concordants (lit par lit) (Phillips, 1958; Murphy, 1959, 1960; Sinclair, 1960a-b; Bérard, 1964; Chown, 1964a-b; Chown et Hashimoto, 1965; Clarke, 1977; Indares, 1993). Ce gneiss est considéré comme du paragneiss par certains auteurs (Chown, 1964a-b; Chown et Hashimoto, 1965; Genest, 1989; Indares, 1993; Morin et Ayotte, 1998; Grant, 2002a-b). Le gneiss est gris foncé, prenant une teinte rouille en patine d’altération, à grain moyen et à texture granoblastique (Sinclair, 1960a-b; Bérard, 1964). Un degré plus élevé de ségrégation (migmatitisation) s’accompagne d’une cristallisation plus grossière et d’une structure plus déformée, comme une foliation fortement contournée et plissotée (Phillips, 1958; Bérard, 1964; Clarke, 1977). De minces couches felsiques peuvent représenter jusqu’au tiers du gneiss, et dans les variétés plus migmatisées, ces couches sont séparées de la trame mixte à grain plus fin par de fines bandes plissées de biotite noire et brillante. L’épaisseur des bandes ou couches individuelles varie de <1 cm à 1 m (Murphy, 1959). Le degré de ségrégation minéralogique change d’un endroit à un autre, il n’est pas simplement relié à une position stratigraphique (Clarke, 1977).

Le paragneiss peut être subdivisé d’après le type de minéraux ferromagnésiens qu’il contient (Murphy, 1959; Clarke, 1977). Le faciès le plus commun est une variété à biotite et hornblende (équivalent de pPka2), à grain moyen ou grossier, gris foncé à gris verdâtre en cassure fraiche et brun rouille en surface altérée. Il montre une foliation régulière et est typiquement composé de hornblende en grains dispersés ou en lentilles, de biotite, d’épidote, d’oligoclase et de quartz (Phillips, 1958: Clarke, 1977). Le gneiss à biotite et hornblende se trouve communément intercalé entre des bandes de quartz et de plagioclase relativement purs (Murphy, 1959). Le gneiss à biotite (équivalent de pPka1) est habituellement à grain plus fin et de composition plus grenatifère que le faciès à biotite et hornblende, et est par endroits massif (équivalent de pPka3). Le gneiss à hornblende pure est rare; il forme des couches relativement minces et des boudins de quelques mètres d’épaisseur au sein du paragneiss à biotite et hornblende (équivalent de pPka2) (Murphy, 1959; Clarke, 1977). Dans la région du lac Matonipi (feuillet 22N13), les différentes variétés de gneiss alternent en lits gris pâle à gris foncé (Bérard, 1964). Ces trois faciès de gneiss contiennent ≤30 % de hornblende et/ou de biotite, ≥50 % de plagioclase, du quartz (habituellement <10 %) et des proportions variables de grenat (Murphy, 1959). Un gneiss hétérogène contenant jusqu’à 30 % de biotite et de grenat est rouillé, graphiteux et, par endroits, injecté de veines granitiques (Indares, 1993).

En lame mince, le gneiss folié typique, à biotite et/ou hornblende, contient 15 à 30 % de quartz, 40 à 55 % (jusqu’à 70 %) de plagioclase (An22-30), 10 à 20 % de biotite, ≤10 % de hornblende, ≤20 % de muscovite, ~3 % d’épidote, ≤5 % de grenat, des proportions mineures de carbonate, de scapolite et de chlorite ainsi que des traces d’apatite, de zircon, de tourmaline, de pyrite, de titanite et de magnétite (Sinclair, 1960a-b; Clarke, 1977). Le microcline est présent localement en proportions variant de 0 à 20 % (Sinclair, 1960a-b; Chown, 1964a-b; Clarke, 1977). Le gneiss à texture homogène contient de la biotite brun rougeâtre et, en général, une proportion mineure de grenat et des traces de pyrite distribuées dans une matrice de plagioclase équigranulaire et de cristaux allongés de quartz (Clarke, 1977). La foliation est représentée par une stratification minéralogique (bandes frangées de biotite brun olive, de hornblende olive à bleu vert et d’épidote idiomorphe interstratifiée avec du feldspath et des masses allongées de quartz) ou une simple orientation de la biotite, de la hornblende et des minces lentilles de quartz (Sinclair, 1960a-b; Chown, 1964a-b; Clarke, 1977). Le rubanement et la composition du gneiss suggèrent que cette roche est dérivée d’une roche sédimentaire à grain fin (Murphy, 1959, 1960; Sinclair, 1960a-b). L’épidote contient des cœurs d’allanite plus sombre et produit des auréoles pléochroïques dans la biotite (Clarke, 1977). Le plagioclase est faiblement antiperthitique et peut contenir des « gouttelettes » de quartz. Il possède à la fois la macle de l’albite et de la péricline, généralement ensemble dans le même cristal. Le quartz a une forte extinction ondulante. Là où elle est présente, la scapolite prend la forme de cristaux équigranulaires hypidiomorphes au contact du plagioclase, apparemment en équilibre avec ce dernier. À proximité de la scapolite, la muscovite remplace la biotite.

Du gneiss migmatisé contenant du microcline rose et de la chlorite est communément associé à des roches intrusives granitiques et affleurent ici et là dans toute la séquence gneissique (Murphy, 1959; Chown, 1964a-b; Franconi et al., 1971, 1975; Clarke, 1977). Dans la région du lac Matonipi (feuillet 22N13), Bérard (1964) décrit également du gneiss à biotite et muscovite ou à biotite et hornblende, généralement à grain fin ou moyen, mais renfermant des porphyroblastes de microcline. Outre les minéraux ferromagnésiens, les principaux minéraux de ce gneiss sont le quartz (25 à 65 %), le microcline (0 à 35 %), le plagioclase (0 à 40 %), l’épidote (trace à 15 %) ainsi que des proportions accessoires de titanite, d’apatite et de zircon. Dans les lames minces contenant une forte proportion de microcline, le plagioclase est généralement séricitisé et la biotite chloritisée (Clarke, 1977).

