
| Auteur(s) : |
Davies, 1965, 1968
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| Âge : |
Néoprotérozoïque supérieur
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| Stratotype : |
Aucun
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| Région type : |
Région du village de Baie-des-Moutons (coin SE du feuillet SNRC 12J14)
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| Province géologique : | |
| Subdivision géologique : | |
| Lithologie : | Syénite |
| Catégorie : |
Lithodémique
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| Rang : |
Lithodème
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| Statut : | Formel |
| Usage : | Actif |
Aucune
Historique
Dès les années soixante, la « syénite plutonienne de la Baie-des-Moutons » est reconnue dans la région éponyme (coin NE du feuillet SNRC 12J11, partie est du feuillet 12J14, partie ouest du feuillet 12J15; Davies, 1965). Davies (1968) en fait une étude très détaillée dans sa thèse de doctorat et divise les roches syénitiques du pluton en vingt-trois unités réparties dans trois grands « groupes » selon leur âge, soit les groupes précoce, intermédiaire et tardif, ainsi qu'un « quatrième groupe » de moindre importance. Lalonde (1981) et Lalonde et Martin (1983) conservent les trois grands groupes définis par Davies (1968), mais redéfinissent les 23 unités de Davies (1968) en 13 feuillets coniques réparties dans les trois groupes et utilisent plutôt le terme « complexe syénitique de Baie-des-Moutons ». Avramtchev (1984) parle du lithodème de « syénite de la baie des Moutons » dans sa carte de compilation régionale du feuillet 12J. Perreault et Heaman (2003) conservent le terme « complexe syénitique de Baie-des-Moutons » de Lalonde (1981) et Lalonde et Martin (1983). Dans les cartes de compilation du Ministère des feuillets 12J10, 12J11, 12J14 et 12J15, le nom est officialisé pour « Syénite de la Baie-des-Moutons » (Madore et Perreault, 2005a-d). L'unité est alors définie comme des intrusions concentriques composées de syénite avec des dykes de syénite, de carbonatite et de pegmatite à fluorite coupant la masse intrusive principale. Le nom fait référence au village de Baie-des-Moutons, situé sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, dans la région de la Basse-Côte-Nord du Québec, au bord de la baie des Moutons et à proximité de l'île des Moutons. Afin d'éviter la confusion et de se conformer au Code stratigraphique nord-américain (NACSN, 1983, 1986, 2005, 2021, 2025), le nom est modifié pour Syénite de Baie-des-Moutons dans le cadre de la rédaction de cette fiche stratigraphique. De plus, les quatre « groupes » définis par Davies (1968) sont assignés, du plus ancien au plus récent, aux unités nPbmo1 à nPbmo4.
Description
La Syénite de Baie-des-Moutons est un pluton zoné à injections multiples composé de syénite, avec des dykes satellites de syénite, de carbonatite, de lamprophyre mafique, d'aplite et de pegmatite à fluorite coupant la masse intrusive principale (Davies, 1965, 1968; Lalonde, 1981; Lalonde et Martin, 1983; Madore et Perreault, 2005a-d). Les murs sont abrupts, mais les pendages diminuent vers le centre à partir de la zone de contact (Davies, 1965, 1968; Lalonde, 1981; Lalonde et Martin, 1983). Le pluton syénitique de Baie-des-Moutons et ses dykes satellites ne montrent aucun signe de métamorphisme, mais présentent plusieurs traits caractéristiques des roches magmatiques (Davies, 1968). La majeure partie du pluton est constituée de syénite, de syénite quartzifère et de syénite à pyroxène. On trouve également une proportion mineure de granite ainsi que des roches hybrides riches en minéraux ferromagnésiens formées par différenciation pendant et après l'intrusion des variétés plus communes. Les roches sont roses, grises ou vertes, à grain fin à très grossier, massives à extrêmement trachytoïdes et couramment porphyroïdes (Davies, 1965, 1968). Des veines tardives felsiques et des veines à pyroxène et à hydronéphéline viennent couper l'ensemble des faciès syénitiques (Davies, 1968).
En lame mince, le caractère le plus marqué est la nature perthitique des feldspaths, où le plagioclase et le feldspath potassique sont en proportions relativement égales (Davies, 1965). Le feldspath non perthitique est rare. Le quartz est bien représenté dans certaines variétés de syénite massive rouge à grain grossier. Les minéraux ferromagnésiens comprennent la biotite, la hornblende, des minéraux opaques et du pyroxène dans les variétés vertes. L'apatite et la titanite sont communes. Lalonde (1981) et Lalonde et Martin (1983) ont étudié en détail la texture, l'état structural, la composition totale et la géochimie du feldspath, qui est de loin le minéral le plus abondant des roches syénitiques du pluton.
