Formation de Wapussakatoo
Étiquette stratigraphique : [ppro]wp
Symbole cartographique : pPwp
 

Première publication :  
Dernière modification : 

 

 

 

 

Subdivision(s) informelle(s)
La numérotation ne reflète pas nécessairement la position stratigraphique.
 
Aucune
 
Auteur : Clarke, 1977
Âge : Paléoprotérozoïque
Stratotype : Aucun
Région type : Région de l’ancienne ville de Gagnon
Province géologique : Province de Grenville
Subdivision géologique : Parautochtone
Lithologie : Quartzite et métagrès
Catégorie : Lithostratigraphique
Rang : Formation
Statut : Formel
Usage : Actif
Unité(s) apparentée(s)

Historique

Clarke (1977) a introduit ce terme dans les régions de Fermont et de Labrador City lors de la cartographie de la région de l’ancienne ville de Gagnon (feuillet 23C01, partie est du feuillet 22N16 et partie NW du feuillet 22O13). La Formation de Wapussakatoo fait partie du Groupe de Gagnon. Elle est l’équivalent métamorphisé de la Formation de Wishart, mise en place lors du deuxième cycle de déposition de la Fosse du Labrador.

Description

La Formation de Wapussakatoo est constituée de quartzite et de schiste pélitique à muscovite (<10 %). La roche contient également de l’hématite spéculaire, de la cummingtonite et des carbonates (Clarke, 1977). Le grenat, la biotite, l’apatite, le zircon et le sphène sont présents en quantités accessoires. Le quartzite impur est rubané, de granulométrie fine à grossière et sa composition évolue latéralement vers un schiste à muscovite. Le protolithe associé à cette formation serait composé de lamines d’arénite quartzeuse, de grès quartzeux argileux et de mudstone argileux qui constituent l’assemblage typique de la Formation de Wishart de la Fosse du Labrador (Moukshil et al, 2013). Les observations microscopiques rapportent également la présence d’orthopyroxène ou de clinopyroxène et d’épidote tardive. Localement, le quartzite incorpore des oxydes de fer; la distinction avec le quartzite à oxydes de la Formation de Wabush devient difficile étant donné que la transition vers la base des formations de fer de cette dernière se produit latéralement et progressivement.

Épaisseur et distribution

La Formation de Wapussakatoo forme de petits affleurements. Son épaisseur apparente est généralement inférieure à deux mètres; ainsi, elle est rarement cartographiable à l’échelle cartographique. Néanmoins, elle affleure dans le Parautochtone au sein des bandes et lambeaux du Groupe de Gagnon, sur une étendue allant du sud du réservoir Manicouagan à la ville de Fermont.

Datation

La datation de l’échantillon quartzitique 11-TC-5009A de la Formation de Wapussakatoo (affleurement 11-TC-5009) a livré un âge maximal de déposition de 1875 ±43 Ma et un âge métamorphique à 1023 ±21 Ma (Moukhsil et al., 2013). L’âge de déposition est cohérent avec celui des formations de fer de la Formation de Sokoman (1880 Ma) dans la Fosse du Labrador, dont la base est interlitée avec la Formation de Wishart.

 

Relation(s) stratigraphique(s)

La Formation de Wapussakatoo (deuxième cycle de déposition) repose en discordance sur les marbres de la Formation de Duley (premier cycle de déposition) et est surmontée par la Formation de Wabush. Le début du dépôt des formations de fer de la Formation de Wabush est probablement synchrone avec la fin de la déposition chimique de la Formation de Wapussakatoo, car un passage progressif latéral de l’une à l’autre des formations est localement observé. D’une manière générale, les relations stratigraphiques du Parautochtone ont été fortement perturbées par l’orogenèse grenvillienne, qui a provoqué la transposition des différents contacts, qui sont par conséquent difficiles à confirmer.

Paléontologie

Ne s’applique pas.

Références

Publications accessibles dans SIGÉOM Examine

CLARKE, P.J. 1977. Région de Gagnon. MERN. RG 178, 79 pages et 2 cartes.

MOUKHSIL, A. – SOLGADI, F. – CLARK, T.-BLOUIN, S. – INDARES, A. – DAVIS, W.D. 2013. Géologie du nord-ouest de la région du barrage Daniel-Johnson (Manic 5), Côte-Nord (SNRC 22K14, 22K15, 22K16, 22N02, 22N03). MERN. RG 2013-01, 33 pages et 1 plan.

3 février 2020