Des proportions moindres de schiste, de paraschiste, de gneiss quartzo-feldspathique et d’orthogneiss ou de gneiss granitique sont également incluses dans l’unité non subdivisée de la Formation de Katsao (Phillips, 1958; Murphy, 1959, 1960; Sinclair, 1960a-b; Clarke, 1963; Chown, 1964a-b; Chown et Hashimoto, 1965; Franconi et al., 1971, 1975). Le paraschiste micacé, dont l’épaisseur varie de 1 à 30 m, est distribué au hasard dans le gneiss commun à biotite et/ou hornblende (Murphy, 1959) et le passage entre les deux est graduel (Chown, 1964a-b). Le schiste est principalement formé de biotite en grosses paillettes (≤50 %), mais il contient également des proportions moindres d’oligoclase, de quartz, de séricite, de muscovite et d’épidote (2 à 3 %; 1 à 2 mm de diamètre) (Murphy, 1959; Chown, 1964a-b). Sinclair (1960a-b) parle de schiste à feldspath, biotite et grenat, de schiste à feldspath et muscovite et de schiste graphitique dont les relations avec le gneiss quartzo-feldspathique à biotite et/ou hornblende sont inconnues. Cependant, Clarke (1963) décrit du schiste à albite, épidote et chlorite au niveau de l’extrémité NE de la formation (feuillet 23B14) qui passe aux gneiss décrits ci-haut. L’épidote et la biotite sont allongées et orientées pour donner au schiste une forte linéation. Dans certains échantillons, des amas de quartz et de feldspath en forme de fuseau accentuent l’aspect linéaire de la roche. Le gneiss quartzo-feldspathique (granulite?) se présente sous la forme de petites gousses et d’amas lenticulaires dans la séquence gneissique (Murphy, 1959). Il est blanc à gris pâle et de granulométrie fine à grossière. Il contient >90 % de quartz et de feldspath, ≤10 % de muscovite et une proportion mineure de biotite à certains endroits (∼5 %; Chown, 1964a-b). Le gneiss granitique correspond probablement au gneiss granitique localement individualisé dans l’unité pPka9.

 

Formation de Katsao 1 (pPka1) : Gneiss à biotite, migmatisé

Le gneiss (considéré comme du paragneiss par Perreault, 1994) à biotite migmatisé est une métatexite dont le paléosome est un gneiss à quartz, plagioclase, biotite et, par endroits, à microcline (Phillips, 1959; Clarke, 1962, 1965, 1967; Franconi et al., 1971, 1975; Perreault, 1994). Il forme des affleurements relativement plats, brunâtres à grisâtres avec des niveaux roses (s’il y a présence de microcline) à blancs. Il contient des rubans d’épaisseur centimétrique à décimétrique de quartz et plagioclase. Ces rubans sont par endroits discontinus et la ségrégation minéralogique prend la forme de lentilles felsiques déformées ou de mouchetures mafiques plutôt que de bandes (Phillips, 1959; Sinclair, 1961; Clarke, 1961, 1965, 1967; Perreault, 1994). La texture générale est à grain moyen à grossier, hétéroblastique à lépidoblastique, ou localement porphyroblastique à porphyroblastes de plagioclase et de microcline (équivalent de pPka5) (Phillips, 1959; Clarke, 1962, 1965, 1967; Perreault, 1994). Un degré plus élevé de migmatitisation (ségrégation) s’accompagne généralement de grains plus grossiers et de texture plus plissotée (Phillips, 1959; Clarke, 1965). L’ensemble du gneiss de cette unité est migmatisé à des degrés variables pouvant aller jusqu’à la granitisation complète de la roche; le pourcentage de mobilisat est de plus très variable (Franconi et al., 1971, 1975). Cependant, le rubanement du gneiss est généralement mieux développé près des autres formations métasédimentaires du Groupe de Gagnon que plus profondément dans la section (Clarke, 1961). Ce rubanement, parallèle aux contacts des unités sédimentaires, représente peut-être des plans de stratification originaux ou encore le résultat d’une déformation. Localement, une variété de gneiss lité à grain fin présente des structures entrecroisées et des évidences de granoclassement (Franconi et al., 1971, 1975), suggérant une origine sédimentaire. Cette variété est coupée par de minces injections de pegmatite.

De façon générale, le gneiss à biotite migmatisé typique est composé de 40 à 60 % de plagioclase (∼An28), 0 à 12 % de microcline, 18 à 28 % de quartz, 17 à 30 % de biotite, laquelle peut être chloritisée, ≤5 % de hornblende, ≤5 % de grenat et ≤2 % d’épidote (Phillips, 1959; Clarke, 1961, 1962, 1965, 1967; Franconi et al., 1971, 1975). Il contient également des traces de muscovite, de pyrite, d’apatite, de zircon et de titanite (Clarke, 1967; Franconi et al., 1971, 1975). Le plagioclase est en général uniformément maclé et par endroits légèrement antiperthitique (Clarke, 1967). Le quartz a une extinction ondulante et nombre de grains de quartz sont traversés par des plans de minuscules inclusions. La biotite est généralement brune ou olive et prend la forme de paillettes hypidiomorphes inclinées par rapport à la foliation (Clarke, 1961, 1967). L’altération en chlorite est commune. Les minéraux accessoires communs sont l’épidote avec noyaux d’allanite, l’apatite, le zircon et la pyrite. Les roches sont communément affectées par du cisaillement et de l’altération, notamment l’ajout de potassium (Clarke, 1967). Dans ces roches, le plagioclase est séricitisé et en partie remplacé par du microcline. La biotite est froissée et altérée en chlorite et en titanite. Franconi et al. (1971, 1975) ont individualisé et décrit trois groupes de gneiss sur la base de variations dans le pourcentage des éléments leucocrates : le Groupe I est riche en plagioclase et pauvre en feldspath potassique; le Groupe II est riche en feldspath potassique et quartz, mais dominé par le plagioclase; et le Groupe III, plus restreint, est riche en quartz.