Dans sa thèse de doctorat, Davies (1968) décrit en détail la Syénite de Baie-des-Moutons à l'échelle macroscopique et microscopique. Il définit 23 unités cartographiables distinctes qui forment des anneaux et des arcs à peu près concentriques, majoritairement en contact intrusif. Ces unités sont divisées, selon leur âge, en trois grands groupes, soit précoce (nPbmo1), intermédiaire (nPbmo2) et tardif (nPbmo3), chaque groupe ayant ses propres caractéristiques (voir le tableau ci-dessous). Un quatrième groupe de type pegmatitique (nPbmo4) existe, mais il est d'importance mineure en ce qui concerne la superficie. L'étude pétrologique de Lalonde (1981) et de Lalonde et Martin (1983) se concentre sur les variables intensives lors du magmatisme et le niveau d'interaction postmagmatique avec une phase aqueuse fluide. Puisque cette étude est complémentaire aux travaux de Davies (1968), les descriptions des unités informelles ci-dessous sont basées principalement sur les travaux de ce dernier.
| Quatrième groupe (nPbmo4) |
Syénite pegmatitique gris-rose Syénite à grain moyen avec une phase pegmatitique |
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| Groupe tardif (nPbmo3) | Syénite orange-rose grisâtre, à grain grossier, très bien foliée | ||
| Syénite gris verdâtre foncé, à grain grossier, très bien foliée | |||
| Syénite gris pâle, à grain grossier, très bien foliée | |||
| Groupe intermédiaire (nPbmo2) | Sous-groupe à feldspath gris | Syénite grise, à grain moyen, bien foliée | |
| Syénite grise, à grain moyen à grossier, bien foliée | |||
| Syénite grise, à grain moyen, porphyroïde | |||
| Syénite porphyroïde gris olive et produits de différenciation pâles | |||
| Granite, gris verdâtre à rosâtre, à grain moyen, et à grain moyen à grossier | |||
| Syénite et syénite porphyroïde, à grain fin | |||
| Groupe précoce (nPbmo1) | Sous-groupe folié à titanite | Syénite quartzifère rouge pâle, porphyroïde | Syénite quartzifère à syénite, rose, à grain grossier, massive (phase la plus récente du groupe précoce [nPbmo1]) |
| Syénite gris brunâtre pâle, bien foliée, localement pegmatite | |||
| Syénite quartzifère à pyroxène verte, à grain moyen à grossier | |||
| Syénite rose, à grain grossier, foliée | |||
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Syénite quartzifère à syénite, rose, à grain grossier, massive (phase la plus ancienne du groupe précoce [nPbmo1]) Syénite quartzifère et granite, roses, à grain moyen à grossier (phase de contact) |
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Syénite de Baie-des-Moutons 1 (nPbmo1) : Syénite massive
Les roches les plus anciennes de l'unité nPbmo1 sont vertes ou roses, à grain grossier et généralement massives (Davies, 1968; Lalonde, 1981; Lalonde et Martin, 1983). Aux contacts avec le gneiss encaissant (Complexe de Saint-Augustin), les roches les plus anciennes sont riches en quartz, ce qui semble être le résultat d'une contamination. Les roches les plus jeunes de l'unité sont à grain moyen à grossier, foliées et généralement porphyroïdes. À l'exception de l'injection initiale de syénite à pyroxène verte, à grain grossier, toutes les injections se présentent sous la forme d'épais feuillets coniques à fort pendage.
Plus précisément, les roches les plus anciennes consistent en une syénite et une syénite quartzifère à pyroxène, vertes et à grain grossier (Davies, 1968). Les feldspaths ont la même teinte verdâtre que celle de la roche et se présentent en grains irréguliers ou en lattes hypidiomorphes (0,5 sur 1 à 2 cm en lame mince), exhibant par endroits des macles simples. Les minéraux ferromagnésiens noirs sont interstitiels entre les feldspaths et se présentent sous la forme de grains individuels (2 à 4 mm de diamètre) ou d'agrégats de 0,5 cm de diamètre en moyenne. Dans les échantillons contenant du quartz, celui-ci est interstitiel aux feldspaths et sa présence est probablement le résultat d'une contamination.
Le faciès de syénite à syénite quartzifère, rose et massif, soit le plus jeune, contient des lattes de feldspath qui sont plus aplaties et plus rouges que celles du faciès plus ancien (Davies, 1968). La roche est rouge pâle à localement rouge, et plus pâle en surface altérée. Elle est à grain grossier et équigranulaire (allotriomorphe). Les cristaux de feldspath mesurent 1,5 sur 1,5 cm en moyenne, mais peuvent atteindre 3 cm; ils montrent généralement une macle simple. Les cristaux les plus gros montrent un cœur gris, avec localement un chatoiement bleu et des bordures rouge pâle à orange, alors que ceux interstitiels sont rouge pâle. Les minéraux ferromagnésiens sont distribués uniformément, la biotite noire étant omniprésente en feuillets de 0,5 à 1 cm de diamètre. Le quartz est interstitiel au feldspath. De la chalcopyrite est visible, mais en proportion accessoire. Le faciès de syénite quartzifère et de granite, rose et à grain moyen à grossier, se trouve au niveau de la zone de contact du pluton; il résulte probablement en partie de la fusion et de l'assimilation du gneiss adjacent. Cette syénite est similaire à la syénite rose, à laquelle il peut passer graduellement, mais s'en distingue par ses proportions plus élevées en quartz et plus faibles en minéraux ferromagnésiens.
