Pluton de Chibougamau
Étiquette stratigraphique : [narc]chi
Symbole cartographique : nAchi

Première publication : 7 décembre 2018
Dernière modification :
Subdivision(s) informelle(s)
La numérotation ne reflète pas nécessairement la position stratigraphique.
 
nAchi7 Dyke de tonalite complètement séricitisé (dyke acide)
nAchi6 Dyke de diorite quartzifère, tonalite porphyrique (dyke gris)
nAchi5 Dyke de gabbro et de diorite (dyke mafique et intermédiaire)
nAchi4 Brèche d’intrusion constituée de tonalite avec enclaves de diorite, basalte et gabbro quartzifère
nAchi3 Trondhjémite et trondhjémite porphyrique (leucotonalite)
nAchi2 Tonalite avec quantité moindre de diorite et de diorite quartzifère à hornblende, dykes de tonalite et de diorite porphyrique
nAchi1 Diorite et diorite quartzifère à hornblende avec quantité moindre de tonalite à biotite-hornblende et trondhjémite, dykes de tonalite et de diorite porphyrique
 
 
Auteur : Allard, 1956
Âge : Néoarchéen
Stratotype : Aucun
Région type : Aucune
Province géologique : Province du Supérieur
Subdivision géologique : Sous-province de l’Abitibi
Lithologie : Diorite, tonalite, trondhjémite
Type : Lithodémique
Rang : Suite
Statut : Formel
Usage : Actif

Historique

Le Pluton de Chibougamau est initialement désigné comme la « Masse du lac Chibougamau »  par Mawdsley et Norman (1935) et est inclus dans le Groupe du lac David par Graham (1956). Il est nommé « Pluton du lac Chibougamau » par Allard (1956) et plus simplement « Pluton de Chibougamau » dans les publication subséquentes (Allard, 1976; Racicot, 1980, 1981).

Description

Pluton de Chibougamau 1 (nAchi1) : Diorite et diorite quartzifère à hornblende avec quantité moindre de tonalite à biotite-hornblende et trondhjémite, dykes de tonalite et de diorite porphyrique

D’après Leclerc et al. (2017, page 28) :

« La diorite hétérogène constitue l’unité la plus ancienne. Elle comprend un faciès à hornblende (sous-unité nAchi1a) et un faciès quartzifère non cartographiable qui sont typiquement coupés par des injections mineures, des dykes et des veinules de tonalite à biotite et hornblende ou de trondhjémite porphyrique. La diorite hétérogène est principalement observée à la périphérie du pluton et au sud du lac Chibougamau et inclut également un faciès bréchique qui sera décrit plus bas […]. Au nord du lac, elle a été identifiée dans le secteur de la mine Merrill ».

Pluton de Chibougamau 2 (nAchi2) : Tonalite avec quantité moindre de diorite et de diorite quartzifère à hornblende, dykes de tonalite et de diorite porphyrique

D’après Leclerc et al. (2017, page 28) :

« La partie centrale du Pluton de Chibougamau est dominée par une unité de tonalite à biotite à structure équigranulaire à porphyrique. Cette unité hétérogène contient des enclaves subanguleuses à arrondies de dimension généralement décimétrique à métrique de diorite à hornblende et de diorite quartzifère. […] Cette unité est l’hôte de la brèche de Queylus ».

Pluton de Chibougamau 3 (nAchi3) : Trondhjémite et trondhjémite porphyrique (leucotonalite)

D’après Leclerc et al. (2017, page 28) :

« L’unité de trondhjémite à biotite et de trondhjémite porphyrique, également appelée leucotonalite, affleure au sud de la mine Merrill, dans le secteur des gîtes Devlin et Corner Bay (SW du feuillet SNRC 32G16), ainsi que dans le secteur Lamothe (est du feuillet 32G16). Elle se caractérise par une faible quantité de minéraux mafiques (<5 %), l’abondance de quartz et une structure porphyroclastique ».

Pluton de Chibougamau 4 (nAchi4) : Brèche d’intrusion constituée de tonalite avec enclaves de diorite, basalte et gabbro quartzifère

D’après Leclerc et Houle (2013, page 9) :

« La bordure sud-ouest du Pluton de Chibougamau est caractérisée par une zone de brèche d’intrusion marquant le contact entre les roches volcaniques du Membre d’Andy et l’unité nAchi1. Cette brèche est composée d’une matrice de tonalite hétérogène foliée. Elle contient des enclaves de diorite à grain fin, très arrondies, fracturées et injectées de veinules de tonalite, de basalte aphyrique et de gabbro quartzifère avec des cristaux de plagioclase (<5 mm) ».

