Formation de McWatters
Étiquette stratigraphique : [narc]mw
Symbole cartographique : nAmw
 

Première publication :  
Dernière modification :
Subdivision(s) informelle(s)
La numérotation ne reflète pas nécessairement la position stratigraphique.
 
nAmw4 Conglomérat polygénique, grès lithique, schiste à carbonate et séricite
nAmw4b Schiste à carbonate et séricite
nAmw4a Grès lithique
nAmw3 Tuf mafique et indifférencié, localement brèches épiclastiques
nAmw2 Basalte, localement massif ou porphyrique
nAmw2a Basalte coussiné
nAmw1 Andésite
 
Auteur(s) : Wilson, 1943a-b
Âge : Néoarchéen
Stratotype : Aucun
Région type : Région de Rouyn-Noranda, secteur de McWatters (feuillet SQRC 32D02-200-0201)
Province géologique :
Subdivision géologique : Sous-province de l’Abitibi
Lithologie : Roches volcano-sédimentaires
Catégorie :
Lithostratigraphique
Rang :
Formation
Statut : Formel
Usage : Actif

Historique

Les roches de la Formation de McWatters sont d'abord incluses dans une vaste bande sédimentaire archéenne située au sud des roches volcaniques de la partie SW de la Sous-province de l'Abitibi (Wilson et al., 1914). Ces roches sont ensuite assignées à des unités sédimentaires de type « Timiskaming » et volcano-sédimentaires de type « Keewatin » (James et Mawdsley, 1926, 1927; James et al., 1935; Cooke et al., 1931; Hawley, 1934; CGC, 1936). Wilson (1943a-b) réalise une cartographie plus détaillée de la partie SE du canton de Rouyn (partie ouest du feuillet SQRC 32D02-200-0201) et introduit de façon informelle le groupe de McWatters dans la région au SE de Rouyn-Noranda (coin NW du feuillet 32D02-200-0201), en référence à la mine McWatters et au secteur éponyme de la ville de Rouyn-Noranda. L'unité est alors constituée d’une bande d'andésite, de tuf andésitique, de brèche pyroclastique, de conglomérat et de grauwacke s'étendant à l'est du lac Bouzan jusqu'à la rivière Kinojévis. Cet auteur signale également que le groupe de McWatters recouvre structurellement les roches sédimentaires de type témiscamien, mais qu'il pourrait constituer un segment chevauché des roches de la partie SW de la Sous-province de l'Abitibi (Groupe de Blake River).

Lors de la cartographie plus détaillée des cantons de Rouyn et Joannès (partie NW du feuillet SNRC 32D02), les roches correspondant à la Formation de McWatters sont en partie délimitées en carte, mais non différenciées des roches du Groupe de Cadillac, à l'est, du Groupe de Timiskaming, au sud et au nord, et du Groupe de Blake River, au nord (Robinson, 1952a-c; Dugas et Gilbert, 1953; Dugas et al., 1956, 1961; voir tableau ci-dessous). Wilson (1962a-b) et Goulet (1978) associent les roches sédimentaires au Groupe de Timiskaming et les roches volcaniques au Groupe de Blake River ou à la base du Groupe de Pontiac. Goulet (1978) suggère que le secteur de McWatters montre une géométrie complexe en synformes et antiformes serrés, produite par une tectonique polyphasée. Les roches de la Formation de McWatters ont fait l'objet de diverses études métallogéniques en raison du fort potentiel économique de la formation (Gauthier et Genest, 1984; Gauthier, 1986; Gauthier et al., 1990; Jébrak et al., 1991; Bardoux et al., 1993; Bedeaux et al., 2015; Bedeaux, 2018). Le nom formel de Formation de McWatters apparaît pour la première fois dans la carte de compilation du Ministère du feuillet 32D02-200-0201 (Beausoleil et Goutier, 2005). La Formation de McWatters ne comprend alors qu'une seule unité non subdivisée. Dans le cadre de la rédaction de cette fiche stratigraphique, la Formation de McWatters est divisée en sept unités et sous-unités stratigraphiques sur la base des travaux de Gauthier et Genest (1984), de Goulet (1978), de Gauthier (1986) et de Jébrak et al. (1991).