Un faciès de syénite quartzifère verte à pyroxène, à grain moyen à grossier, est en tous points similaire à la syénite quartzifère verte à pyroxène de la zone de contact, mais en diffère par sa couleur (gris olive pâle), sa granulométrie (lattes de feldspath de 5 à 10 mm de longueur sur 3 à 5 mm de largeur) et la présence commune de sulfures (pyrite et chalcopyrite) (Davies, 1968). Les cœurs de feldspath contiennent de petites inclusions de minéraux magnésiens, soit du pyroxène et de l'amphibole, ainsi que de la magnétite, communément accompagnés de petites paillettes de biotite formant des bordures de réaction complètes ou partielles.
En lame mince, l'assemblage minéralogique se compose principalement de microperthite (avec localement des taches ou des cœurs de cryptoperthite), d'oligoclase, de quartz dans les variétés quartzifères, d'augite (localement d'ægyrine-augite), de hornblende, de biotite, d'olivine dans les variétés vertes et de magnétite (Davies, 1968). Les minéraux accessoires sont l'apatite, le zircon, la titanite et la chalcopyrite. Les minéraux secondaires d'altération sont le mica blanc, la serpentine, la chlorite et les carbonates. La microperthite se présente sous la forme de cristaux xénomorphes irréguliers (généralement de >3 mm de diamètre) et de lattes, montrant quasi systématiquement une large macle simple et contenant ∼5 % de grains irréguliers d'oligoclase (An18), précoces et maclés. Les feldspaths sont légèrement altérés en chlorite et carbonates. Les minéraux ferromagnésiens sont généralement interstitiels entre les feldspaths, mais de petits feuillets de biotite sont observés dans l'oligoclase, suggérant que l'oligoclase est en déséquilibre et pourrait correspondre à des xénocristaux. Le quartz, localement présent et accompagné dans certains cas de carbonates et de chlorite, est interstitiel aux cristaux allotriomorphes ou lattes irrégulières de feldspath. Il présente localement des faces bien développées et ne montre qu'une faible déformation.
L'apatite idiomorphe à hypidiomorphe et la magnétite hypidiomorphe ont cristallisé de manière précoce et forment des inclusions dans tous les autres minéraux ferromagnésiens (Davies, 1968). La titanite est étroitement associée à la magnétite et se présente sous la forme de grains irréguliers ou d'agrégats. Dans les échantillons non serpentinisés, l'olivine est hypidiomorphe et présente une teinte gris jaunâtre. L'augite, hypidiomorphe à allotriomorphe, est entourée de hornblende allotriomorphe ou présente une intercroissance serrée avec celle-ci, généralement fortement colorée en orange et vert (localement bleuté). L'augite est généralement fortement altérée en chlorite incolore à vert pâle. Des feuillets de biotite déchiquetés entourent les minéraux ferromagnésiens plus précoces et forment des bordures réactionnelles complètes ou partielles.
Près du contact avec le gneiss, un ensemble de syénite foliée à titanite forme des injections dans le faciès rose, massif et à grain grossier (Davies, 1968). Cet ensemble contient essentiellement deux faciès : un faciès bien folié et un faciès porphyroïde. Le faciès bien folié comprend des phases à grain fin à moyen, moyen à grossier et très grossier à pegmatitique. Les faciès à grain fin forment des enclaves dans les faciès à grain grossier. La roche est gris brunâtre pâle et montre une foliation d'écoulement bien développée. En lame mince, la titanite est exceptionnellement abondante et se présente sous la forme de grains irréguliers associés à la magnétite qui la bordent partiellement. Le pyroxène, principal hôte attendu du titane dans ce type de roche, est absent. Le faciès rouge pâle porphyroïde se caractérise par la présence de plusieurs enclaves arrondies, grises à gris foncé, de même origine, ainsi que par des phénocristaux de feldspath hypidiomorphes mesurant 5 à 10 mm de diamètre, dans une matrice de grains de feldspath de 1 à 3 mm de diamètre. Le cœur des phénocristaux est similaire au feldspath foncé des enclaves; il est entouré d'une bordure de feldspath rouge pâle comparable à celui de la matrice. Les enclaves ont été fracturées lors de leur transport dans le magma.
Syénite de Baie-des-Moutons 2 (nPbmo2) : Syénite porphyroïde, foliée
Après l'unité nPbmo1, on observe un « complexe » d'injections plus petites (nPbmo2) qui occupe une zone entre la syénite verte à pyroxène, massive, et à grain grossier du centre et la syénite quartzifère rouge à grain grossier de la bordure de l'intrusion, toutes deux rattachées à l'unité nPbmo1 (Davies, 1968; Lalonde, 1981; Lalonde et Martin, 1983). L'unité nPbmo2 est homogène et comprend des roches vertes ou grises, rarement rouges, à grain fin à grossier. La quasi-totalité des roches montrent une foliation d'écoulement. Elles contiennent des minéraux ferromagnésiens ayant typiquement cristallisé après le feldspath, ce qui produit une texture pœcilitique marquée. L'abondance des faciès porphyroïdes constitue toutefois la caractéristique la plus représentative de l'unité.