Plus en détail, le paléosome de la métatexite forme des bancs dont l’épaisseur varie de 10 cm à >1 m (Franconi et al., 1971, 1975; Perreault, 1994). Il est composé de plages déformées de quartz et de plagioclase, par endroits porphyroblastiques, et de <10 % de microcline (Clarke, 1962, 1967; Franconi et al., 1971, 1975; Perreault, 1994). La biotite, idioblastique et verte à brun-vert, localement brune, forme des rubans millimétriques dans le paléosome. Son alignement plus ou moins continu définit la foliation dans le paloésome (Clarke, 1962, 1963, 1965, 1967; Perreault, 1994). Le mélanosome, de 1 à 3 mm d’épaisseur, est discontinu et composé de biotite (Franconi et al., 1971, 1975; Perreault, 1994). Les minéraux accessoires sont l’ilménite, la magnétite, la pyrite, le rutile, le zircon et l’apatite (Perreault, 1994). Le leucosome, qui constitue 10 à 40 % de la roche, forme des veines d’épaisseur centimétrique à décimétrique concordantes à la foliation (Clarke, 1962, 1967; Franconi et al., 1971, 1975; Perreault, 1994). Le contact entre le paléosome et le leucosome est généralement diffus (Perreault, 1994). Le leucosome est de composition granodioritique, localement granitique (Franconi et al., 1971, 1975), et contient du quartz, du plagioclase et du microcline grossiers ou en porphyroblastes (Perreault, 1994). Les minéraux accessoires sont la biotite, la magnétite, le zircon et l’apatite.

Le gneiss à biotite est interstratifié avec des niveaux d’épaisseur centimétrique à métrique de gneiss porphyroblastique à biotite et à porphyroblastes de grenat (Perreault, 1994). Il est également interstratifié avec des niveaux métriques de gneiss quartzo-feldspathique pauvre en biotite ou avec du (para)gneiss et du schiste à biotite et muscovite. Le paragneiss à grenat forme des niveaux distincts (<15 %) dans le (para)gneiss à biotite, dont la composition minéralogique et les textures sont similaires (Perreault, 1994). Le grenat rose forme des porphyroblastes dont la dimension varie de 5 à 25 mm (Phillips, 1959; Clarke, 1967; Perreault, 1994). En lame mince, le grenat présente des contours irréguliers avec des golfes remplis de quartz et de biotite (Clarke, 1967; Perreault, 1994). Certains porphyroblastes sont pœciloblastiques avec des inclusions de quartz, de biotite, de plagioclase et d’ilménite. Les porphyroblastes sont en général syn-cinématiques à tardi-cinématiques par rapport à la foliation régionale (Perreault, 1994). Les minéraux accessoires observés sont l’ilménite, la pyrite, le zircon et l’apatite. Les minéraux rétrogrades observés sont la chlorite, la séricite, l’épidote et l’hématite dans des craquelures.

Le paragneiss à muscovite forme des niveaux d’épaisseur décimétrique à décamétrique dans le (para)gneiss à biotite (Perreault, 1994). Certains niveaux riches en muscovite ont une texture schisteuse et des crénulations sont très bien développées. La roche est blanche en surface fraiche et grise en surface altérée. Elle est composée de quartz, de plagioclase, de muscovite et de biotite. Le grenat est localement présent. La texture varie de granoblastique à lépidoblastique selon la proportion de muscovite. Les feuillets de muscovite sont en général orientés suivant la foliation principale. Dans les zones fortement crénelées, la muscovite montre des évidences de croissance tardi-cinématique. Les minéraux accessoires sont la tourmaline, l’apatite et le zircon. Le paragneiss à muscovite montre une excellente gneissosité, alors que la stratification sédimentaire est transposée dans la foliation régionale. Les niveaux à muscovite ne contiennent pas de microcline.

Des niveaux lenticulaires (1 à 3 m) de roches calcosilicatées composées de diopside, de plagioclase, de quartz et de scapolite sont par endroits observés (Perreault, 1994). Ces roches ont un aspect rubané et contiennent communément des bandes monominéraliques centimétriques de diopside. Des enclaves, des lentilles et des niveaux d’épaisseur centimétrique à métrique d’amphibolite vert foncé, à grain moyen ou grossier, sont également présents dans le gneiss à biotite ± muscovite (Phillips, 1959; Sinclair, 1961; Perreault, 1994). Les principaux minéraux sont la hornblende, la biotite et le plagioclase (Sinclair, 1961; Perreault, 1994). Le grenat est communément observé, ainsi qu’une proportion mineure de calcite (Sinclair, 1961). L’espacement variable de ces enclaves et ces lentilles d’amphibolite le long de niveaux spécifiques concordants avec la foliation du gneiss indique qu’elles étaient litées à l’origine et plus anciennes que le métamorphisme régional (Phillips, 1959; Sinclair, 1961).

 

Formation de Katsao 2 (pPka2) : Gneiss à hornblende ± biotite ± épidote, migmatisé

Le gneiss migmatisé riche en hornblende ressemble en tous points au faciès de gneiss riche en biotite (pPka1), sauf qu’il est plus riche en minéraux ferromagnésiens (Clarke, 1962, 1967). Il forme communément des bandes d’une largeur de ~800 m dans ce dernier (Clarke, 1961, 1967; Sinclair, 1961). Il est gris, à patine d’altération rouille et à grain grossier. Le gneiss migmatisé riche en hornblende contient communément des bandes de 0,6 à 1,2 cm à quartz-plagioclase blanc alternant avec des bandes dans lesquelles des paillettes de 2 mm de biotite noire sont mélangées dans une proportion de 1 pour 2 avec du quartz et du feldspath (Clarke, 1960, 1961, 1962, 1963). Il est plus intensément déformé et réorganisé que le gneiss homogène (pPka4) vers lequel il passe en approchant le haut de la séquence. Tous les degrés existent entre un gneiss à hornblende rubané et une roche granodioritique gneissique, dans laquelle les minéraux ferromagnésiens forment des mouchetures de 2 à 4 mm plutôt que des bandes (Clarke, 1961, 1962, 1967). À l’instar du gneiss à biotite migmatisé (pPka1), le rubanement du gneiss à hornblende est généralement mieux développé près des faciès métasédimentaires constituant les autres formations du Groupe de Gagnon que plus profondément dans la section (Clarke, 1961). Ce rubanement, parallèle aux contacts des roches métasédimentaires, représente peut-être des plans de stratification originaux ou encore le résultat d’une déformation. En certains endroits, le gneiss est imprégné de liquide anatectique riche en feldspath potassique et de quartz, formant une migmatite rubanée qui passe localement à un gneiss granitique (Clarke, 1960). Les masses de ce gneiss granitique sont généralement concordantes, mais des filonnets coupent la fabrique dominante. Le gneiss migmatisé de l’unité pPka2 contient également des lits concordants d’amphibolite verte qui ont généralement <30 cm d’épaisseur (Phillips, 1959; Clarke, 1960).