 

Unité actuelle

Bedeaux, 2018

(feuillet 32D02-200-0201)

Bedeaux et al., 2015

(feuillet 32D02-200-0201)

Beausoleil et Goutier, 2005

(feuillet 32D02-200-0201)

Bardoux et al., 1993

(feuillet 32D02 NW)

Jébrak et al., 1991

(feuillet 32D02-200-0201)

Gauthier et al., 1990

(coin NW du feuillet 32D02)

Gauthier, 1986

(feuillet 32D02-200-0201)

Gauthier et Genest, 1984

(feuillet 32D02-200-0201)

Goulet, 1978

(feuillet 32D02-200-00201)

Wilson, 1962a

(coin NW du feuillet 32D02)

Dugas et al., 1956, 1961

(feuillet 32D02)

Dugas et Gilbert, 1953

(feuillet 32D02-200-0201)

Robinson, 1952a-c

(feuillet 32D02-200-0201)

Robinson, 1952b

(feuillet 32D02-200-0201)

Wilson, 1943a-b

(coin NW du feuillet 32D02)

CGC, 1936

(coin NW du feuillet 32D02)

James et al., 1935

(coin NW du feuillet 32D02)

Hawley, 1934

(coin NW du feuillet 32D02)

Cooke et al., 1931

(coin NW du feuillet 32D02)

James et Mawdsley, 2026, 2027

(coin NW du feuillet 32D02)

Wilson et al., 1914

(coin NW du feuillet 32D02)

nAmw1 Formation de McWatters Formation de McWatters Amw : andésite, basalte (coussiné, massif ou porphyrique), tuf mafique, tuf indifférencié, conglomérat polygénique, grès lithique, grès et schiste à carbonate et séricite

Andésite


Série andésitique indifférenciée

Andésite (V2J)


Agglomérat (mafique) (V3)

 

complexe structural de Cadillac    

Groupe de Blake River (?);

roches volcaniques (métabasalte, amphibolite, ultramafique, tuf andésitique) (B1)

Andésite et coulée bréchiforme andésitique (1a)


Tuf andésitique et brèche pyroclastique (agglomérat)(1b)

Coulées intermédiaires et basiques (V2)     Roches volcaniques intermédiaires à basiques (V2)


Andésite (V2A)


Agglomérat et brèche explosive basique (V3W)

groupe de McWatters (C);

andésite, tuf andésitique, brèche pyroclastique (Ca)

Série du Keewatin;

tuf, brèche et autres sédiments (A2)

Série du Keewatin;

tuf, ardoise, agglomérat, conglomérat (?) (A2)

Série du Keewatin;

conglomérat, agglomérat (K3)


Tufs et agglomérats avec coulées de laves (K4)

Série du Timiskaming;

conglomérat, avec quelques grauwackes interstratifiés (A3)

Série du Timiskaming;

conglomérat (A3)

Conglomérat, grauwacke, arkose (5)

nAmw2 Formation de McWatters Formation de McWatters Amw : andésite, basalte (coussiné, massif ou porphyrique), tuf mafique, tuf indifférencié, conglomérat polygénique, grès lithique, grès et schiste à carbonate et séricite Basalte    

Groupe de Blake River (?);

lave porphyrique massive (3)

Groupe de Blake River (?);

andésite massive (AND ma)

Roches volcaniques basiques indifférenciées (B2 ou B1)

Andésite et coulée bréchiforme andésitique (1a)

  Andésite (V6) Roches volcaniques intermédiaires à basiques (V2)  

groupe de McWatters (C);

andésite, tuf andésitique, brèche pyroclastique (Ca)

 

 

       
nAmw2a Formation de McWatters Formation de McWatters Amw : andésite, basalte (coussiné, massif ou porphyrique), tuf mafique, tuf indifférencié, conglomérat polygénique, grès lithique, grès et schiste à carbonate et séricite       Lave coussinée (basalte?) (2)

Groupe de Blake River (?);

andésite coussinée (AND co)

Roches volcaniques basiques indifférenciées (B2 ou B1)                        
nAmw3 Formation de McWatters Formation de McWatters Amw : andésite, basalte (coussiné, massif ou porphyrique), tuf mafique, tuf indifférencié, conglomérat polygénique, grès lithique, grès et schiste à carbonate et séricite

Tuf et brèche épiclastique andésitique

Agglomérat (mafique) (V3)


Basalte (V3B)


Andésite (V2J)

 

  Volcanoclastite (tuf/tuf à lapillis et blocs) (4b)

Groupe de Blake River (?);

horizon de tuf lité ou rubané dans l’unité de tuf andésitique (TL)


Tuf à lapillis et blocs andésitique (TLB and)


Tuf andésitique (TUF and)

Groupe de Pontiac (?) (P)


Groupe de Timiskaming;

conglomérat ou lentilles de conglomérat (T1A ou T2B)

Tuf andésitique et brèche pyroclastique (agglomérat)(1b)

Roches pyroclastiques (V3) Tuf basique (V9W)


Agglomérat basique (V10W)

  Agglomérat et brèche explosive (V3)


Agglomérat et brèche explosive basique (V3W)

groupe de McWatters (C);

andésite, tuf andésitique, brèche pyroclastique (Ca)

 

 

       
nAmw4 Formation de McWatters Groupe de Timiskaming Amw : andésite, basalte (coussiné, massif ou porphyrique), tuf mafique, tuf indifférencié, conglomérat polygénique, grès lithique, grès et schiste à carbonate et séricite