La syénite et la syénite porphyroïde à grain fin s'injectent dans la syénite massive de l'unité nPbmo1 sous la forme d'un essaim de feuillets coniques minces (Davies, 1968). Cet essaim résulte d'intrusions répétées, chacune coupant les précédentes et contenant des enclaves de celles-ci. Cet essaim se divise en trois faciès : une syénite porphyroïde précoce, une syénite non porphyroïde et un porphyre syénitique tardif. Une granulométrie fine est caractéristique de ces roches, dont la plupart présentent un caractère porphyroïde plus ou moins marqué. La foliation d'écoulement est invariablement présente et une faible stratification est localement visible. Les minéraux ferromagnésiens se présentent dans les variétés litées sous la forme de minces films ou de niveaux qui montrent généralement une linéation le long du pendage. Ces roches possèdent également des structures de pincement et de renflement (pinch-and-swell) formées lors de l'intrusion de l'unité nPbmo3.
La syénite précoce est porphyroïde à phénocristaux de feldspath gris, gris olive ou brun pâle, la couleur étant caractéristique de chaque phase reconnue (Davies, 1968). Les phénocristaux de feldspath mesurent généralement <5 mm de longueur, soit des dimensions inférieures à celles des phénocristaux plus jeunes, et représentent jusqu’à ∼10 % de la roche. Les minéraux ferromagnésiens se présentent sous la forme d'agrégats noirs disséminés de 1 à 2 mm de diamètre, ou de stries et niveaux de 1 à 3 mm d’épaisseur, rarement jusqu’à 20 mm. Plusieurs phases se trouvent sous la forme d’enclaves, et une partie des phénocristaux de ces roches correspond probablement à des xénocristaux issus de l’assimilation des roches encaissantes. Le faciès porphyroïde précoce est coupé par une syénite à pyroxène gris verdâtre foncé, à grain fin et foliée. La roche est généralement gris olive pâle en raison d’une altération s’étendant sur au moins 15 cm sous la surface. Quelques petits phénocristaux isolés de feldspath peuvent être présents, mais la roche est globalement non porphyroïde.
Le faciès non porphyroïde est à son tour coupé par un porphyre syénitique très distinctif, dont les phénocristaux de feldspath représentent ∼25 % de la roche (Davies, 1968). Les phénocristaux sont nettement plus gros (10 à 15 mm de diamètre) et plus abondants que dans la syénite porphyroïde précoce. La matrice est grise à gris pâle, brun jaunâtre pâle ou vert olive, tandis que les phénocristaux sont brun pâle ou gris olive pâle. Une transition graduelle avec le faciès non porphyroïde est localement observée. Il est possible que les phénocristaux de feldspath correspondent à des xénocristaux représentant la partie non digérée des roches encaissantes partiellement assimilées. Des enclaves de syénite rose, massive et à grain grossier, sont présentes dans ces roches. Le feldspath des enclaves est identique, en ce qui concerne la couleur et la granulométrie, aux phénocristaux du porphyre, sauf dans les variétés vertes où ces derniers présentent la même couleur que la matrice.
En lame mince, l'assemblage minéralogique se compose de cryptoperthite (avec une proportion mineure de microperthite) ou de microperthite (avec ou sans taches de cryptoperthite), d'augite à ægyrine-augite dans la syénite verte, d'olivine, d'amphibole, de biotite, de magnétite et, rarement, de quartz (Davies, 1968). L'apatite, la titanite, le zircon et l'allanite constituent les minéraux accessoires, tandis que les carbonates, la chlorite et la serpentine correspondent aux produits d'altération. Dans la syénite foliée, la foliation d'écoulement est définie par des feldspaths allotriomorphes de 0,1 à 3 mm de longueur, localement jusqu'à 2 mm. Le feldspath se présente en phénocristaux allotriomorphes à hypidiomorphes inclus dans une matrice de feldspath allotriomorphe. Les phénocristaux présentent des cœurs de cryptoperthite sans inclusions, entourés de bordures de perthite fortement exsolvée et riches en inclusions. Les fractures du feldspath sont couramment remplies de chlorite. Le quartz est rare et interstitiel au feldspath. La magnétite et l'apatite, hypidiomorphes à idiomorphes, ont cristallisé précocement. L'apatite est hypidiomorphe si elle est incluse dans le feldspath, et allotriomorphe et plus grossière dans les cas où elle est interstitielle à ce dernier.