La composition minéralogique moyenne du gneiss à hornblende migmatisé est la suivante : 44 à 60 % de plagioclase (An15-31), proportion variable de microcline (≤10 %), 11 à 27 % de quartz, 6 à 16 % de biotite, 6 à 25 % de hornblende, 1 à 9 % d’épidote, ≤1 % de titanite et, enfin, du grenat, de la muscovite, de la pyrite et du zircon en proportions moindres (Phillips, 1959; Clarke, 1960, 1961, 1963, 1967). Presque tous les grains de quartz possèdent une extinction ondulante et forment des lentilles de 0,5 à 1 mm de longueur constituées de plusieurs grains (Clarke, 1963, 1967). Le plagioclase est localement partiellement altéré en séricite ou en microcline et contient communément des inclusions de biotite, de séricite et de clinozoïsite. Le microcline montre un développement bien visible de macles en treillis. La biotite est principalement brune à brun olive et est localement chloritisée (Phillips, 1959; Clarke, 1963, 1967). La hornblende est pléochroïque jaune-vert à vert à vert foncé ou vert bleuâtre. Elle est par endroits pœcilitique et partiellement remplacée par la biotite et l’épidote, la chlorite ou la titanite. L’échantillon le moins métamorphisé contient de l’augite ou du diopside vert clair (Clarke, 1963). La titanite et l’épidote idiomorphes accompagnent généralement les minéraux ferromagnésiens (Clarke, 1967). L’épidote présente communément des noyaux d’allanite. Le gneiss migmatisé riche en hornblende présente des effets d’altération plus développés que le gneiss homogène (pPka4) (Clarke, 1963). De plus, il montre une composition plus primaire que le gneiss homogène et représente probablement un niveau plus profond dans la séquence gneissique.

 

Formation de Katsao 3 (pPka3) : Gneiss homogène à biotite ± graphite

L’unité pPka3 est constituée de gneiss homogène à biotite, localement graphitique (Sinclair, 1961; Clarke, 1961, 1962, 1967; Nadeau et Gobeil, 1997b; Nadeau et al., 1997a-b, 1998e). Le gneiss homogène montre une fabrique plane, contrairement au gneiss migmatisé (pPka1), dont la foliation est contournée et localement plissée (Clarke, 1967; Franconi et al., 1971, 1975). Le gneiss homogène à biotite typique est généralement gris clair, à grain moyen à grossier et à texture granoblastique (Franconi et al., 1971, 1975). La biotite est le principal minéral ferromagnésien et se trouve en général sous la forme de fines paillettes distribuées uniformément dans toute la roche dans un plan unique, ce qui donne à la roche une bonne fissilité (Clarke, 1967; Franconi et al., 1971, 1975). En lame mince, la roche apparaît fraîche et non altérée, les minéraux sont limpides et généralement exempts d’altération (Clarke, 1967). Le plagioclase est uniformément maclé et non altéré, alors que le microcline est rare. Le quartz est généralement limpide, mais celui-ci montre par endroits un léger étirement. La biotite est hypidiomorphe, brune et rarement chloritisée. La hornblende est de teinte variable, mais communément pléochroïque jaune-brun à vert à vert bleuâtre. Elle est généralement altérée par le quartz et le feldspath. La plupart des roches contiennent de l’épidote idiomorphe avec noyaux d’allanite, tandis que le grenat et la muscovite sont rares. Le gneiss homogène à biotite typique contient 49 à 58 % de plagioclase (An25-31), 16 à 26 % de quartz, 13 à 23 % de biotite brun pâle, ≤5 % de hornblende, ≤15 % de microcline, ainsi que des traces de pyrite, d’épidote, d’apatite et de zircon (Clarke, 1961, 1967).

Le gneiss homogène passe graduellement au gneiss migmatisé qui montre une bonne ségrégation (pPka1) (Clarke, 1962; Franconi et al., 1971, 1975). La transition, observée à maints endroits sur une distance de ∼30 m, s’explique par une migration du quartz et du feldspath et doit probablement être d’origine métamorphique plutôt que stratigraphique. Le gneiss homogène ne montre pas de rubanement attribuable aux minéraux, mais il possède généralement une bonne foliation causée par l’orientation parallèle des feuillets de biotite (Clarke, 1961, 1962; Franconi et al., 1971, 1975). Il tend à devenir à grain plus fin et à s’altérer plus facilement que le gneiss migmatisé (pPka1). Sa composition minéralogique se rapproche de celle du gneiss migmatisé avec une meilleure répartition du grenat et la présence de muscovite à certains endroits. La texture plus uniforme, le peu d’étirement dans le quartz et la chloritisation de la biotite, en comparaison du gneiss migmatisé, sont probablement le résultat d’une déformation moins intense au cours de la cristallisation (Clarke, 1967). Localement, le gneiss homogène à biotite est graphitique et développe une altération rouille (Sinclair, 1961; Clarke, 1962, 1967).

 

Formation de Katsao 4 (pPka4) : Gneiss homogène à hornblende

L’unité pPka4 est formée de gneiss homogène à hornblende (Clarke, 1961, 1962, 1967; Nadeau et al., 1997a-b). La roche est grise, à grain moyen et montre une texture généralement homogène (Clarke, 1963). Ce gneiss ressemble au gneiss homogène à biotite (pPka3) au niveau de la texture, mais sa composition est plus variable (Clarke, 1967). En général, il est plus riche en minéraux ferromagnésiens, particulièrement la hornblende et le grenat. En lame mince, le gneiss homogène à hornblende typique est composé de 21 à 59 % de plagioclase (An20-34), ≤17 % de microcline, 11 à 34 % de quartz, 9 à 21 % de biotite, 3 à 11 % de hornblende, 4 à 11 % de muscovite, 2 à 6 % de grenat ainsi que de proportions mineures d’épidote, d’apatite, de zircon et de pyrite (Clarke, 1963, 1967). Les minéraux sont généralement exempts d’inclusions ou d’altérations (Clarke, 1963). Le plagioclase est frais et uniformément maclé, le microcline présente un patron de macle grossier. Les grains de quartz sont clairs et sans déformation; ils peuvent être allongés parallèlement à la foliation. La biotite est brune à brun olive ou rouge-brun et généralement disposée parallèlement à la foliation (Clarke, 1963, 1967). La hornblende est généralement pléochroïque de jaune vert à bleu vert. La hornblende et le grenat sont tous deux corrodés par du quartz et du feldspath xénomorphes (Clarke, 1967). La muscovite forme de grandes taches irrégulières qui semblent remplacer le plagioclase (Clarke, 1963). De l’épidote idiomorphe avec des cœurs d’allanite croit près de la biotite (Clarke, 1963, 1967).