Conglomérat, grauwacke

Conglomérat polygénique (S4E)


Grès lithique (S1E)

 

  Tuf ou grès (1d)

Groupe de Témiskaming;

conglomérat et grauwacke (CON-GWA)

Conglomérat ou lentilles de conglomérat (T1A ou T2B)

Conglomérat, un peu de grauwacke (3)


Grauwacke, un peu de conglomérat (4)

Roches sédimentaires du type témiscamien (T) Conglomérat (S1)   Conglomérat (S1)

groupe de McWatters (C);

conglomérat (Cb)


Grauwacke (Cc)

 

 

       
nAmw4a Formation de McWatters Groupe de Timiskaming Amw : andésite, basalte (coussiné, massif ou porphyrique), tuf mafique, tuf indifférencié, conglomérat polygénique, grès lithique, grès et schiste à carbonate et séricite       Tuf ou grès (1d)   Conglomérat ou lentilles de conglomérat (T1A ou T2B)                        
nAmw4b Formation de McWatters Groupe de Timiskaming Amw : andésite, basalte (coussiné, massif ou porphyrique), tuf mafique, tuf indifférencié, conglomérat polygénique, grès lithique, grès et schiste à carbonate et séricite       Schiste à carbonate et séricite (1a)


Schiste à carbonate-chlorite-quartz (1c)

  Conglomérat ou lentilles de conglomérat (T1A ou T2B)     Andésite (V6)                  

*Les termes en caractères gras visent à mettre en évidence les portions de description qui correspondent aux unités actuelles.

Description

La Formation de McWatters se compose de roches volcano-sédimentaires (Wilson, 1943a-b, 1962a-b; Gauthier, 1986; Jébrak et al., 1991; Bardoux et al., 1993). Les roches volcaniques comprennent deux ensembles lithologiques : d’une part, du basalte tholéiitique (nAmw2), d'autre part de l'andésite (nAmw1) et des roches volcanoclastiques (nAmw3) d'affinité calco-alcaline (Jébrak et al., 1991). Les roches volcaniques alternent avec des séquences sédimentaires de nature clastique composées en majeure partie de conglomérat polygénique interdigité de grès lithique et de roches sédimentaires finement grenues, telles des schistes à carbonate et séricite (nAmw4). Les unités volcaniques et sédimentaires sont très déformées. Elles possèdent un pendage généralement abrupt et sont séparées par des discontinuités stratigraphiques et tectoniques. Une série de failles tardives à fort pendage coupent l'ensemble de ces unités. L'ensemble des roches volcaniques et sédimentaires de la Formation de McWatters est altéré à divers degrés. Outre les processus locaux (tourmalinisation, silicification), l'ensemble des roches volcaniques et sédimentaires est marqué par une intense chloritisation associée à des carbonates et de l'épidote (Jébrak et al., 1991; Bardoux et al., 1993). Son développement semble maximal au voisinage de la Zone tectonique de Cadillac. Le métamorphisme est au faciès des schistes verts (Gauthier, 1986; Jébrak et al., 1991; Bardoux et al., 1993). La Formation de McWatters présente un potentiel pour les minéralisations aurifères filoniennes encaissées dans des roches volcaniques et des roches sédimentaires fortement cisaillées.

Formation de McWatters 1 (nAmw1) : Andésite

L'andésite (nAmw1) affleure au sud du chevalement de l’ancienne mine McWatters (Jébrak et al., 1991). La roche est vert pâle en surface altérée et vert foncé en cassure fraiche. Les roches volcaniques se présentent sous la forme de coulées massives, bréchifiées ou coussinées et montrent une polarité vers le nord (Jébrak et al., 1991; Bardoux et al., 1993). Les coussins sont communément soulignés par une bordure silicifiée ou tourmalinisée. Des fragments arrondis et étirés, plus riches en chlorite, sont localement présents dans la lave, de même que des amygdales millimétriques remplies de quartz et de calcite (Jébrak et al., 1991). Une forte schistosité E-W est si bien développée dans l'andésite que celle-ci est transformée en schiste à <1 m du contact avec les roches du Groupe de Timiskaming le long de la Zone tectonique de Cadillac (Bedeaux et al., 2015). Un étirement prononcé des minéraux composant l'andésite coussinée est également observé (Jébrak et al., 1991). De la tourmaline en cristaux disséminés ou en stylolites associés à des plans de dissolution importants est généralement observée. La tourmaline s'aligne parallèlement à la linéation d'étirement. Elle dessine plusieurs bandes microplissées et montre une orientation régulière. Des veines de quartz, carbonate, épidote, tourmaline, localement avec de l'axinite, sont également présentes. La chloritisation de l'andésite s'accompagne d'un dépôt de magnétite (Jébrak et al., 1991; Bardoux et al., 1993).