Les minéraux ferromagnésiens sont généralement interstitiels au feldspath, mais peuvent former de petites inclusions dans les cristaux de feldspath (Davies, 1968). L'augite est hypidiomorphe à idiomorphe; les cristaux de pyroxène peuvent être zonés, avec une bordure plus foncée que le cœur. Elle s'altère en serpentine brun olive pâle. L'olivine, gris jaunâtre pâle et hypidiomorphe, a cristallisé plus ou moins en même temps que le pyroxène et s'altère en serpentine jaune à olive pâle. L'amphibole, en grains (0,1 mm de diamètre) et en agrégats (0,5 à 1 mm), entoure l'augite et l'olivine; son association avec cette dernière lui confère une teinte bleuâtre. Elle contient des inclusions de magnétite, de titanite et, localement, d'allanite brun rougeâtre. La biotite pléochroïque brune, allotriomorphe à hypidiomorphe, entoure l'amphibole et la magnétite. La titanite allotriomorphe se présente seule ou en bordures autour de la magnétite. Les cristaux idiomorphes à hypidiomorphes de zircon sont plus anciens que la magnétite.
L'occurrence de granite est limitée (Davies, 1968). Deux variétés sont distinguées : l'une gris verdâtre à grain moyen, l'autre gris rosâtre à grain moyen à grossier; toutes deux prennent une teinte brun jaunâtre pâle en surface altérée. Localement, elles semblent passer graduellement de l'une à l'autre, tandis qu'ailleurs, la variété la plus grossière coupe la plus fine. Les cristaux de feldspath, mesurant ≤1 cm, sont de la même couleur que la roche et présentent une macle simple. Le quartz est interstitiel au feldspath, et les minéraux ferromagnésiens verts à noirs sont uniformément répartis, formant des agrégats de 2 à 4 mm de diamètre, ce qui confère une faible foliation au granite à grain moyen.
En lame mince, l'assemblage minéralogique se compose de microperthite, de quartz, d'amphibole, d'ægyrine-augite et de magnétite (Davies, 1968). L'apatite, le zircon et la titanite sont des minéraux accessoires, tandis que la serpentine correspond à un produit d'altération. Le feldspath est allotriomorphe et à peu près équidimensionnel, mais tend à former des lattes dans le granite à grain moyen. Le quartz est faiblement déformé et a cristallisé avec des carbonates interstitiels au feldspath. L'ægyrine-augite, fortement colorée, est allotriomorphe, interstitielle au feldspath et s'altère en serpentine jaune. L'amphibole est également allotriomorphe et interstitielle au feldspath; elle forme des bordures autour du pyroxène et de la magnétite. L'apatite, hypidiomorphe à idiomorphe, est relativement rare et se présente en inclusions dans les minéraux ferromagnésiens et le feldspath. La magnétite allotriomorphe est incluse dans l'amphibole, mais interstitielle au feldspath, ce qui suggère que le feldspath a cristallisé avant les minéraux ferromagnésiens.
Le faciès suivant correspond à une syénite porphyroïde gris olive (Davies, 1968). Le trait le plus caractéristique de cette roche est sa couleur; dans les échantillons exceptionnellement frais, est gris bleuté. Elle contient des phénocristaux en lattes de plagioclase de 5 à 10 mm de longueur et de 1 à 2 mm d'épaisseur, inclus dans une matrice à grain fin, et montre une foliation d'écoulement relativement bien développée. Les minéraux ferromagnésiens forment des cristaux microscopiques ou des agrégats disséminés de ≤1 mm de diamètre. Une caractéristique importante de ce faciès est la transition progressive d'une variété brun jaunâtre pâle à grain grossier, passant par une variété gris jaunâtre à grain grossier, jusqu'à la syénite porphyroïde typique gris olive, tant au contact supérieur qu'inférieur. La partie inférieure de la séquence se répète, ce qui indique des injections magmatiques répétées. Les variétés pâles de la séquence sont massives et très similaires en apparence aux roches massives de l'unité nPbmo1.
Les produits de différenciation pâles de la syénite porphyroïde gris olive sont de granulométrie plus grossière que la syénite typique, avec des cristaux de feldspath de 8 à 10 mm sur 3 mm, mais diffèrent très peu de celle-ci sur le plan minéralogique (Davies, 1968). Un échantillon typique contient ~90 % de perthite, 6 % de pyroxène, 2 % de biotite ainsi que des proportions mineures de magnétite, d'apatite et de chlorite. Le pyroxène est pléochroïque dans les tons verts, contient des inclusions de magnétite et d'apatite et est bordé de biotite. La chlorite et la magnétite forment des pseudomorphes, possiblement après olivine. Certains grains de feldspath présentent des concentrations d'inclusions dans leurs cœurs.