Tout comme le gneiss homogène à biotite (pPka3), le gneiss homogène à hornblende passe graduellement au gneiss migmatisé contenant de la hornblende (pPka2) (Clarke, 1962, 1963; Franconi et al., 1971, 1975).

 

 Formation de Katsao 5 (pPka5) : Gneiss porphyroblastique ou gloméroporphyroblastique, gneiss rubané

Du gneiss porphyroblastique (gloméroporphyroblastique) à rubané est individualisé en carte dans les feuillets 23B06 et 23B07 (Clarke, 1961, 1962, 1967; Nadeau et al., 1997a-b). Dans la partie supérieure de la séquence de gneiss homogène à biotite (pPka3), plusieurs lits sont caractérisés par des bandes felsiques de 0,6 à 1,2 cm d’épaisseur dans une matrice homogène de quartz, feldspath et biotite (Clarke, 1962). La matrice peut également contenir du grenat et de la hornblende ou de la muscovite. Par endroits, la roche contient seulement des porphyroblastes de quartz et de feldspath au lieu de bandes felsique continues et organisées, mais quelle que soit la forme des ségrégations felsiques, elles ont une bordure de biotite (Clarke, 1961, 1962, 1967). Ce gneiss rubané constitue un niveau près des roches métasédimentaires (Formation de Nault, Groupe de Gagnon) (Clarke, 1962).

 

Formation de Katsao 6 (pPka6) : Schiste à quartz, feldspath, biotite ± hornblende, localement porphyroblastique

L’unité pPka6 est constituée de schiste à quartz, feldspath, biotite ± hornblende (Nadeau et Gobeil, 1997a; Nadeau et al., 1998f, h, i), localement porphyroblastique (feuillet 23B14; Clarke, 1960, 1963). Le schiste porphyroblastique est à grain grossier et caractérisé par des amas/agrégats de feldspath et de quartz ou de quartz seul dans une matrice de biotite noire brillante et de muscovite (Clarke, 1960, 1963). Dans la plupart des cas, le schiste est extrêmement plissoté, les micas sont crénelés, et le quartz peut être étiré en fines lentilles contournées. Par endroits, les amas felsiques deviennent si abondants que la roche prend l’aspect d’un conglomérat métamorphisé, mais ces amas résultent probablement d’une ségrégation métamorphique.

La composition minéralogique de cinq lames minces est de 21 à 41 % de plagioclase (An15-25), 18 à 39 % de quartz, 12 à 26 % de biotite, 6 à 14 % de muscovite, 2 à 6 % d’épidote, jusqu’à 15 % de microcline dans un échantillon ainsi que des proportions mineures d’apatite et d’oxydes (Clarke, 1963). La biotite et la muscovite brun-rouge sont pliées autour de porphyroblastes de quartz clair et de plagioclase remplis de petites inclusions d’épidote et de biotite. Le quartz et le feldspath fins ont cristallisé dans les ombres de pression près des grains grossiers. Le schiste porphyroblastique contient un peu moins de feldspath et plus de mica que le gneiss à hornblende encaissant (pPka2).

 

Formation de Katsao 7 (pPka7) : Schiste à grenat

L’unité pPka7 consiste en un niveau (3,5 km sur <400 m) de schiste à grenat à l’intérieur du gneiss à hornblende migmatisé (pPka2), au SE de Fermont (coin SE du feuillet 23B14; Clarke, 1960, 1963; Nadeau et al., 1998h). Il s’agit d’une roche riche en biotite et en hornblende, constellée de grenat rouge dont le diamètre peut atteindre 2,5 cm (Clarke, 1960, 1963). Le grenat est généralement bien formé, pœcilitique et communément entouré de quartz et de feldspath finement grenus. Le quartz et le feldspath se présentent sous la forme d’amas ou de lentilles dans une matrice de hornblende et de biotite. La hornblende est vert brunâtre et la biotite brun rougeâtre (Clarke, 1963). En lame mince, la roche contient en général 25 % de biotite, 5 % de hornblende, 30 % de grenat, 25 % de feldspath et 15 % de quartz (Clarke, 1960).

 

Formation de Katsao 8 (pPka8) : Schiste et gneiss à kyanite

L’unité pPka8 se distingue des autres unités par la présence de kyanite (et de grenat) dans les schistes et les gneiss (feuillets 23B11 et 23B12; Murphy, 1960; Perreault, 1994; Bilodeau et Gobeil, 1997a-b). Elle forme des niveaux d’épaisseur décimétrique à décamétrique et d’au plus 2 km de longueur dans le gneiss à biotite (± muscovite) (pPka1). La roche est à grain moyen ou grossier, sa texture est granoblastique, nématoblastique ou porphyroblastique et sa composition minéralogique est variable (Murphy, 1960; Perreault, 1994). Elle est généralement riche en biotite, accompagnée d’une proportion mineure de grenat, mais elle ne contient pas de hornblende (Clarke, 1967). Là où les constituants micacés sont abondants, la roche est très schisteuse et là où le contenu en feldspath est élevé, elle est plutôt gneissique. La kyanite (disthène) forme des cristaux prismatiques bleutés allongés dans les axes de plis grenvilliens (Perreault, 1994). Le grenat, rouge clair, forme des porphyroblastes idioblastiques syn-cinématiques à tardi-cinématiques qui peuvent atteindre >30 mm de diamètre.

En lame mince, la roche moyenne est composée essentiellement de 10 % de kyanite, 10 % de grenat, 40 % de biotite, 15 % de quartz, 20 % de feldspath et 5 % de muscovite (Murphy, 1960). Le quartz et le plagioclase montrent des évidences de déformation telles que des macles déformées ou des cristaux à extinction roulante (Perreault, 1994). La kyanite forme des cristaux idioblastiques, localement porphyroblastiques. Certains cristaux présentent une extinction roulante, d’autres, de forme allongée, ont été courbés. Le grenat forme des porphyroblastes pœciloblastiques à contour irréguliers et des porphyroblastes idioblastiques dépourvus d’inclusions. La biotite brun-vert et la muscovite forment des feuillets idioblastiques qui contournent les porphyroblastes de grenat et de kyanite. Les minéraux accessoires sont le graphite, la tourmaline, le rutile, le zircon et l’épidote. Les minéraux rétrogrades sont la chlorite, l’épidote et la séricite. La présence de kyanite et de grenat avec la muscovite indique des conditions métamorphiques au faciès des amphibolites supérieur.