L'étude en lame mince montre qu'il s'agit de volcanites microporphyriques composées d'albite, chlorite, épidote, quartz, biotite, carbonate ± actinote, leucoxène, rutile, tourmaline, pyrite, chalcopyrite et hématite (Jébrak et al., 1991; Bardoux et al., 1993). Les microphénocristaux, généralement de dimensions submillimétriques, sont formés d'actinote (remplaçant probablement un pyroxène ou une amphibole) et d'albite (remplaçant un plagioclase) en proportions très variables. Ils sont altérés en épidote, biotite, chlorite et carbonate (Jébrak et al., 1991). La matrice fine est surtout constituée de quartz, d'épidote, de chlorite et de biotite. La biotite verdâtre est partiellement remplacée par de la chlorite. La schistosité est soulignée par l'alignement des phyllosilicates (chlorite, biotite) et par la réorientation des lattes d'albite.

Du point de vue géochimique, les roches de l'unité nAmw1 ont une composition andésitique et une affinité calco-alcaline (Jébrak et al., 1991; Bardoux et al., 1993). Aucune différence géochimique significative n'apparaît entre les faciès massif, bréchifié et coussiné (Jébrak et al., 1991).

Formation de McWatters 2 (nAmw2) : Basalte, localement massif ou porphyrique

Le basalte de l'unité nAmw2 affleure très peu (Gauthier, 1986; Jébrak et al., 1991). Il se présente sous la forme de coulées coussinées (nAmw2a), localement massives, aphanitiques ou porphyriques à microporphyriques (Gauthier, 1986). Les roches sont également amygdalaires, fragmentées et traversées de veinules de quartz boudinées. Dans le secteur de l'ancienne mine McWatters, le basalte affleure très peu (Jébrak et al., 1991). La roche est vert foncé, massive et de granulométrie fine. Aucune structure primaire, comme des contacts entre les coulées, des coussins ou des niveaux bréchiques, n'a pu être identifiée.

Le basalte se compose d'un assemblage d'actinote, d'albite, de chlorite, d'épidote, de quartz, de leucoxène et de carbonate (Gauthier, 1986; Jébrak et al., 1991; Bardoux et al., 1993). L'actinote disparait toutefois dans les roches les plus altérées (Jébrak et al., 1991). Les minéraux opaques (magnétite, pyrite, chalcopyrite) et la tourmaline sont les minéraux accessoires (Jébrak et al., 1991; Bardoux et al., 1993). Les amygdales sont remplies de chlorite, de quartz, de talc et de leucoxène. La calcite, la chlorite et l'épidote sont également présentes dans les veinules de quartz. D'autres veinules sont remplies principalement de chlorite, avec des proportions mineures de quartz, d'épidote et de biotite (Gauthier, 1986). La chloritisation du basalte est accompagnée d'un dépôt de magnétite (Jébrak et al., 1991; Bardoux et al., 1993).

En lame mince, la schistosité est plus ou moins bien développée et se manifeste surtout par l'orientation préférentielle des phyllosilicates (chlorite, biotite) (Jébrak et al., 1991). Certains caractères primaires, comme des phénocristaux dont la taille et la proportion varient d'un endroit à l'autre, peuvent être observés. L'actinote remplace probablement un pyroxène et s'altère en chlorite et carbonate. L'albite remplace probablement un plagioclase et est généralement peu altérée en chlorite, épidote, carbonate et quartz. Le leucoxène remplace une phase à Fe-Ti (ilménite ou magnétite). La matrice montre des degrés d'altération et de recristallisation variables. Elle est surtout composée de quartz, d'albite, de chlorite et d'épidote avec une proportion variable de calcite. Le quartz et l'albite de la matrice montrent localement des intercroissances qui rappellent des textures myrmékitiques. La pyrite est présente en cristaux hypidiomorphes submillimétriques disséminés dans la roche. Elle est par endroits déstabilisée par la magnétite. De la biotite partiellement chloritisée est également observée (Gauthier, 1986).

Formation de McWatters 2a (nAmw2a) : Basalte coussiné

Les affleurements de basalte coussiné sont mal exposés et peu nombreux (Gauthier, 1986). Ils sont différenciés en carte dans le secteur de l'ancienne mine New Rouyn Merger. En lame mince, les roches coussinées sont constituées de microlites de plagioclase et de cristaux squelettiques de plagioclase, dans une mésostase contenant des agrégats de quartz-albite et des minéraux d’altération métamorphiques, tels que l'épidote, la chlorite et la biotite. La roche est fracturée et les fissures sont remplies de talc, de chlorite, de tourmaline, de carbonates et de minéraux opaques; des feuillets de biotite et des sulfures disséminés sont localement observés en bordure des fissures.