Les roches les plus jeunes et les moins complexes de l'unité nPbmo2 sont regroupées dans un faciès à feldspath gris (Davies, 1968). Trois types intimement liés y sont distingués : un porphyre syénitique précoce gris, à grain moyen, massif à faiblement folié; une syénite grise à grain moyen à grossier et foliée; et enfin, une syénite grise à grain moyen, très bien foliée. Ces roches sont essentiellement grises à vertes et contiennent toutes des cristaux de feldspath zonés visibles à l’échelle macroscopique. En lame mince, la zonation se traduit par des cœurs foncés et des bordures pâles; toutefois, la partie interne de certains cœurs est également pâle. Les zones foncées contiennent des inclusions microscopiques de minéraux ferromagnésiens. La biotite n’est pas visible à l’échelle macroscopique. Les minéraux ferromagnésiens noirs se présentent soit en grains individuels allotriomorphes de <1 mm de diamètre, soit en agrégats de 1 à 7 mm interstitiels au feldspath, ces derniers contribuant à une faible foliation.
La matrice du porphyre syénitique est composée de cristaux hypidiomorphes de feldspath rouge pâle, de 0,5 × 2 mm à 1,5 × 5 mm en section, et de minéraux ferromagnésiens noirs en agrégats de 1 à 6 mm de diamètre, interstitiels au feldspath (Davies, 1968). Les phénocristaux zonés représentent 20 à 25 % de la roche et atteignent jusqu’à 5 × 2,5 cm en section. Quelques-uns montrent une macle simple. En lame mince, la composante potassique de la perthite présente la macle du microcline, ce qui est inhabituel pour la Syénite de Baie-des-Moutons.
La syénite grise bien foliée, à grain moyen à grossier, coupe le porphyre syénitique et est intimement liée à la syénite à grain moyen très bien foliée qu’elle injecte et assimile (Davies, 1968). Elle est très similaire aux roches de l’unité nPbmo3, présentant une granulométrie grossière et une texture trachytoïde bien développée, mais s’en distingue par sa couleur, sa minéralogie et la présence de phénocristaux de feldspath disséminés. La roche et le feldspath sont de couleur olive pâle. Le feldspath forme des lattes hypidiomorphes de 2 à 3 mm d’épaisseur et de 5 à 20 mm de longueur, dont plusieurs sont zonées. En lame mince, l’allanite est allotriomorphe et contient des inclusions d’apatite. Elle est orange grisâtre et zonée, avec des domaines fortement pléochroïques brun pâle à bruns.
Sur le terrain, la syénite grise à grain moyen et très bien foliée présente des diaclases bien développées qui donnent naissance à des falaises prononcées et à un littoral accidenté (Davies, 1968). Elle est porphyroïde, gris olive pâle, et montre une excellente foliation d’écoulement résultant de l’alignement de minces lattes de feldspath hypidiomorphes. Les phénocristaux mesurent de 1 à 2 mm sur 3 à 10 mm en section; plusieurs sont très probablement des xénocristaux issus de l’assimilation des roches encaissantes injectées. La macle simple est commune. Une caractéristique de cette roche est la présence d’une coloration rouge hématitique diffuse, sous forme de taches de ∼1 cm de diamètre dans la roche, ainsi que d’une pénétration le long des plans de joints ou de fractures sur une épaisseur pouvant atteindre 15 cm. Cette même coloration est observée dans des roches très similaires de l’unité nPbmo4.
Syénite de Baie-des-Moutons 3 (nPbmo3) : Syénite trachytoïde, fortement foliée
L'unité nPbmo3 est composée de feuillets coniques épais et minces qui coupent les roches de l'unité nPbmo2, généralement à pendage vers le centre du pluton et parallèles ou subparallèles à la foliation des roches encaissantes (Davies, 1968). Les roches de cette unité sont parmi les plus remarquables de l'intrusion. Elles sont à grain grossier et composées de cristaux de feldspath trapus, idiomorphes à hypidiomorphes, de 2 à 3 cm de longueur, 1 à 2 cm de largeur et 1 à 3 mm d'épaisseur, présentant une orientation préférentielle prononcée ou une texture trachytoïde (Davies, 1968; Lalonde, 1981; Lalonde et Martin, 1983). La macle simple du feldspath est commune et plusieurs cristaux sont pliés ou fracturés. Les minéraux ferromagnésiens sont interstitiels au feldspath et contiennent des inclusions de magnétite ainsi que de pyroxène et d'olivine hypidiomorphes à idiomorphes, et de biotite et d'amphibole allotriomorphes. La couleur de la roche, en dehors des concentrations en minéraux ferromagnésiens, correspond à celle du feldspath, généralement rose orangé, gris verdâtre foncé ou localement gris pâle; des transitions entre ces teintes sont observées. La différenciation par sédimentation gravitaire et, localement, par écoulement magmatique est très marquée. Les structures d'écoulement sont communes et incluent l'érosion/le décapage (structures de scouring) ainsi que l'orientation préférentielle des cristaux trapus accompagnée du développement d'une linéation minérale. Certaines roches de l'unité nPbmo3 ressemblent à la syénite rose, à grain grossier et foliée de l'unité nPbmo1, mais elles sont plus riches en minéraux ferromagnésiens, plus fortement foliées et présentent une plus grande variation de couleur (Davies, 1968).