 

Formation de Katsao 9 (pPka9) : Gneiss granitique

Dans les coins NW et NE des feuillets 23B10 et 23B11, respectivement, ainsi que dans la partie est du feuillet 23B12, des masses de gneiss granitique (pPka9) pouvant être cartographiées à l’échelle de la carte ont été différenciées (Phillips, 1958; Murphy, 1960; Bilodeau et Gobeil, 1997b). Le gneiss granitique typique correspond à une roche felsique rose, à grain fin à moyen, caractérisée par une proportion de feldspath potassique atteignant au moins les deux tiers des feldspaths totaux (Phillips, 1958; Murphy, 1960; Franconi et al., 1971, 1975). Il est composé de feldspath rose saumon (microcline, ∼60 %) à gris pâle, de quartz incolore à légèrement laiteux (10 à 30 %) et de biotite verte (<10 %). Des taches et des bandes de matériel pegmatitique rose ainsi que des veines et des taches composées uniquement de quartz sont communément observées (Franconi et al., 1971, 1975). L’origine du gneiss granitique résulte probablement d’une granitisation poussée d’un ancien gneiss à biotite et/ou à hornblende (pPka1 à pPka4) (Franconi et al., 1971, 1975), alors que la présence locale de staurotide indique que le protolite devait être sédimentaire (Phillips, 1958). La transition entre les autres unités de la Formation de Katsao et le gneiss granitique se présente dans une zone d’injection et de remplacement métasomatique le long de la foliation formant des niveaux caractérisés par des amincissements et des renflements (processus de boudinage incomplet?) ainsi que des filonnets entrelacés (Phillips, 1958; Murphy, 1960). Dans cette zone d’injection, on peut reconnaître toutes les lithologies allant du schiste à biotite au gneiss granitique en passant par la migmatite injectée lit par lit (Phillips, 1958; Franconi et al., 1971, 1975). Là où les injections sont nombreuses, il ne reste dans le gneiss granitique que des taches de la roche originale (Murphy, 1960; Franconi et al., 1971, 1975).

Épaisseur et distribution

La Formation de Katsao s’étend de façon discontinue sur une distance de 280 km selon une orientation ENE-WSW au nord du réservoir Manicouagan (feuillets 22M09, 22M16, 22N13, 22O13, 23B02 à 23B07, 23B10 à 23B15, 23C01, 23C02, 23C04, 23C07 à 23C09 et 23D01). La plus grande étendue est située au NE et mesure 160 sur 80 km. Au sud, deux autres masses d’importance mesurent 38 sur 43 km, à l’est, et 68 sur 30 km, à l’ouest. Quelques occurrences de moindre importance se trouvent entre ces étendues principales.

Datation

La datation K-Ar sur biotite et hornblende a donné respectivement des âges de refroidissement de 888 ±35 Ma et 1026 ±28 Ma ainsi qu’un âge métamorphique à 956 ±34 Ma (Lepp et al., 1963; Wanless et al., 1974).

Unité Échantillon Système isotopique Minéral/Matériel Âge de refroidissement (Ma) (+) (-) Âge d’héritage (Ma) (+) (-) Âge métamorphique (Ma) (+) (-) Référence(s)
pPka JD-182A-63 K-Ar Hornblende             956 34 34 Wanless et al., 1974
Biotite 1026 28 28            
pPka7 KA-110 K-Ar Biotite 888 35 35             Lepp et al., 1963

Relations stratigraphiques

Au NW, la Formation de Katsao est délimitée par le Front de Grenville, une faille de chevauchement majeure qui sépare la Province de Grenville de la Province du Supérieur. Ailleurs, elle est en contact avec les autres formations plus jeunes du Groupe de Gagnon, soit les formations de Nault (roches métasédimentaires), de Wabush (formation de fer), de Wapussakatoo (quartzite et schiste pélitique) et de Duley (marbre et roches calcosilicatées). Elle est également en contact avec le Complexe de Séchelles, au NW, et le Complexe de Molson Lake, au SE. Dans sa portion sud, la Formation de Katsao est communément intercalée ou en contact avec les roches granulitiques plus anciennes de la Suite granulitique de Pékans. Finalement, d’autres roches gneissiques indifférenciées (unités lithologiques) se trouvent à l’ouest et au SW de la Formation Katsao.

Paléontologie

Ne s’applique pas.

Références

Publications accessibles dans SIGÉOM Examine

BÉRARD, J., 1964. GÉOLOGIE SUR LA RÉGION DU LAC MATONIPI, COMTÉ DE SAGUENAY. MRN; RP 521, 17 pages, 1 plan.

BÉRARD, J., 1964. PRELIMINARY REPORT, GEOLOGY OF MATONIPI LAKE AREA, SAGUENAY COUNTY. MRN; RP 521(A), 16 pages, 1 plan.

BILODEAU, C., GOBEIL, A., 1997a.  Compilation géologique 1/50 000, 23B11 – LAC CARHEIL. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGÉOM – feuillet 23B. CG SIGEOM23B, 16 plans.

BILODEAU, C., GOBEIL, A., 1997b.  Compilation géologique 1/50 000, 23B12 – LAC DERBY. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGÉOM – feuillet 23B. CG SIGEOM23B, 16 plans.

CHOWN, E.H., 1964a. GEOLOGICAL REPORT ON BOIVIN LAKE AREA (CHICOUTIMI COUNTY). MRN; DP 464, 55 pages, 2 plans.

CHOWN, E.H., 1964b. GÉOLOGIE DE LA RÉGION DU LAC BOIVIN, COMTÉ DE CHICOUTIMI. MRN; RP 520, 19 pages, 2 plans.

CHOWN, E.H., 1964b. PRELIMINARY REPORT, GEOLOGY OF BOIVIN LAKE AREA, CHICOUTIMI COUNTY. MRN; RP 520(A), 15 pages, 2 plans.