 

Formation de McWatters 3 (nAmw3) : Tuf mafique et indifférencié; localement brèches épiclastiques

L'unité nAmw3 est constituée de tuf mafique et de tuf indifférencié, localement de brèches épiclastiques. Dans le secteur de l'ancienne mine McWatters, les roches volcanoclastiques de l'unité nAmw3 consistent en tuf à lapillis et à blocs associé à des brèches épiclastiques (Jébrak et al., 1991; Bardoux et al., 1993). Par endroits, il est difficile de distinguer ces deux types de dépôts ou de déterminer un contact entre les deux (Jébrak et al., 1991). Le tuf à lapillis est de composition mafique et contient ~25 % de fragments volcanoclastiques arrondis à subanguleux, plus pâles que la matrice tufacée. Ces fragments ne sont visibles que sur les surfaces altérées. Le tuf à lapillis recouvre l'unité d’andésite (nAmw1) et le contact entre les deux unités semble concordant (Jébrak et al., 1991; Bardoux et al., 1993). La brèche épiclastique contient ~60 % de clastes de dimension millimétrique à décimétrique (Jébrak et al., 1991). Les clastes sont arrondis à subanguleux et baignent dans une matrice fine vert pâle. Ils sont localement jointifs. Au moins trois types de clastes différents, tous d'origine volcanique, sont visibles et se distinguent surtout par des degrés variables de chloritisation et de silicification.

Les brèches proviennent de l'accumulation et de la sédimentation de fragments volcanoclastiques ou épiclastiques à faible distance d'un centre volcanique, probablement en milieu subaquatique (Jébrak et al., 1991; Bardoux et al., 1993). Cette interprétation est supportée par l'association spatiale de tuf à lapillis et de brèches, le caractère polygénique de ces dernières, la présence de tuf laminé entre certains niveaux de brèche, de même que le degré variable d'arrondi des clastes (Jébrak et al., 1991).

Dans le secteur de l'ancienne mine New Rouyn Merger, les roches volcanoclastiques consistent en tuf à cristaux, en tuf à lapillis et à blocs, en tuf rubané et en tuf aphanitique (Gauthier, 1986). Le tuf à cristaux s'observe au contact avec le conglomérat du Groupe de Timiskaming. Il est constitué de cristaux de plagioclase et de quartz dans une pâte submicroscopique d'agrégats de quartz-albite, d'épidote, d'actinote-trémolite, de biotite, de sphène-leucoxène et de minéraux opaques. Ces derniers sont constitués de pyrite et d'oxydes de fer. Le tuf à lapillis et à blocs comprend des fragments de roches volcaniques felsiques, intermédiaires et mafiques dans une matrice composée de cristaux de plagioclase, de chlorite, de calcite, d'épidote, d'oxydes de fer, de leucoxène, de pyrite et d'agrégats de quartz-albite.

Le tuf aphanitique constitue une unité de roche comprise entre un filon de diorite quartzifère et un filon de gabbro porphyrique, à proximité de la rivière Kinojévis. L'assemblage minéralogique se limite à des agrégats de quartz-albite, d'épidote et de chlorite (Gauthier, 1986). Le tuf rubané forme des niveaux de <1 m d'épaisseur dans l'unité de tuf aphanitique, près du contact avec le filon de gabbro porphyrique; il est fortement plissé. Il peut également être observé en bordure d'une lentille de tuf à lapillis à l'est de l’ancienne mine New Rouyn Merger. Le tuf rubané est formé de quartz-albite, de chlorite, de carbonates ferrifères, d'épidote, de sphène et de leucoxène. La biotite et la trémolite sont localement présentes. Le tuf rubané est souligné à plusieurs endroits par des veines de quartz-tourmaline dans le plan du rubanement. Dans la plupart des charnières des petits plis parasites, il se développe une altération intense qui s'exprime par l’abondance de carbonates et de sulfures communément accompagnés de veines de quartz-tourmaline minéralisées en or.

 

Formation de McWatters 4 (nAmw4) : Conglomérat polygénique, grès lithique, schiste à carbonate et séricite

L'unité nAmw4 consiste en conglomérat polygénique, en grès lithique et en schiste à carbonate et séricite (Gauthier, 1986; Jébrak et al., 1991; Bardoux et al., 1993). Le conglomérat polygénique (nAmw4) forme deux bandes dans le secteur de l'ancienne mine McWatters (Jébrak et al., 1991; Bardoux et al., 1993). La première bande de conglomérat, située au nord de la Faille de McWatters, a une puissance variant de 50 à 70 m et disparait à l'ouest de l'ancienne mine McWatters. Elle n'affleure pas et n'a été observée qu'en forage et dans les travaux miniers (Jébrak et al., 1991). Le conglomérat se compose de fragments de quartz, de quartzite, de fuchsite, de roche volcanique mafique, de quartz pyriteux et/ou microsaccharoïde, de diorite et d'amas de silice-ankérite dans une matrice chloriteuse (Jébrak et al., 1991; Bardoux et al., 1993).