L’unité nPbmo3 peut être divisée en trois faciès sur la base de la couleur, celle-ci reflétant des différences minéralogiques (Davies, 1968). La syénite verte est à assemblage olivine-pyroxène, la syénite grise est à pyroxène, et la syénite rose à amphibole-biotite. Les transitions entre ces trois faciès résultent de la différenciation au sein d’une même injection magmatique. Le matériel ségrégué, de composition et de couleur différentes de l’injection principale, est généralement d’importance mineure, et chaque injection peut être rattachée à l’un des trois faciès. Deux types de concentrations ferromagnésiennes sont observés : des concentrations à pyroxène et olivine associées à un feldspath vert, et des concentrations dominées par l’amphibole qui sont associées à un feldspath rose. Là où les trois faciès sont présents au même endroit sous forme d’injections distinctes, la syénite gris pâle est coupée par la syénite gris verdâtre foncé, riche en minéraux ferromagnésiens, elle-même coupée par la syénite orange rosé grisâtre; ces trois unités sont à grain grossier et très bien foliées. Chaque faciès correspond à une ou plusieurs pulsations intrusives, chacune montrant des degrés variables de différenciation. L’ensemble des observations suggère que les trois faciès principaux résultent d’une différenciation magmatique en profondeur.
En lame mince, l'assemblage minéralogique des trois faciès se compose de microperthite (avec taches de cryptoperthite), d'ægyrine-augite, d'amphibole, de biotite, de magnétite et de fayalite, en proportions variables selon le faciès (Davies, 1968). Les minéraux accessoires sont l'allanite, l'apatite, la titanite, le zircon et les carbonates, tandis que la chlorite, la serpentine et les carbonates correspondent aux produits d'altération. Le feldspath contient peu d'inclusions. L'apatite idiomorphe, la magnétite allotriomorphe à hypidiomorphe et la titanite allotriomorphe associée ont cristallisé précocement. Une partie de l'apatite est incluse dans la magnétite, tandis que la titanite cristallise généralement en bordure de la magnétite et de l'apatite. Dans les échantillons qui en contiennent, l'allanite et le zircon brun pâle inclus dans la biotite sont entourés de halos pléochroïques. Les minéraux ferromagnésiens et les carbonates sont généralement interstitiels au feldspath, mais peuvent également former des inclusions dans la microperthite.
Dans la syénite gris pâle, les cristaux d’ægyrine-augite sont généralement hypidiomorphes et contiennent de petites inclusions de carbonates (Davies, 1968). Des cristaux de pyroxène idiomorphes à hypidiomorphes peuvent être observés en inclusions dans l’amphibole. L’amphibole, fortement colorée, est généralement brune à olive, couramment bleutée en bordure des grains, lesquels sont les plus communément allotriomorphes, et plus rarement hypidiomorphes. La biotite allotriomorphe a cristallisé après l’amphibole. Dans la syénite gris verdâtre foncé, la fayalite gris jaunâtre, hypidiomorphe à idiomorphe, est partiellement altérée en serpentine jaune et en magnétite. Le pyroxène, hypidiomorphe à allotriomorphe, cristallise autour de l’olivine et est lui-même partiellement entouré d’amphibole allotriomorphe fortement colorée. Dans la syénite rose orange grisâtre, le pyroxène est rare et est largement remplacé par l’amphibole fortement colorée. Une altération de l’amphibole en chlorite, carbonates et localement en feldspath ou quartz est observée dans certaines lames minces.
Syénite de Baie-des-Moutons 4 (nPbmo4) : Syénite pegmatitique
L’unité nPbmo4 inclut des roches d’étendue limitée, mises en place tardivement et caractérisées par la présence d’une phase pegmatitique (Davies, 1968). Une syénite à grain moyen présente de nombreuses similitudes avec la syénite grise, à grain moyen et très bien foliée de l’unité nPbmo2, mais s’en distingue par l’association à une phase pegmatitique. Elle coupe les roches de l’unité nPbmo3 et contient des enclaves de syénite porphyroïde à grain fin de l’unité nPbmo2. La couleur de la roche est essentiellement olive pâle et, comme dans l’unité nPbmo2, une coloration rouge hématitique foncée est commune. En lame mince, la roche est composée de microperthite (88,6 %), d’ægyrine-augite (3,4 %), d’amphibole (5,2 %), de magnétite (1,6 %), de biotite (0,1 %), de chlorite (1,1 %) et d’apatite en traces. Les cristaux trapus de feldspath montrent une macle simple et une forte orientation préférentielle. L’apatite forme des cristaux idiomorphes précoces, suivis de la magnétite hypidiomorphe. Le pyroxène vert jaunâtre cristallise ensuite sous forme de grains hypidiomorphes à allotriomorphes, dont certains sont partiellement chloritisés. L’amphibole, dont les teintes pléochroïques passent de l’orange grisâtre au brun jaunâtre foncé et au brun olive, borde systématiquement le pyroxène et est interstitielle au feldspath.