CHOWN, E.H., HASHIMOTO, T., 1965. GÉOLOGIE DE LA RÉGION DU LAC CHOWN, COMTÉS DE CHICOUTIMI ET DE SAGUENAY. MRN; RP 548, 20 pages, 3 plans.

CHOWN, E.H., HASHIMOTO, T., 1965. PRELIMINARY REPORT, GEOLOGY OF CHOWN LAKE AREA, CHICOUTIMI AND SAGUENAY COUNTIES. MRN; RP 548(A), 17 pages, 3 plans.

CLARKE, P.J., 1960. PRELIMINARY REPORT ON NORMANVILLE AREA, SAGUENAY ELECTORAL DISTRICT. MRN; RP 413(A), 16 pages, 1 plan.

CLARKE, P.J., 1960. RAPPORT PRÉLIMINAIRE SUR LA RÉGION DE NORMANVILLE, DISTRICT ÉLECTORAL DE SAGUENAY. MRN; RP 413, 18 pages, 1 plan.

CLARKE, P.J., 1961. PRELIMINARY REPORT ON GRAS LAKE AREA, SAGUENAY COUNTY. MRN; RP 453(A), 11 pages, 1 plan.

CLARKE, P.J., 1961. RAPPORT PRÉLIMINAIRE SUR LA RÉGION DU LAC GRAS, COMTÉ DE SAGUENAY. MRN; RP 453, 14 pages, 1 plan.

CLARKE, P.J., 1962. PRELIMINARY REPORT ON FÉLIX LAKE AREA, SAGUENAY COUNTY. MRN; RP 491(A), 10 pages, 1 plan.

CLARKE, P.J., 1962. RAPPORT PRÉLIMINAIRE SUR LA RÉGION DU LAC FÉLIX, COMTÉ DE SAGUENAY. MRN; RP 491, 14 pages, 1 plan.

CLARKE, P.J., 1963. GEOLOGICAL REPORT ON NORMANVILLE AREA (COMTÉ DE SAGUENAY). MRN; DP 465, 104 pages, 1 plan.

CLARKE, P.J., 1965. GÉOLOGIE DE LA RÉGION DU LAC DES SILICATES, COMTÉ DE SAGUENAY. MRN; RP 539, 18 pages, 1 plan.

CLARKE, P.J., 1965. PRELIMINARY REPORT, GEOLOGY OF SILICATES LAKE AREA, SAGUENAY COUNTY. MRN; RP 539(A), 17 pages, 1 plan.

CLARKE, P.J., 1967. GRAS LAKE – FÉLIX LAKE AREA, SAGUENAY COUNTIES. MRN; RG 129(A), 88 pages, 2 plans.

CLARKE, P.J., 1967. RÉGION DES LACS GRAS ET FÉLIX, COMTÉ DE SAGUENAY. MRN; RG 129, 93 pages, 2 plans.

CLARKE, P.J., 1977. Région de Gagnon. MRN; RG 178, 89 pages, 2 plans.

FRANCONI, A., LAURIN, A.F., SHARMA, K.N.M., 1971. GÉOLOGIE DE LA RÉGION DES RIVIÈRES BERSIMIS, PAPINACHOIS, AUX OUTARDES, MANICOUAGAN, SAINTE-MARGUERITE ET MOISIE (COMTÉ DE SAGUENAY) : PROJET GRENVILLE 1968-1969. MRN; DP 127, 138 pages, 4 plans.

FRANCONI, A., SHARMA, K.N.M., LAURIN, A.F., 1975. RÉGION DES RIVIÈRES BETSIAMITES (BERSIMIS) ET MOISIE (GRENVILLE 1968-1969). MRN; RG 162, 165 pages, 6 plans.

GENEST, S., 1989. HISTOIRE GÉOLOGIQUE DU BASSIN D’OTISH, PROTÉROZOÏQUE INFÉRIEUR (QUÉBEC). TH 1415, 394 pages, 11 plans.

GRANT, M., 2002a. MRNF, 2010. Compilation géoscientifique – Géologie 1:50 000, 22M09 – LAC AUBIN-TELLIER. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGÉOM – feuillet 22M. CG SIGEOM22M, 16 plans.

GRANT, M., 2002b. MRNF, 2010. Compilation géoscientifique – Géologie 1:50 000, 22M16 – LAC MAUBLANT. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGÉOM – feuillet 22M. CG SIGEOM22M, 16 plans.

INDARES, A., 1993. RECONNAISSANCE GÉOLOGIQUE ET MÉTALLOGÉNIQUE DES ROCHES MAFIQUES ET ULTRAMAFIQUES DANS LA RÉGION DU LAC OPOCOPA, AU SUD DE FERMONT. MRN; ET 91-01, 61 pages, 4 plans.

 

MORIN, R., AYOTTE, L., 1998. Compilation géologique 1/50 000, 23D01 – LAC DAGUILHE. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGÉOM – feuillet 23D. CG SIGEOM23D, 16 plans.

MURPHY, D.L., 1959. PRELIMINARY REPORT ON MONT WRIGHT AREA, SAGUENAY ELECTORAL DISTRICT. MRN; RP 380(A), 8 pages, 1 plan.

MURPHY, D.L., 1959. RAPPORT PRÉLIMINAIRE SUR LA RÉGION DU MONT WRIGHT, DISTRICT ÉLECTORAL DE SAGUENAY. MRN; RP 380, 14 pages, 1 plan.

MURPHY, D.L., 1960. PRELIMINARY REPORT ON THE CARHEIL AND LE GENTILHOMME LAKES AREA, SAGUENAY ELECTORAL DISTRICT. MRN; RP 412(A), 11 pages, 1 plan.

MURPHY, D.L., 1960. RAPPORT PRÉLIMINAIRE SUR LA RÉGION DES LACS CARHEIL ET LE GENTILHOMME, DISTRICT ÉLECTORAL DE SAGUENAY. MRN; RP 412, 14 pages, 1 plan.

NADEAU, J., BILODEAU, C., GOBEIL, A., 1997a.  Compilation géologique 1/50 000, 23B06 – LAC GRAS. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGÉOM – feuillet 23B. CG SIGEOM23B, 16 plans.

NADEAU, J., BILODEAU, C., GOBEIL, A., 1997b.  Compilation géologique 1/50 000, 23B07 – LAC FÉLIX. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGÉOM – feuillet 23B. CG SIGEOM23B, 16 plans.