La seconde bande de conglomérat, située au sud de la Faille de McWatters, montre une puissance apparente variant de 80 à 130 m (Jébrak et al., 1991; Bardoux et al., 1993). Elle affleure amplement et peut être suivie latéralement, tant vers l'ouest sous la forme de faciès grossiers que vers l'est sous la forme de faciès gréseux (grauwackeux). Le conglomérat affleure bien au voisinage du puits de l'ancienne mine McWatters, où il constitue l'un des principaux encaissants des minéralisations (Jébrak et al., 1991). Dans ce secteur, il se distingue de celui de la bande nord par sa matrice gréseuse, l'abondance de fragments à silice-ankérite et la présence de fragments de roches volcaniques mafiques et felsiques. Ce conglomérat présente un meilleur granoclassement et pourrait être plus distal. De minces niveaux gréseux laminés de 30 cm d'épaisseur, orientés N-S et fortement déformés par une schistosité E-W sont localement visibles.

D'après Bardoux et al. (1993), le conglomérat de la Formation de McWatters serait vraisemblablement similaire à celui formant la base de la Formation de La Bruère. Ils se distinguent toutefois par leurs caractéristiques structurales et leur composition : le conglomérat de la Formation de McWatters est riche en fragments de roche volcanique mafique et en quartz, tandis que le conglomérat de la Formation de La Bruère est plus riche en fragments de roche volcanique felsique (Jébrak et al., 1991).  

Formation de McWatters 4a (nAmw4a) : Grès lithique

La sous-unité nAmw4a est constituée de roches sédimentaires fines et schisteuses qui sont considérées en lame mince comme étant du grès lithique ou du tuf intermédiaire à felsique (Gauthier, 1986). Le grès est rubané avec des stratifications parallèles et du granoclassement normal. Il se caractérise par l'alternance de lits centimétriques à millimétriques de wacke arkosique ou de wacke lithique et de lits de pélite, dans lesquels sont interstratifiés quelques lits de mudstone. Le grès se compose de fragments de cristaux de quartz et de feldspath, de fragments de roches et de proportions variables de minéraux accessoires, tels la séricite, la muscovite, la biotite, le stilpnomélane, la tourmaline, l'apatite, le leucoxène, les carbonates, la chlorite, la trémolite, l'actinote et les minéraux opaques (pyrite, oxydes de fer).

 

Formation de McWatters 4b (nAmw4b) : Schiste à carbonate et séricite

Le schiste à carbonate et séricite n'a été observé qu'en sondage (Gauthier, 1986). Il correspond possiblement à des roches sédimentaires finement grenues. Dans le secteur de l'ancienne mine New Rouyn Merger, située à proximité de la Zone tectonique de Cadillac, le schiste (incluant du schiste à carbonate-talc-chlorite du Groupe de Piché) est injecté à plusieurs endroits de veines de quartz-albite, de carbonates et de chlorite. La roche est déformée et les injections sont boudinées, de forme lenticulaire, conférant à la roche un aspect fragmentaire. De grands « fragments » blanchâtres d'aspect porcelané sont observés en carotte de forage et sont identifiés en lame mince comme des agrégats de cristaux de quartz et d'albite communément carbonatés. Ces fragments blanchâtres ou brunâtres très étirés et de forme lenticulaire sont des veines de carbonate et de quartz-albite boudinées et fragmentées.

 

Épaisseur et distribution

La Formation de McWatters est située au SE de la ville de Rouyn-Noranda. Elle forme une bande E-W qui s'étend sur ~7,5 km entre le lac Bouzan, à l'ouest, et la rivière Kinojévis, à l'est (coin NW du feuillet 32D02-200-0201). Elle se pince en son milieu et se termine en biseau à son extrémité occidentale. La puissance des roches volcaniques de la formation est de ~250 m (Wilson, 1962b; Jébrak et al., 1991).

 

Datation

Un âge U-Pb sur zircons de 2674 ±3 Ma a été obtenu d'un échantillon de conglomérat, indiquant l'âge maximal de sédimentation (Davis, 2002).

Unité Échantillon Système isotopique Minéral Âge de déposition (Ma) (+) (-) Âge détritique (Ma) (+) (-) Référence(s)
nAmw4 DD90-22 U-Pb Zircon 2674 3 3       Davis, 2002
      2688 4 4
2695 4 4
2698 3 3
2813 5 5

Relations stratigraphiques

La Formation de McWatters longe la Zone tectonique de Cadillac au SE de Rouyn-Noranda. Au nord, elle est en contact avec la Formation de La Bruère (Groupe de Timiskaming) et en contact cisaillé avec le Groupe de Piché le long de la Zone tectonique de Cadillac. Au sud, elle est en contact avec la Formation de Granada (Groupe de Timiskaming) le long de la Zone tectonique de Cadillac. Le contact entre la Formation de McWatters et le Groupe de Timiskaming est orienté ENE. Il est faillé et est accompagné d'une intense déformation des roches volcaniques situées à proximité sous la forme d'une forte schistosité E-W (Bedeaux et al., 2015; Bedeaux, 2018). À son extrémité orientale, la Formation de McWatters est entourée par les roches sédimentaires du Groupe de Timiskaming et est tronquée par la Faille du Ruisseau Davidson. La formation est coupée par les dykes de diabase protérozoïques de Sudbury et de l'Essaim de dykes de Matachewan ainsi que par des intrusions non nommées de diorite quartzifère et de gabbro porphyroïde.