La syénite pegmatitique gris rosâtre consiste essentiellement en une pegmatite brun jaunâtre pâle, massive et à grain grossier à très grossier, avec des cristaux de feldspath atteignant 3 cm de diamètre (Davies, 1968). Par endroits, ces cristaux de feldspath baignent dans une matrice à grain moyen à grossier. Les minéraux ferromagnésiens noirs sont représentés soit par la biotite en agrégats lamellaires atteignant 2 cm de diamètre et 0,5 cm d’épaisseur, soit par l’amphibole en cristaux allotriomorphes de 1 à 2 cm de diamètre. En lame mince, un échantillon de la variété à amphibole se compose de microperthite (83 %), d’amphibole (15 %), avec des proportions mineures de quartz (1 %) et de magnétite (1 %), ainsi que des traces de biotite, d’apatite, de zircon, de titanite et d’un minéral d’altération jaune associé aux carbonates. La perthite est allotriomorphe à hypidiomorphe et contient du quartz interstitiel. L’apatite et le zircon forment des prismes idiomorphes à hypidiomorphes et ont cristallisé de manière précoce. La magnétite est généralement interstitielle à l’amphibole, mais peut aussi être incluse dans celle-ci, avec la titanite. L’amphibole est hypidiomorphe à allotriomorphe et fortement pléochroïque dans les teintes de vert et de brun, et localement bleuâtre. Le minéral d’altération jaune et les carbonates remplacent probablement un pyroxène primaire.
Épaisseur et distribution
La syénite de Baie-des-Moutons est un pluton approximativement circulaire de ∼24 km de diamètre, dont le centre se situe à La Tabatière (feuillet 12J15) (Davies, 1965, 1968; Lalonde, 1981; Lalonde et Martin, 1983). La moitié ouest est bien exposée et forme une masse résistante s’élevant à ∼275 m au-dessus du niveau de la mer. La plus grande partie de la moitié orientale est submergée, mais plusieurs îles permettent d’en appréhender la structure.
Datation
Des datations K-Ar sur biotite indiquent des âges de 577 à 562 Ma pour la syénite de Baie-des-Moutons, avec un âge de 566 Ma obtenu dans un dyke de carbonatite coupant la syénite (Doig et Barton, 1968), indiquant un magmatisme au Néoprotérozoïque supérieur.
Relations stratigraphiques
Sur le continent, la moitié NW de la Syénite de Baie-des-Moutons s'injecte dans le Complexe de Saint-Augustin (Davies, 1968). Il s’agit d’un pluton associé à un rift que Davies (1968) rattachait au Cambrien précoce, mais qui correspond à un épisode magmatique de la fin du Néoprotérozoïque sur la base des datations K-Ar sur biotite (577 à 562 Ma; Doig et Barton, 1968), et localisé le long de la faille de bordure nord du graben du Saint-Laurent (Lalonde, 1981; Lalonde et Martin, 1983). Le contact, peu exposé, consiste en une zone de feldspathisation de ∼1 m de largeur. Aucune auréole de métamorphisme de contact ni bordure de trempe n’est observée.
Paléontologie
Ne s'applique pas.
Références
Publications accessibles dans SIGÉOM Examine
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DAVIES, R., 1965. PRELIMINARY REPORT, GEOLOGY OF BAIE-DES-MOUTONS AREA, DUPLESSIS COUNTY. MRN; RP 543(A), 18 pages, 1 plan.
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MADORE, L., PERREAULT, S., 2005c. Compilation géoscientifique - Géologie 1/50 000, 12J14 - BAIE-DES-MOUTONS. In: MRNF, 2010. CARTE(S) GÉOLOGIQUE(S) DU SIGEOM - feuillet 12J. CG SIGEOM12J, 9 plans.
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PERREAULT, S., HEAMAN, L.M., 2003. Géologie et géochronologie de la Basse-Côte-Nord (entre Chevery et Blanc-Sablon) dans la Province géologique de Grenville. In: GÉOLOGIE ET RESSOURCES MINÉRALES DE LA PARTIE EST DE LA PROVINCE DE GRENVILLE. MRN; DV 2002-03, pages 119-146.
Autres publications
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NORTH AMERICAN COMMISSION ON STRATIGRAPHIC NOMENCLATURE (NACSN), 2025. Code stratigraphique d'Amérique du Nord. Geoscience Canada; volume 52, pages 1-48. https://doi.org/10.12789/geocanj.2025.52.220
Citation suggérée
Ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF). Syénite de Baie-des-Moutons. Lexique stratigraphique du Québec. https://gq.mines.gouv.qc.ca/lexique-stratigraphique/province-de-grenville/syenite-de-baie-des-moutons [cité le jour mois année].
Collaborateurs
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Première publication |
Céline Dupuis, géo., Ph. D. celine.dupuis@mrnf.gouv.qc.ca (rédaction) Philippe Pagé, géo., Ph. D. (coordination); Charles St-Hilaire, géo., M. Sc. (lecture critique); Simon Auclair, géo., M. Sc. (révision linguistique); André Tremblay (montage HTML). |