NADEAU, J., BILODEAU, C., GOBEIL, A., 1998a. Compilation géologique 1/50 000, 22N13 – LAC MATONIPI. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGÉOM – feuillet 22N. CG SIGEOM22N, 16 plans.

NADEAU, J., BILODEAU, C., GOBEIL, A., 1998b. Compilation géologique 1/50 000, 22N15 – LAC PÉCAUDY. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGÉOM – feuillet 22N. CG SIGEOM22N, 16 plans.

NADEAU, J., BILODEAU, C., GOBEIL, A., 1998c. Compilation géologique 1/50 000, 22N16 – LAC BARBEL. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGÉOM – feuillet 22N. CG SIGEOM22N, 16 plans.

NADEAU, J., BILODEAU, C., GOBEIL, A., 1998d. Compilation géologique 1/50 000, 22O13 – PETIT LAC MANICOUAGAN. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGÉOM – feuillet 22O. CG SIGEOM22O, 16 plans.

NADEAU, J., BILODEAU, C., GOBEIL, A., 1998e.  Compilation géologique 1/50 000, 23B05 – LAC PEPPLER. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGÉOM – feuillet 23B. CG SIGEOM23B, 16 plans.

NADEAU, J., BILODEAU, C., GOBEIL, A., 1998f.  Compilation géologique 1/50 000, 23B10 – LAC OPOCOPA. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGÉOM – feuillet 23B. CG SIGEOM23B, 16 plans.

NADEAU, J., BILODEAU, C., GOBEIL, A., 1998g.  Compilation géologique 1/50 000, 23B13 – LAC DE LA BOUTEILLE. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGÉOM – feuillet 23B. CG SIGEOM23B, 16 plans.

NADEAU, J., BILODEAU, C., GOBEIL, A., 1998h.  Compilation géologique 1/50 000, 23B14 – LAC VIROT. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGÉOM – feuillet 23B. CG SIGEOM23B, 16 plans.

NADEAU, J., BILODEAU, C., GOBEIL, A., 1998i.  Compilation géologique 1/50 000, 23B15 – FLORA LAKE OPOCOPA. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGÉOM – feuillet 23B. CG SIGEOM23B, 16 plans.

NADEAU, J., GOBEIL, A., 1997a.  Compilation géologique 1/50 000, 23B02. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGÉOM – feuillet 23B. CG SIGEOM23B, 16 plans.

NADEAU, J., GOBEIL, A., 1997b.  Compilation géologique 1/50 000, 23B03 – LAC AUX CÈDRES. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGÉOM – feuillet 23B. CG SIGEOM23B, 16 plans.

NADEAU, J., GOBEIL, A., 1997c.  Compilation géologique 1/50 000, 23B04 – LAC NORÉ. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGÉOM – feuillet 23B. CG SIGEOM23B, 16 plans.

PERREAULT, S., 1994. GÉOLOGIE DE LA RÉGION DU LAC GENSART. MRN; MB 94-33, 51 pages, 2 plans.

PETRYK, A., 1995. GÉOLOGIE DE LA RÉGION DU LAC GULL, CANTONS DE FABER ET GUESLIS. MRN; MB 95-42, 28 pages, 1 plan.

PHILLIPS, L.S., 1958. PRELIMINARY REPORT ON TUTTLE LAKE AREA, SAGUENAY ELECTORAL DISTRICT. MRN; RP 377(A), 9 pages, 1 plan.

PHILLIPS, L.S., 1958. RAPPORT PRÉLIMINAIRE SUR LA RÉGION DU LAC TUTTLE, DISTRICT ÉLECTORAL DE SAGUENAY. MRN; RP 377, 10 pages, 1 plan.

PHILLIPS, L.S., 1959. PRELIMINARY REPORT ON PEPPLER LAKE AREA (EAST HALF), SAGUENAY ELECTORAL DISTRICT. MRN; RP 401(A), 13 pages, 1 plan.

PHILLIPS, L.S., 1959. RAPPORT PRÉLIMINAIRE SUR LA RÉGION DU LAC PEPPLER (MOITIÉ EST), DISTRICT ÉLECTORAL DE SAGUENAY. MRN; RP 401, 15 pages, 1 plan.

SINCLAIR, A.J., 1960a. LAC GEORGET AREA (SAGUENAY COUNTY) – RAPPORT FINAL. MRN; DP 486, 32 pages, 1 plan.

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SINCLAIR, A.J., 1960b. Rapport préliminaire sur la région du lac Georget (moitié est), district électoral de Saguenay. MRN; RP 414, 9 pages, 1 plan.

SINCLAIR, A.J., 1961. PRELIMINARY REPORT ON PEPPLER LAKE AND CAILLETEAU LAKES AREA (WEST HALF), SAGUENAY COUNTY. MRN; RP 451(A), 11 pages, 1 plan.

SINCLAIR, A.J., 1961. RAPPORT PRÉLIMINAIRE SUR LA RÉGION DES LACS PEPPLER ET CAILLETEAU (MOITIÉ OUEST), COMTÉ DE SAGUENAY. MRN; RP 451, 14 pages, 1 plan.

 

Autres publications

LEPP, H., GOLDICH, S.S., KISTLER, R.W., 1963. A Grenville Cross Section From Port Cartier to Mount Reed, Quebec, Canada. American Journal of Science; Vol. 261, no 8, p. 693-712. https://doi.org/10.2475/ajs.261.8.693

WANLES, R.K., STEVENS, R.D., LACHANCE, G.R., DELABIO, R.N., 1974. Age determinations and geological studies K-Ar Isotopic ages, report 12. Commission géologique du Canada; études 74-2, 78 pages. https://doi.org/10.4095/102880

 

Citation suggérée

Ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF). Formation de Katsao. Lexique stratigraphique du Québec. https://gq.mines.gouv.qc.ca/lexique-stratigraphique/province-de-grenville/formation-de-katsao [cité le jour mois année].

 

Collaborateurs

Première publication

Céline Dupuis, géo., Ph. D. celine.dupuis@mrnf.gouv.qc.ca (rédaction)

Philippe Pagé, géo., Ph. D. (coordination et lecture critique); Simon Auclair, géo., M. Sc. (révision linguistique); André Tremblay (montage HTML).

29 janvier 2026