La Formation de McWatters demeure très mal connue (Jébrak et al., 1991; Bedeaux et al., 2015; Bedeaux, 2018). Cette formation isolée constitue une lentille de roches volcaniques et sédimentaires piégée entre deux embranchements de la Zone tectonique de Cadillac. Actuellement, l'origine et l'appartenance de ces roches n'ont pas été étudiées (Bedeaux et al., 2015; Bedeaux, 2018). Les relations chronologiques qui existent entre les diverses unités au sein de la Formation de McWatters sont difficiles à établir en raison des contacts faillés qui les séparent généralement (Jébrak et al., 1991). Le terme de « complexe structural de Cadillac » est notamment utilisé par Gauthier et al. (1990) pour regrouper les roches de la Formation de McWatters, suggérant des discontinuités avec les séquences géologiques avoisinantes. Jébrak et al. (1991) et Bardoux et al. (1993) interprètent le contexte géologique de la région de McWatters comme le collage tectonique de basaltes tholéiitiques et de roches volcaniques et sédimentaires d'affinité calco-alcaline entre les groupes de Blake River et de Timiscaming. Il est possible que la Formation de McWatters soit une écaille détachée du Groupe de Blake River, situé à proximité, ou encore une constituante directe du Groupe de Piché, ou une combinaison de ces deux origines (Bedeaux et al., 2015; Bedeaux, 2018). Des travaux de terrain seraient nécessaires pour déterminer les grandes unités constituant cette formation et leurs origines. La Formation de McWatters demeure une énigme, puisque c'est un cas unique de duplication de la Zone tectonique de Cadillac.

Paléontologie

Aucun fossile n'a été rapporté.

Références

Publications accessibles dans SIGÉOM Examine

BARDOUX, M., GOULET, N., MORIN, D., JÉBRAK, M., 1993. Tectonostratigraphie et minéralisations en or de la zone tectonique de Cadillac à la mine McWatters. In: COUTURE, J.-F., PILOTE, P., 1993. GÎTOLOGIE DES GISEMENTS D'OR DU DISTRICT DE ROUYN-NORANDA: ÉTUDES RÉCENTES. MRN; DV 92-07, page 9.

BEAUSOLEIL, C., GOUTIER, J., 2005. Compilation géoscientifique – Géologie 1/20 000, 32D02-200-0201 – MCWATTERS. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGEOM - feuillet 32D. CG SIGEOM32D, 56 plans.

BEDEAUX, P., DAIGNEAULT, R., PILOTE, P., 2015. ÉVOLUTION STRUCTURALE, MODÉLISATION DES PALÉOCONTRAINTES ET IMPLICATIONS SUR LES MINÉRALISATIONS AURIFÈRES OROGÉNIQUES LE LONG DES FAILLES MAJEURES : APPLICATION À LA FAILLE DE CADILLAC, ABITIBI, QUÉBEC. MERN, UQAC; MB 2015-13, 105 pages.

DUGAS, J., GILBERT, J.E., 1953. Quart nord-est du canton de Rouyn, comté de Rouyn-Noranda. MRN; ROUYN NE, 1 plan.

DUGAS, J., GILBERT, J.E., LATULIPPE, M., 1956. ZONE MINIÈRE NORANDA-SENNETERRE, QUÉBEC NORD-OUEST. MRN; CARTE 1127, 1 plan.

DUGAS, J., GILBERT, J.E., LATULIPPE, M., 1961. ZONE MINIÈRE NORANDA-SENNETERRE. MRN; CARTE 1388, 1 plan.

GAUTHIER, N., 1986. MÉTALLOGÉNIE DES GÎTES MINIERS NEW ROUYN MERGER ET O'NEILL THOMPSON - RÉGION DE ROUYN-NORANDA. MRN; MB 85-60, 78 pages, 7 plans.

GAUTHIER, N., GENEST, R., 1984. GÉOLOGIE DES GÎTES MINIERS NEW-ROUYN-MERGER ET O'NEILL-THOMPSON. MRN; DP-84-57, 1 plan.

GOULET, N., 1978. STRATIGRAPHY & STRUCTURAL RELATIONSHIPS ACROSS THE CADILLAC-LARDER LAKE FAULT, ROUYN-BEAUCHASTEL AREA, QUEBEC. MRN; DP 602, 156 pages, 4 plans.

