Suite intrusive de Talbot
Étiquette stratigraphique : [mppr]tal
Symbole cartographique : mpPtal
 

Première publication :  
Dernière modification :

 

 

Subdivision(s) informelle(s)
La numérotation ne reflète pas nécessairement la position stratigraphique.
 
Aucune
 
Auteur : Mathieu et Bilodeau, 2020
Âge : Paléoprotérozoïque à Mésoprotérozoïque
Stratotype : Affleurement de référence de syénite quartzifère à hypersthène, grisâtre et légèrement rosée (16-CB-3033)
Région type : Feuillet SNRC 22N10 – Région au nord du réservoir Manicouagan
Province géologique : Province de Grenville
Subdivision géologique : Allochtone
Lithologie : Syénite quartzifère à hypersthène
Catégorie : Lithodémique
Rang : Suite
Statut : Formel
Usage : Actif
Unité(s) apparentée(s)
  • Aucune

 

 

Historique

La Suite intrusive de Talbot a été introduite par Mathieu et Bilodeau (2020) à la suite des travaux de cartographie géologique régionale réalisés au cours de l’été 2016 dans le secteur nord-ouest du réservoir Manicouagan.

Description

La Suite intrusive de Talbot regroupe surtout des syénites quartzifères à hypersthène et, dans une moindre mesure, des granites à hypersthène (charnockites) parfois riches en feldspath alcalin, des monzonites à hypersthène (mangérites) et monzodiorites à hypersthène (jotunites). Ces roches se démarquent par leur forte susceptibilité magnétique, leur aspect homogène et leur granulométrie moyenne à grossière. Elles sont légèrement recristallisées, massives à légèrement foliées et montrent par endroits un faible étirement minéral. La patine est grisâtre à gris-bleuté et la cassure fraîche rosée à brunâtre. Le contenu en potassium est particulièrement élevé, de 5,5 à 6,5 % K2O, ce qui explique l’appartenance de la Suite intrusive de Talbot à la série shoshonitique au sens de Peccerillo et Taylor (1976). Les granites et les monzonites présentent les mêmes compositions minéralogiques que la syénite quartzifère, à part des proportions modales en quartz et en feldspath potassique légèrement différentes. Le feldpath potassique forme de larges cristaux perthitiques à extinction roulante et à bordures granoblastiques, bordés de fins cristaux d’albite et de quartz. La proportion de minéraux mafiques ne dépasse pas 10 %. Ils sont principalement représentés par l’orthopyroxène primaire, corrodé et altéré par endroits. Il présente couramment des exsolutions en lamelles composées d’un autre orthopyroxène. Les phases accessoires comprennent la magnétite, la biotite et des traces d’épidote et de grenat.

La plupart des affleurements sont localisés à proximité du réservoir Manicouagan et montrent des structures de bréchification associées à l’impact météoritique. Les fragments des brèches sont anguleux et jointifs. La matrice représente moins de 5 % de la roche et est composée d’oxydes de fer orangés. Les indices texturaux de bréchification et de broyage ont été observés à toutes les échelles, de l’affleurement à la lame mince.

Épaisseur et distribution

La Suite intrusive de Talbot se présente sous la forme d’intrusions oblongues dont la puissance est difficile à déterminer, malgré leur signature magnétique bien définie. Elles sont toujours étoitement associées aux importantes zones de déformation de l’Allochtone, telles que la Zone de charriage de l’Allochtone (ABT), qui marque la limite ouest des injections du Talbot, et la zone de chevauchement traversant le feuillet 22N10. Les intrusions représentent probablement des essaims de dykes d’épaisseur restreinte, à l’image des autres unités intrusives associées à ces grands corridors de déformation, telles les suites intrusives de Sacoche et de La Fouille, ainsi que la Pyroxénite d’Utsekunapui.

Datation

Aucune.

Relations stratigraphiques

Le Talbot se trouve toujours seul en affleurement. Donc aucune relation de recoupement avec les roches encaissantes n’a pu être observée.

Paléontologie

Ne s’applique pas.

Références

Auteur(s) Titre Année de publication Hyperlien (EXAMINE ou Autre)
MATHIEU, G. – BILODEAU, C.  Géologie du secteur nord-ouest du réservoir Manicouagan, Côte-Nord. Ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, Québec. 2020 RG 2018-05
30 juillet 2018