Intrusion de Brass
Étiquette stratigraphique : [narc]brs
Symbole cartographique : nAbrs

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Subdivision(s) informelle(s)
La numérotation ne reflète pas nécessairement la position stratigraphique.
 
nAbrs2 Gabbro à olivine
nAbrs1 Enderbite
 
Auteur :Hammouche et al., 2012
Âge :Néoarchéen
Coupe type :Aucune
Région type :Région du lac Zeni (feuillets SNRC 23I16 et 13L13)
Province géologique :Province de Churchill
Subdivision géologique :Domaine lithotectonique de Mistinibi-Raude
Lithologie :Enderbite
Type :Lithodémique
Rang :Lithodème
Statut :Formel
Usage :Actif

 

 

Historique

L’Intrusion de Brass a été définie par Hammouche et al. (2012) dans la région du lac Zeni pour décrire une unité de roches intrusives à orthopyroxène. Emslie (1972) et Taner (1992) avaient tous deux reconnu des roches à pyroxène à la périphérie de la Suite de Michikamau (mPmic).

Description

L’intrusion de Brass comprend une unité d’enderbite (nAbrs1) et une unité de gabbro à olivine (nAbrs2).

Intrusion de Brass 1 (nAbrs1) : Enderbite

L’unité nAbrs1 est composée principalement d’enderbite peu ou non foliée. Elle contient aussi localement de l’opdalite et un peu de diorite à hypersthène. Ces roches, plus ou moins recristallisées et à grain moyen, présentent un aspect homogène et équigranulaire. L’enderbite et l’opdalite sont typiquement beiges ou gris clair en cassure fraîche et brunâtres en surface altérée. Elles se composent de quartz, de plagioclase, d’orthose et de microcline en quantité variable, de biotite, d’amphibole et d’hypersthène. Le contenu en biotite peut atteindre 15 % par endroits. Les minéraux accessoires sont la magnétite en grains isolés, l’apatite et le sphène en inclusion. La diorite à hypersthène est peu répandue. Blanchâtre, elle possède une granulométrie moyenne. Elle montre une structure homogène et massive et contient du clinopyroxène, de la biotite et de la magnétite.

Dans toutes ces lithologies (enderbite, opdalite et diorite à hypersthène), l’altération secondaire se manifeste par la présence de séricite, de chlorite, d’épidote et de talc. En lame mince, on observe le développement d’amphibole et de biotite secondaires aux dépens de l’hypersthène. L’unité est localement recoupée par des amas de forme irrégulière, décimétriques à métriques, de leuconorite identique à celle observée dans la Suite de Michikamau.

Intrusion de Brass 2 (nAbrs2) : Gabbro à olivine

L’unité nAbrs2 est composée de gabbro à grain fin à moyen, légèrement folié. En surface altérée, la roche est brun foncé avec une teinte rouillée. En cassure fraîche, elle est finement tachetée de blanc (plagioclase) dans un fond verdâtre foncé. La roche est homogène et faiblement recristallisée. Elle est constituée de plagioclase, d’augite, de hornblende, d’olivine de type fayalite (5 à 7 %), d’hypersthène (3 à 4 %) et de magnétite (~3 %). Elle est peu altérée et contient une faible proportion de chlorite et, très localement, de l’épidote en inclusion dans le plagioclase.

Épaisseur et distribution

L’Intrusion de Brass fait environ 5 km de largeur sur au moins 18 km de longueur, se poursuivant vers l’est au Labrador. L’unité nAbrs1 couvre une superficie d’environ 116 km2dans la partie sud du Domaine lithotectonique de Mistinibi-Raude (Charette et al., 2019). L’unité de gabbro nAbrs2 (11 km2) forme une bande d’une épaisseur moyenne de 600 m située à la bordure ouest de l’unité nAbrs1. 

Datation

Une datation effectuée au Labrador sur une granodiorite à orthopyroxène, localisée dans le prolongement des roches assignées à l’Intrusion de Brass, a donné un âge néoarchéen d’environ 2581 Ma, ce qui indique que ces roches ne peuvent être associées à la Suite de Michikamau, d’âge mésoprotérozoïque.

Système isotopiqueMinéralÂge de cristallisation (Ma)(+)(-)Référence(s)
U-PbZircon2581108James et al., 2003

Relation(s) stratigraphique(s)

L’Intrusion de Brass est localisée immédiatement au nord de la Suite de Michikamau (mPmic). Le contact entre ces deux intrusions n’a pas été observé sur le terrain. Toutefois, l’Intrusion de Brass est coupée par endroits par des amas de forme irrégulière, décimétriques à métriques, de leuconorite identique à celle observée dans la Suite de Michikamau.

Emslie (1970) interprétait les roches à pyroxène qu’il avait reconnues en bordure du Michikamau comme un ensemble de roches métamorphisées au faciès des granulites. Taner (1992) interprétait ces mêmes roches comme une unité marginale faisant partie de la Suite de Michikamau. L’âge néoarchéen obtenu dans l’intrusion de Brass au Labrador indique plutôt qu’il n’y a pas de relation génétique entre ces deux unités.

Paléontologie

Ne s’applique pas. 

Références

Auteur(s)TitreAnnée de publicationHyperlien (EXAMINE ou Autre)
EMSLIE, R.F.The geology of the Michikamau Intrusion, Labrador (13L, 23I). Geological Survey of Canada; Paper 68-57, 85 pages, 3 cartes.1970
JAMES, D.T. – NUNN, G.A.G. – KAMO, S. – KWOK, K.The southeastern Churchill Province revisited: U-Pb geochronology, regional correlations, and the enigmatic Orma Domain. In: Current Research. Newfoundland Department of Mines and Energy, Geological Survey; report 03-1, pages 35-45.2003Source
HAMMOUCHE, H. – LEGOUIX, C. – GOUTIER, J. – DION, C.Géologie de la région du lac Zeni. Ministère des Ressources naturelles, Québec; RG 2012-02, 35 pages, 1 plan.2012RG 2012-02
CHARETTE, B. – LAFRANCE, I. – VANIER, M.-A. –  GODET, A.Domaine de Mistinibi-Raude, sud-est de la Province de Churchill, Nunavik, Québec, Canada : synthèse de la géologie. Ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, Québec.2019Bulletin géologiQUE
TANER, M.F.Reconnaissance géologique de la région du lac Juillet, Territoire-du-Nouveau-Québec. Ministère de l’Énergie et des Ressources, Québec; MB 91-19, 132 pages, 5 plans.1992MB 91-19
29 janvier 2019