HAWLEY, J.E., 1934. ZONE AURIFÈRE MCWATTERS, RÉGIONS DE ROUYN-EST ET JOANNES, PARTIE C. MRN; RASM 1933-C1, 95 pages, 4 plans.

JEBRAK, M., MORIN, D., ZADEH, H., BARDOUX, M., GOULET, N., GIGUÈRE, C., 1991. GÎTOLOGIE DU GISEMENT AURIFÈRE DE MCWATTERS, RÉGION DE ROUYN-NORANDA - RAPPORT FINAL -. UQAM; MB 91-12, 119 pages, 1 plan.

ROBINSON, W.G., 1952a. QUART NORD-OUEST DU CANTON DE JOANNES, COMTÉ DE ROUYN-NORANDA. MRN; JOANNES NO, 1 plan.

ROBINSON, W.G., 1952b. QUART SUD-OUEST DU CANTON DE JOANNES, COMTÉ DE ROUYN-NORANDA. MRN; JOANNES SO, 1 plan.

ROBINSON, W.G., 1952c. Quart sud-est du canton de Rouyn, comté de Rouyn-Noranda. MRN; ROUYN SE, 1 plan.

Autres publications

BEDEAUX, P., 2018. Évolution structurale, modélisation des paléocontraintes et implications sur les minéralisations aurifères orogéniques le long de failles majeures : application à la Faille de Cadillac, Abitibi, Canada. Thèse de doctorat, Université du Québec à Chicoutimi, 394 pages. https://constellation.uqac.ca/id/eprint/4572

COOKE, H.C., JAMES, W.F., MAWDSLEY, J.B., 1931. Rouyn-Harricanaw area, Abitibi and Temiscamingue Counties, Quebec. Commission géologique du Canada; Carte série « A » 271A, 1 feuille. https://doi.org/10.4095/107768

COMMISSION GÉOLOGIQUE DU CANADA (CGC), Bureau of Mines, Quebec, 1936. Rouyn-Bell River area, Abitibi and Temiscamingue Counties, Quebec. Commission géologique du Canada; Carte série « A » 328A, 1 feuille. https://doi.org/10.4095/107782

DAVIS, D.W., 2002. U-Pb geochronology of Archean metasedimentary rocks in the Pontiac and Abitibi subprovinces, Quebec, constraints on timing, provenance and regional tectonics. Precambrian Research; Vol. 115, p. 97-117. https://doi.org/10.1016/S0301-9268(02)00007-4

GAUTHIER, N., ROCHELEAU, M., KELLY, D., GAGNON, Y., 1990. Controls on the distribution of gold mineralization within the Cadillac Tectonic Zone, Rouyn-Beauchastel segment, Abitibi Belt, Quebec. In: The Northwestern Quebec Polymetallic Belt (Rive, M., Verpaelst, P., Gagnon, Y., Lulin, J.M., Riverin, G, Simard, A., editors). The Canadian Institute of Mining and Metallurgy; Special Volume 43, pages 185-198.

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JAMES, W.F., MAWDSLEY, J.B., 1927. Régions de Cléricy et de Kinojévis, comtés de Témiscamingue et d'Abitibi (Québec). In : Rapport sommaire, 1924, partie C, extraits, Commission géologique du Canada; Rapport sommaire, 1924, pages 1-30. https://doi.org/10.4095/299378

JAMES, W.F., MAWDSLEY, J.B., LANG, A.H., 1935. Kinojevis Sheet, Temiscamingue and Abitibi Counties, Quebec. Commission géologique du Canada; Carte série « A » 306A, 1 feuille. https://doi.org/10.4095/1075234

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WILSON, M.E., 1962b. McWatters Mine. In: Rouyn Beauchastel map Areas, Quebec. Commission géologique du Canada; Mémoires 315, page 97. https://doi.org/10.4095/100542

WILSON, W.J., WILSON, M.E., BANCROFT, J.A., 1914. Kewagama, Abitibi and Pontiac, Quebec. Commission géologique du Canada; Carte série « A » 93A. https://doi.org/10.4095/107967

Citation suggérée

Ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF). Formation de McWatters. Lexique stratigraphique du Québec. https://gq.mines.gouv.qc.ca/lexique-stratigraphique/province-du-superieur/formation-de-mcwatters [cité le jour mois année].

 

Collaborateurs

Première publication

Charles St-Hilaire, géo., M. Sc. charles.st-hilaire@mrnf.gouv.qc.ca (rédaction)  

Philippe Pagé, géo., Ph. D. (coordination); Céline Dupuis, géo., Ph. D. (lecture critique); Simon Auclair, géo., M. Sc. (révision linguistique); André Tremblay (montage HTML).

6 mars 2026