Pluton de Chibougamau 5 (nAchi5) : Dyke de gabbro et de diorite (dyke mafique et intermédiaire)

Les dykes de gabbro et de diorite (nAchi5) correspondent aux dykes de diorite et de méladiorite de Maillet (1978). Ils sont particulièrement abondants dans le secteur NW du lac Caché, où ils coupent les roches intrusives de la Suite intrusive du Lac Doré (Houle, 1990; Leclerc et al., 2017).

Pluton de Chibougamau 6 (nAchi6) : Dyke de diorite quartzifère, tonalite porphyrique (dyke gris)

Les dykes de diorite quartzifère (nAchi6) correspondent aux dykes gris à grain très fin de Maillet (1978) « constituant généralement la bordure de trempe des dykes porphyriques et des dykes de tonalite » (Houle, 1990; Leclerc et al., 2017).

Pluton de Chibougamau 7 (nAchi7) : Dyke de tonalite complètement séricitisé (dyke acide)

Les « dykes acides » regroupent les dykes felsiques porphyriques (phénocristaux de quartz ± plagioclase ± hornblende), ainsi que les dykes de tonalite et de tonalite porphyrique. Ils sont généralement associés aux zones de cisaillement NW-SE; ils sont complètement séricitisés et contiennent de la pyrite disséminée (Houle, 1990; Leclerc et al., 2017).

Épaisseur et distribution

Le Pluton de Chibougamau occupe une superficie de 450 km2 et suit la trace axiale de l’Anticlinal de Chibougamau, dont l’orientation E-W devient NE-SW à l’approche de la Zone tectonique du Front de Grenville (Daigneault et Allard, 1990, 1994). 

Datation

Des échantillons de méladiorite à hornblende (nAchi1) ont permis de déterminer des âges de cristallisation de 2718 ±2 Ma (Krogh, 1982) et de 2716 +3 /-2 Ma (Pilote et al., 1997; Joanisse, 1998). Un échantillon de dyke de tonalite porphyrique à quartz du lac Clark (nAchi7) a permis d’obtenir un âge de cristallisation de 2715 ±1 Ma (Pilote et al., 1996). À la fosse de la mine Merrill, un échantillon de dyke de diorite (nAchi5) coupé par la minéralisation et un échantillon de dyke de tonalite porphyrique (nAchi7) coupant la minéralisation (nAchi7) ont livré un âge de cristallisation identique de 2714 +3 /-2 Ma (Pilote et al., 1997; Joanisse, 1998). Un échantillon provenant du stock tonalitique à la fosse de la mine Merrill a lui aussi livré un âge de 2714 +3 /-2 Ma (Pilote et al., 1997; Joanisse, 1998). À la mine Copper Rand, un échantillon de dyke de diorite quartzifère (nAchi6) a permis d’obtenir un âge de cristallisation de 2705,1 +1,7/-1,2 Ma (David et al., 2011, réanalyse de Joanisse et al., 1998). Un échantillon de leucotonalite porphyrique dans le secteur de la baie Queylus a été daté à 2701,7 ±2,9 Ma (données non publiées, McNicoll et al., 2008).

Système isotopique Minéral Âge de cristallisation (Ma) (+) (-) Référence(s)
U-Pb Zircon 2718 2 2 Krogh, 1982
U-Pb Zircon 2716 3 2 Pilote et al., 1997; Joanisse, 1998
U-Pb Zircon 2715 1 1 Pilote et al., 1996
U-Pb Zircon 2714 3 2 Pilote et al., 1997; Joanisse, 1998
U-Pb Zircon 2705,1 1,7 1,2 David et al., 2011
U-Pb Zircon 2701,7 2,9 2,9 McNicoll et al., 2008

Relations stratigraphiques

Le Pluton de Chibougamau coupe les roches volcano-sédimentaires à la base du Groupe de Roy (formations d’Obatogamau et de Waconichi), ainsi que les roches mafiques à ultramafiques de la Suite intrusive du Lac Doré. Le contact de la partie sud du pluton est caractérisé par une discordance au-dessus de laquelle se trouvent les roches sédimentaires du Groupe d’Opémisca (formations de Stella et de Haüy). La partie est du Pluton de Chibougamau est coupée, d’une part, par des granodiorites injectées dans la Faille de Mistassini, d’orientation NNE-SSW, et, d’autre part, plus localement par des tonalites à biotite caractérisant le Parautochtone

Paléontologie

Ne s’applique pas.

Références

7 décembre 2018